DÉLUGE - AEther - Reviews - Les Acteurs de l'Ombre

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LADLO Productions Les Acteurs de l'Ombre Productions : le label

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Vieux 04/09/2015, 13h20   #1
Jean
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Metal Cunt


http://www.metal-cunt.com/pages/deluge-aether



DÉLUGE est un tout nouveau venu sur la scène black française et bien que ses membres veuillent garder l'anonymat chacun d'entre eux a déjà une belle expérience dans des groupes extrêmes. Autoproclamé « untrve french black metal » le but avoué de son compositeur est de faire du black que sa mère pourrait écouter. En signant un deal avec les Acteurs de l'Ombre (Regarde Les Hommes Tomber, The Great Old Ones, Moonreich...) et en donnant ses premières dates en compagnie de Gojira (!) et Céleste, DÉLUGE affiche des ambitions bien supérieures à ce que l'on attendrait d'un groupe aussi jeune.

Du black metal qu'une maman pourrait écouter, en voilà une drôle d'idée...

Et pourtant en voilà une idée qui plaît d'entrée à votre serviteur, le black metal et cette mentalité misanthropique qui l'accompagne bien souvent n'étant pas vraiment ma tassé de thé. Navré pour les puristes mais enregistrer avec un micro Playskool des riffs qui puent le jus n'a jamais été gage de qualité chez moi.

Rapidement on se rend compte que DÉLUGE est loin de faire du black pur et dur. Rien d'étonnant me direz vous vu sa posture et pourtant son mélange tend plus vers un black/postcore qui reprend les breaks inattendues du deuxième, ses ambiances tendues (qui se marient à la perfection au black) tout comme ses choeurs plus scandés (le meilleur exemple en la matière étant « Houle »). Le résultat résolument ambiant et pourtant loin d'être sage et de manquer de ce qui fait le sel du black : le blast beat et le triton bien sûr !

Pas un seul titre ne contient pas de blast ce qui paraîtra parfois un peu forcé pour certains mais l'ambiance des compos en question prennent tout leur sens autour de ses parties bourrines. Il n'en demeure pas moins que celles-ci manquent d'originalité ou d'un petit quelque chose les rendant vraiment intéressantes (« Avalanche », « Houle », « Bruine »). On reprochera aussi un petit manque de variété en terme de structure, le quintet aimant placer des arpèges très lumineux au milieux de tout ses blasts, difficile cependant de résister à ces ambiances déchirées et ces thèmes épiques (écouter le break d'« Âppats » pour vous en convaincre) qui font d'AEther un premier album coup de poing. Un peu comme le featuring de Joe Duplantier sur le dernier Trepalium, l'intervention de Neige (Alcest) est très discrète (le comble pour un ex-Discrets.... C'est bon je sors) sur « Mélas| Khôlé » à tel point qu'il faut vraiment le savoir pour le répérer. Il renoue ici avec son chant hurlé mais n'hésite pas à glisser quelques voix plus aériennes qui relève l'ambiance grandiloquente du premier titre que le projet a dévoilé il y a déjà plus d'un an.

On retient particulièrement l'instrumental « Klärtraümer » et sa montée tout en finesse, ses nappes de piano très bien pensées, « Houle » et son final frissonnant ainsi que l'héroïque « Hypoxie », plein de mélodies à couper le souffle (et sur lequel on retrouve des arrangements au piano).

Vous l'aurez peut être remarqué AEther tourne autour.... du déluge ! La plupart des morceaux commencent et/ou s'achèvent par des bruits de pluie et le voyage nous entraîne jusqu'au rien final de « Bruine ». Les textes en français se montrent assez originaux et poétiques (un peu dans l'esprit d'un Alcest finalement) demandant de les avoir sous les yeux pour les comprendre (une bonne raison de se procurer l'album tant elles prennent une importance capitale). On pourrait presque croire que l'ensemble est un pamphlet sur la pureté du metal dans l'underground mais chacun pourra clairement y voir de nombreux sens différents.

Si AEther pourrait aller encore bien plus loin dans son « untrve french black metal » en assumant encore plus ses influences lumineuses, son discours lui permet à la fois de se démarquer de nombreux groupes de la scène et pourtant d'en garder les codes. DÉLUGE rejoint nos fiers représentants de l'art noir et a clairement une carte à jouer dans le genre. Bien qu'ils soient très différents on les voit bien partager la scène avec leur camarade de label de Regarde Les Hommes Tomber. Une première réussite d'un black rageur, épique et mélodique.
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Vieux 11/09/2015, 13h04   #2
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Metalorgie

http://www.metalorgie.com/groupe/Deluge


Après un trou d’air conséquent dans la deuxième partie des années 2000, le Black Metal reprend plus que jamais de la crédibilité, mais surtout de la créativité. Déluge, groupe français assez obscur, fait partie du renouveau de cette scène qui étonne et rend ses lettres de noblesse à ce style si particulier de l’Extreme qui pourtant vogue encore et toujours entre clichés, stéréotypes et puissance musicale.

Nous ne savons que peu de choses sur Déluge, ils sont français, ont sorti un EP en 2014 (Mélas | Khōlé), sont signés par le label Les Acteurs de l’Ombre Production et ils font du Black Metal. Alors que vient d’arriver dans les bacs leur premier album, les Lorrains ne jouissent que d’une faible réputation. Celle-ci va très certainement augmenter de manière considérable lorsque le public aura jeté une oreille sur Æther. Pendant près d’une heure dispersée sur 9 titres avec comme fil conducteur l’eau sous tous ses aspects, Déluge distille un Black Metal solide, froid, colérique qui ne connaît ni repos, ni compassion. De violents riffs s’abattent sur l’auditeur telle une averse orageuse laissant peu de place à l’espoir et à un retour du soleil. Avalanche, Appâts, Houle, oscillent entre passages violents, très rapides, fait de blasts, d’accélérations, de hurlements et de moments plus calmes qui ne sont là que pour amener tristesse et désolation. C’est d’ailleurs dans ces changements de rythmes que Æther se démarque de l’album de Black lambda, offrant une diversité à des compositions travaillées qui transpirent le vrai. Si l’album est homogène, deux titres sortent tout de même un peu plus du lot, Klarträumer et Hypoxie sont absolument merveilleux, reprenant dans les grandes lignes le schéma cité plus haut, Déluge y incorpore des sonorités proches du Post-Hardcore, voire Sludge, plombant un peu plus une ambiance déjà glaciale, ajoutez-y quelques notes de piano et le résultat surprend incroyablement. Pour accompagner leur musique, les Lorrains ont choisi de s’exprimer dans la langue de Molière, l’exercice peut paraître de prime abord compliqué, mais certaines émotions, certains mots ne se traduisent pas en anglais. Déluge soigne ses textes tout en étant direct, ceux-ci contribuent grandement à rendre l’atmosphère encore plus oppressante et sombre, ils sont tout bonnement indissociables de la musique.

Déluge passe l’épreuve du premier album sans le moindre problème, Æther est une œuvre somptueuse, riche, vraie, qui ne ressemble qu’à elle même. Elle sera votre compagne idéale des prochaines longues nuits automnales.

Shades of God 16/20

A écouter : Avec des écouteurs, les paroles sous les yeux.
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Vieux 15/09/2015, 17h49   #3
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Scholomance-Webzine


http://www.scholomance-webzine.com/2...lbum-2015.html



« Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits ! »

Quoi de mieux pour commencer la chronique d’un groupe portant le nom de Déluge que ces vers du poème ‘Il pleure dans mon cœur’ de Verlaine. Cette formation Lorraine vient de sortir son premier album via Les Acteurs de l’Ombre et fait suite à une démo sortie l’année précédente. Intitulé « Æther » l’album a été illustré par Valnoir de Metastazis. Les tons bleus et les vagues ne font aucun doute sur le sujet abordé par le groupe, l’eau et particulièrement la pluie. Il ne s’agit pas d’une simple facilité graphique qui ne renverrait qu’au nom du groupe. La pluie et l’eau sont des éléments omniprésents tout le long de l’album tant au niveau de l’utilisation des samples de bruit de pluie ou de vagues dans le titre ‘Vide’. L’atmosphère aquatique est l’élément fondamental de la construction de l’album. Entendons-nous bien, les bruits de vagues et de pluie ne sont pas présents à chaque instant, ils ponctuent seulement l’album mais la musique même de Déluge est aqueuse. Mélangeant le Black Metal et le Post-Hardcore le groupe devient l’image même que l’on a de la pluie, entre tempête et douce bruine automnale. Les riffs Black Metal côtoyant les guitares cristallines sont l’illustration de cette pluie vivante qui amène autant la vie que la mort. Allons plus loin et voyons dans l’utilisation du piano - dans des titres comme ‘Klarträumer’ – un rappel au bruit des gouttes qui s’écrasent contre les pavés des villes. Dans cette même idée les parties Post-Hardcore apportent ce côté pesant dans l’atmosphère développée par le groupe, comme celle que l’on ressent lorsque l’on sort après une forte pluie. Pour y arriver, ils mélangent avec douceur des parties plus évanescentes à leur musique. Déluge crée un oxymore musical, mêlant à la fois la lourdeur et des éléments éthérés. Le titre, ‘Mélas | Khōlé’ illustre parfaitement cette idée avec le chant de Neige d’Alcest, chant désincarné sur des guitares saturées déversant de façon discontinue le bruit d’une pluie métallique soutenue par une batterie tonnante avant, là aussi, de laisser place à une éclaircie. Une éclaircie vide, mais qui rythme aussi la vie de ces flots venus du ciel. La musique déversée dans « Æther » est une seule tempête, les instruments forment un tout où chaque élément ne peut être disjoint, tout n’est que pluie incessante.

Si la sagesse populaire nous apprend qu’après la pluie vient le beau temps, l’inverse est vrai aussi. C’est ce que Déluge prévaut.

A l’image de la pluie, « Æther » est composé d’une myriade d’éléments dont chacun d'eux forment ainsi des gouttes qui nous tombes dessus, ensemble, pour donner ce déluge musical. Le groupe ne cherche pas dans cet album à se détacher de cette scène Black Post-Hardcore, où à créer quelque chose de novateur. Dans cet album le groupe délivre sa vision de la pluie à travers un mélange efficace de style, le tout soutenu par un chant Black/Hardcore en français aux textes travaillés, mélancoliques et poétiques, où plane l’odeur de la houle collectrice d’âmes et de corps.

______________________________
Auteur : Morgan
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Vieux 15/09/2015, 17h50   #4
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MetalFrance

http://www.metalfrance.net/chronique.../deluge-aether

Autre nouveau poulain de LADL, voici un nouveau groupe de la scène black metal française, en la personne de DELUGE, leur premier méfait se nommant « Aether ».

Comme le veut souvent le genre les musiciens restent dans l’anonymat, mais viennent, une fois de plus, d’autres groupes.

Comment vous décrire leur musique ?

Une voix qui n’a rien de black, car elle décline son chant hurlée et maladif dans la gamme d’un post hardcore. Sauf qu’elle est noyée d’écho, et en retrait.

Musicalement, c’est une alternance

1 : de passages typiques du genre qu’on se prend comme des murs soniques qui vous tomberaient sur les épaules, vous écrasant les tripes, le tout dans une démarche viscérale, organique. Mais, outre leur densité, ce n’est pas la rage qui s’en dégage le plus, mais la noirceur.

2 :d’instants atmosphériques, simples, glacées, minimalistes où une guitare aigrelette au son fantomatique vous fait regarder derrière vous, où un piano s’accouple à une mélodie entêtante (Klartraümer).

C’est mixé assez moderne par Christophe Edrich ( Hacride , Klone ) et Joey Sturgis ( Oceano , The Acacia Strain , Born of Osiris ).

Cela vous cingle la peau ou vous cisaille les nerfs.

On cherche le coté impact, mais l’aspect mélodique est présent comme des notes de gel ou comme des suites d’accords qui martèlent vos âmes tel des coups de gong.

Alors certains y verront peut-être une musique qui, dans sa formule, peut être ressentie comme répétitive, mais perso, pour moi, il n’en est rien.

Cette musique arrive à créer un vrai malaise et à force à devenir hypnotique.

Quand le black te prend, il ne te lâche plus.
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Vieux 18/09/2015, 11h10   #5
Blandine
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Inner war Reviews

http://inner-war-reviews.blogspot.fr...luge-ther.html
"Le tonnerre gronde au loin. La pluie tombe sans cesse, incisive et impitoyable. Tempête soudaine d’instruments déchaînés puis le calme, le calme absolu." Tel nous est présenté Déluge et son premier album à paraître sous peu chez Les Acteurs de l’Ombre. Outre son nom, il semble évident que l’eau fait partie intégrante du concept Déluge à commencer par cette pochette aux tons bleus et l’omniprésence des vagues, oeuvre de Valnoir, mais aussi dans les titres et jusque dans l’album lui-même.Voici donc un album qui arrive à un moment particulièrement opportun. L’automne approche à grands pas et déjà chez moi, c’est pluie en continu depuis plusieurs jours faisant de ce Æther un accompagnement des plus adéquats pour mes soirées en solo entrecoupées de cigarettes fumées laconiquement devant ma fenêtre à regarder les gouttes battre le pavé. Ça et puis il faut dire aussi que j’attendais avec une certaine impatience de découvrir un peu plus ce groupe assez mystérieux dont on ne sait d’ailleurs pas grand chose, tout secoué que j’ai été par leur EP 3 titres Mélas | Khōlé paru l’année dernière ainsi que par leur prestation en ouverture de Celeste en février.

Faisant donc de l’eau son thème de prédilection, le groupe lorrain nous la présente sous tous les aspects, du violent orage à la douce bruine automnale en passant par les avalanches les plus destructrices et impitoyables, comme en attestent d’ailleurs les titres comme je le disais plus haut. La pluie devient chez Déluge un instrument supplémentaire qui s’exprime pleinement tout au long de l’album variant les intensités à l’image des musiciens et installant une atmosphère assez particulière, froide, sombre et mélancolique où tout espoir d’un rayon de soleil s’éteint peu à peu.

S’inscrivant musicalement dans cette mouvance moderne où s’entrecroisent un black metal racé et post-hardcore virulent, Æther déchaîne les éléments sous une déferlante de riffs en cascade ne se calmant que de façon impromptue le temps de constater les dégâts. Il est bien question d’un véritable déluge, fait de blasts explosifs, d’accélérations dévastatrices et de tourmente sonore dans ce qu’elle peut avoir de plus frontal, qui s’abat de toute sa force et ne laisse que ruine et désolation derrière lui puis le calme, absolu donc laissant s’exprimer plus librement guitares clean ou piano sur quelques notes en guise de point final comme pour mieux souligner la violence de l’impact, brutal et sans compromis ou lors de pauses bienvenues propices pour reprendre son souffle avant que n’arrive le prochain ouragan.
Il arrive donc malgré tout que quelques sonorités plus claires, aériennes et cristallines percent les riffs tourbillonnants telles de très brèves éclaircies et permettant surtout à Déluge de diversifier son art, de le construire goutte à goutte comme la pluie et l’eau en général développe la nature, de surprendre comme le premier coup de tonnerre que l’on entend au loin un jour de canicule. Je pense particulièrement à "Klarträumer" dont les sonorités sont très proches de ce que la scène post-black peut offrir ou à "Mélas | Khōlé" sur lequel nous avons le plaisir de retrouver un certain Neige en guest.
Entièrement lié à son concept, Æther est donc une oeuvre riche et variée, sans doute bien plus qu’il n’y paraît à la première écoute. Et personnelle, très personnelle, toute la musique ayant été composée par le guitariste François-Thibaut Hordé celui-ci prenant ce projet très à coeur et nous offrant une oeuvre finalement assez intimiste, qui ne s’apprécie pleinement qu’en compagnie de soi-même et à une certaine heure de la nuit (avec un temps pourri c’est encore mieux). Jusque dans les textes écrits dans la langue de Molière, poétiques et imagés, ils s’accommodent parfaitement aux sentiments complexes ressentis à l’écoute de l’album et c’est aussi grâce au chant hurlé, colérique et plein de ressentiment de Maxime qui livre ici une prestation convaincante (même si j’avoue avoir eu besoin des textes pour tout bien comprendre… mais c’est un autre débat).

Déluge transforme donc l’essai sans l’ombre d’un problème avec ce premier album passionné et passionnant. Gare tout de même à ne pas se répéter à l’avenir le sujet me semblant assez limité pour d’autres albums à venir. Et si je me trompe, je ne demande qu’à être surpris
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Vieux 18/09/2015, 11h45   #6
Blandine
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Rum Zine - République Tchèque

http://rumzine.com/deluge-aether-cd-...re-productions

Užijte si den a hlavně se zbavte všech zbytečných předsudků. Poselství debutujících DÉLUGE je myslím naprosto zřejmé: směs black metalu a post-hardcoru s mnoha atmosferickými zákoutími, ostatně takhle to mají ve Francii rádi! Pravda, už je těch žánrově podobných kapel trochu moc, ovšem to nic nemění na faktu, že album „Æther“ představuje hodinářskou prácičku, které do sta procent chybí snad jen kousek osobitosti k dobru. Vlastně už i samotný obal vykazuje stylistiku kolegů BLUT AUS NORD a v neposlední řadě i ALCEST, avšak v tomto případě na to mají DÉLUGE tak trochu právo, neboť samotný Neige, lídr ALCEST, si po vokální stránce za hostoval ve skladbě „Mélas | Khōlé“.

Ovšem není to jen Neige, jež je pod touto zdařilou kolekci podepsán. Zvuková režie padla do rukou dvojici Edrich (THE OCEAN, HACRIDE, KLONE) / Sturgis (OCEANO, THE ACACIA, BORN OF OSIRIS), přičemž finální mix byl učiněn v Michiganském studiu Bros. Těžko říci, komu zásluhu na výsledném soundu připisovat nejvíce, nicméně všichni zúčastnění odvedli v tomto směru naprosto profesionální práci a věřte mi, je to slyšet hned po několika vteřinách úvodní skladby „Avalanche“. Ta je vedena nejprve v jasně blackmetalovém režimu, avšak crust/metacoreový řev ji poněkud poupravuje výrazivo a v závěrečné fázi ji i řvanými motty odhazuje k branám experimentálně post-metalovým. Moc hezky se to poslouchá, vážně. V „Appât“ ovšem znovu ožívají všechna pekla světa, z beden se valí nekompromisní černá láva, kterou víceméně zastavuje nasaplovaný zvuk deště, jež tvoří přechod k atmosferické skladbě „Mélas | Khōlé“. I zde sice chvilkově prská síra, ovšem jinak je tato kompozice téměř ambientní a takříkajíc odpočinková.

DÉLUGE„Naufrage“ posléze vrací „míč na polovinu soupeře tím nejbestiálnějším způsobem. Rubanice až do morku kosti, blackmetalová atmosféra, zvuk kytar seversky nabroušený, avšak riffová tonáž kráčí se zřetelným úmyslem mimo naznačenou výseč. Závěr pak znovu ambientní a enviromentálně relaxační (další sprška čerstvého deště). „Houle“ posléze představuje DÉLUGE v mnohem přímočařejším odstínu, a protože je zde onoho klasického metalu více, dostalo se i na nějaké snadněji zapamatovatelné melodie, byť o nějaké maturitě vtíravosti by se dalo donekonečna polemizovat. „Klarträumer“ zavádí celý příběh do tajuplnějších zákoutí a příčinou toho všeho je omamný začátek v barvách takřka doommetalových (dokonce jsem si v tomto ohledu vzpomněl na nesmrtelné „Wildhoney“ od TIAMAT). Obdobně valivá tempa jsou však ke slyšení i ve skladbě „Vide“, kde se nachází i velká spousta nasamplovaných zvuků a prologů. Nicméně v samotném závěru skladby se opět ke slovu hlásí stěžejní crossoveruvé menu – tedy mix post-hardcoru a black metalu. Ostatně v závěrečném finále tomu není jinak, plus bych ještě přidal vlivy už výše zmíněných THE OCEAN, neboť i DÉLUGE dokáží svou hudební tvář zabalit do oblak emo-melancholie.

Byť je tedy „Æther“ deskou debutovou, vyprodukovala ji kapela s jasnou vizí a pravděpodobně i vysokými ambicemi. Přestože je nahrávka poměrně náročná a klade na posluchače mnohé nároky, nezamotává se do experimentálních pavučin a nese s sebou naprosto zřejmý odkaz sdělení. Pokud vás tedy oslovuje nynější vlna post-blackmetalových kapel ( i když tady je o opravdu 50 na 50 s hardcorem), tuto nahrávku byste rozhodně neměli minout. DÉLUGE se už v tuto chvíli nacházejí těsně pod vrcholem!

ALL

https://www.facebook.com/wearedeluge
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Vieux 18/09/2015, 11h56   #7
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Toilet Ov Hell - USA

http://www.toiletovhell.com/deluges-...v-hell-review/

One of the many things that modern metal teaches us is that bending the lines between genres can produce some seriously excellent results. France’s Déluge proves this handily by combining the best of black metal and vitriolic post-hardcore on their debut full-length Æther.

Post-hardcore is a tough genre to define. Black metal, at least in 2015, is also a tough genre to define. The most obvious aspect of Déluge’s concoction is the raw and furious black metal signature in the instruments, while the vocal delivery contrasts with a harsh, barking hardcore style. I’ll admit that it took a song or two for me to be convinced, as I was ready for a raspy shriek or a forlorn howl. However, the almost pained screaming style fits the weight and drama built into the instrumental work precisely. The whole package is undeniably morose, building spacious chords and raw snarling on top of mournful tonalities that all work to complement the band’s name. Mental images of cascading water and flooding rain are abundant; the band drives this aspect home with frequent sound samples of rain throughout the album, acting as a unifying thread weaving through their material.

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The floodgates of the album are immediately opened with the song “Avalanche,” establishing their furious approach to tonality and atmosphere. We immediately get the sense that this is not a riff-based band, reminding us of the genres Déluge is melding. The heavily trudging intro to “Naufrage” (French for “Shipwreck,” if my complete command of the French language Google Translate is to be trusted) is a standout moment of the first half of the album for me. The single-minded, unified weight of the thing is an excellent contrast to the tradeoff between atmosphere and blasting we’ve heard so far. The song later spaces out to just anguished screaming and a background guitar line, another memorable moment that I can’t necessarily tie into whatever I’m talking about right now, but it was really awesome and I enjoyed it.


“Houle,” the first single available before the September 19th release date, is the tour de force of the album. Furious blasting, bitterly somber chord progressions, and deft transitions make the nearly 7-minute run time go by in a blur. Déluge returns to a hypnotizing, sludgy approach for the outro, ending the song in a highly juxtaposed manner from the beginning. It transitions smoothly into the second half with “Klarträumer,” an instrumental work that you would be very wrong to skip. There are albums that I love with instrumental songs that I pass over every time, but the haunting beauty and brilliant pacing of this song are very much worth repeated listenings.

As a debut full-length, Æther is a bold statement from Déluge. There are times I would have liked to hear a little more variety, but I can clearly see this band growing and developing with future releases. I’ll count this as another win for the always-excellent Les Acteurs de l’Ombre Productions, an excellent black metal label out of France. Æther comes out Semptember 19th; physical copies can be ordered here and the digital copy can be purchased here. Check the band out on Facebook and tell them the Toilet sent you, they’ll probably have no idea what you’re talking about.
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Vieux 18/09/2015, 12h09   #8
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Wonderbox Metal - UK

https://wonderboxmetal.wordpress.com...aether-review/

This is the début album from Deluge, a French Post-Black Metal band.

The album cover alone was enough to entice me to listen to this as a priority, never mind anything else. For me, it’s a cover that promises much.

So on to the music – does it deliver on these early promises?

Well, it starts off without any fanfare or pointless intros; blast beats and an absolutely thunderous sound erupt from your speakers, and it’s like being hit by a wave of churning, violent noise. It’s a very strong opening.

Deluge play fast, violent Black Metal that’s enhanced and added to by more restrained and atmospheric Post-Metal influences. Merging these together, the band create Post-Black Metal that employs the best tools from both styles. But this is a merging that, for the most part, preferentially gives free rein to one or the other of the two; switching between styles with the effortless ease of a professional.

The songs benefit greatly from this approach. The blasting venom is first-rate and the more considered atmospherics are top-of-the-line as well. Resplendent melodies combine with the vitriolic Blackened delivery to create songs that are more powerful than if they were simply one thing or the other.

The vocals are angry Hardcore-esque screamed shouts that spit the French lyrics like they’re hot and poisonous.

Apart from the strength of the songs, (which is the main thing of course), and the album cover, the other main strength of Æther is the positively immense production. Sharp, modern and colossal; this is a recording that suits the band’s delivery and character.

So, back to the original question – does Æther deliver? Yes. Very much, yes.
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Vieux 23/09/2015, 16h08   #9
Saltimbank021
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Gorgers Metall _

Auteur : Gorger

http://www.gorger.org/english/2015/2...g.htm#Gorger23

Déluge - Æther

"Les Acteurs de L’Ombre Productions, 18.09.15
Temptation led me to write a few words about a promising compilation from Les Acteurs de L’Ombre not long ago, and I found considerably dystopia that in its turn intrigued me to dive deeper into the dark pond.
Déluge was one of those bands that conjured gloomy moods with magnetic properties.

Déluge consists of five French gentlemen, and this is their début.


"The music is defined as post-hardcore/black metal. I would had hardly have thought of hardcore myself, since it's a genre I have no relationship with. Or rather a strained relationship. Still, the elements derives therefrom works absolutely perfectly here.
Especially the despair in the vocals some times contribute to a sweaty and clammy air of frustration.

As a melting pot of suppressed anger, melancholic black metal and post-whatnot, Æther works out to the best of its intentions. With an underlying melodic aspect in frenetic parts that rises and blooms like roses in quiet sequences, all nine tracks emerges as filled with contrasts, yet also with a dreamy coherent wholeness.
The sound is clear and hard-hitting, and becomingly intense. Despite occasionally intensity in music and sound, the album feels soaring and pleasant, even if the atmosphere is based on key words like dystopia, despair, anger, grief and disappointment. The result is far more exciting than the majority of pure post-metal.
Absolutely delightful, and thus surprisingly good for being a début. "
__________________
Saltimbank021
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Vieux 24/09/2015, 16h59   #10
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Panzerfaust zine

http://panzerfaust666zine.blogspot.f....html?spref=fb

Deluge - Æther

DELUGE - Æther (Les Acteurs de l'Ombre Productions - CD 2015)
Les Acteurs de l'Ombre Productions is this great, but relatively small French label, that released several (mainly French) acts, which circle around the more progressive, experimental black metal sounds. It’s always an anxiety and surprise what will we find on their releases. And you can always expect something uncommon and original. Which is a great trademark of Les Acteurs de l'Ombre, even if for me it can be a total miss (Pensées Nocturnes' "Nom d'une Pipe!") or a great listening experience (The Great Old Ones, Paramnesia). Recently they unleashed some new albums and I am proud to have a chance checking them all and writing some sentences on each of them. And I start with Deluge. It’s relatively new project, which was formed only in 2013, but already had a demo and now a debut full length album titled “Æther” is released. First, I was quite sceptic when seeing the artwork, which surely is not typical for (black) metal bands, but since I cannot read the French lyrics I will put the conceptual side of “Æther” aside and focus just on the music.
And I do admit that Deluge music is damn awesome. They’re not a typical black metal band. Well, I am not sure if they’re black metal at all, even if there are many influences from this style of music. As a whole, “Æther” is far from what we usually call “traditional black metal”. For sure though the so called post metal / post black metal and even post hard core are the foundation of this music, if only by the “post” term we mean the way of creating the mood and generally when we deal with these unique song structures that are so characteristic for this style of music. What I really like in it is how the guitars are setting up the feeling, as they often have this kind of hypnotizing mood that puts you into some sort of trance. And for me this music can even be instrumental for a long time, with vocals being something additional, as long as the atmosphere is there. And well, it definitely is in Deluge! The riffs, especially when played in slower pace, have this thunderous, heavy punching strength, with some clean guitar tones here and there to set a calmer atmosphere... which is always a classic “calm before the storm” thing, as soon Deluge erupts with another distorted and massacring riffage. I am actually surprised that Deluge has so many damn fast, blasting parts, as it’s not something so common for this genre, I suppose. And believe me, “Æther” is releasing the fury and anger and is more uncompromising than most of similar albums. This is also where that black metal side of the album prevails.
It’s a long album, close to one hour of music, but it never feels too much, since Deluge does everything to bring as much variation as possible, even if they don’t really go anywhere further than a mixture of the mentioned fast black metal and post metal / hardcore riffage with some clean guitar tones here and there. But they do it well enough. You can hear that already in “Avalanche”, which is the first song here, kicking off with some seriously massacring piece, which actually do have the strength and speed of avalanche, destroying everything on its way with no mercy. But later in this song they find time to calm down, to bring a quiet, sorrowful theme… and that ends again abruptly with another riff played with neckbreaking speed. That sounds great. And I am not even bothered with these vocals, which are more like a hard core scream than black metal shriek, since they just fit the music very well.
In “Appât” I like the blasts again, but also that sick melody in it and sort of epic touch added to some of the fragments. Then we have “Mélas | Khōlé” and “Naufrage” and they are again simply awesome songs, especially the latter, as it’s so damn heavy, so damn memorable also, just crushing you into the ground. I almost regret that the band speeds up in this song again, as it becomes kind of their own cliché and maybe this song should go a bit different direction. Anyway, it’s still damn awesome, I like it a lot for being heavy, but also for the melancholic, tranquil finish. And later “Klarträumer” brings attention, as it’s a long instrumental piece, so it reminds me Pelican or this sort of bands, with some blackish riffs breaking the calmness somewhere in the mid section. This song as well as “Hypoxie“ perfectly resumes the whole album.
And well, I can say that Deluge did fantastic job with “Æther”. I mean, this album doesn’t lack anything, it is superbly performed, the songwriting is great, song structures are interesting and more so, the production is simply powerful, so every riff and other instruments are heavy and neck breaking. Great, recommendable debut, so do not hesitate to grab a copy.
Standout tracks: “Klarträumer”, “Hypoxie“,“Naufrage”

Final rate: 80/100
Posted by Astus at 11:12
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