Regarde Les Hommes Tomber - Exile - Interviews - Page 3 - Les Acteurs de l'Ombre

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LADLO Productions Les Acteurs de l'Ombre Productions : le label

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Vieux 22/01/2016, 11h37   #21
Saltimbank021
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A. - REGARDE LES HOMMES TOMBER par SEB ON FIRE

Nous sommes aller donner la parole au grand gagnant du referendum 2015 avec leur album Exile ! Profitez de l'occasion pour découvrir le groupe et son dernier opus !


Salut A. tu peux nous présenter sommairement le groupe ?
Oui, on est cinq dans le groupe avec T.C notre nouveau chanteur qui vient d'arriver. Il y a R.R à la batterie, un autre A la basse, J.J à la guitare et moi à la deuxième guitare.


Maintenant qu’on connait tout le monde, tu peux nous dire comment le groupe s'est formé ?

On est tous de Nantes où on jouait dans différents groupes et on se connaissait tous sans pour autant être une vraie bande de potes. J.J avait composé des morceaux tout seul chez lui, dans son coin, pour un projet solo et le bassiste, qui est mon meilleur pote, me les a fait écouter. J'ai trouvé ça tellement mortel que j'ai absolument voulu jouer avec eux mais, à la base, tout était composé pour une seule guitare. Je leur ai dit que je voulais absolument jouer dedans et qu'à deux guitares on pourrait enrichir les mélodies, etc etc et voila, tout simplement. Avant ca, on a tous eu de nombreux projets, mais on s'est principalement rencontré par le biais d'un groupe Nantais qui s'appelait Die Die Die…


Die Die Die ! J’étiais super fan de ce groupe ! T’as joué dedans donc ? Dingue.
Mais oui. Au départ, Regarde les Hommes Tomber vient de la mort de Die Die Die, un groupe un peu spécial, avec un chanteur complètement fou, qui a duré 6 mois avec, en point d'orgue, un concert mémorable au cours duquel notre chanteur a ramené une tête de cochon dans un lieu vegan… comme tu l'imagine ça c'est très mal passé. On n'était pas Kickback mais on s'est tapé la pire réputation de la scène hardcore française en un seul concert. Quand le groupe s'est arrêté, J.J qui avait composé plein de morceaux a voulu relancer la machine en solo. Il avait des titres en stock mais sans toutes les parties hardcore originelles de Die Die Die parce que ce n'est plus ce qu'il voulait faire. Je jouais de la basse dans Die Die Die à l'époque , j'étais le petit jeune qui n'avait encore rien fait et j'ai appris énormément à leurs cotés d'ailleurs. Depuis, on a tous fait d'autres choses, d'autres projets et d'ailleurs, sur le dernier album de RLHT, on a réutilisé un ancien riff de Die Die Die.


C’est cool, j’adorais Die Die Die, t’imagines même pas. J’ai plus eu de nouvelles d’un coup, je demandais ce que devenait ce groupe mais personne ne savait me répondre. Et là…
C'est fou parce que c'était pas très connu Die Die Die, ça fait plaisir en tout cas. Ben tu vois ça a duré 6 mois et ça s'est arrêté d'un coup. On a enregistré une démo puis un trois titre qui n'est jamais sorti. Quand j'étais plus jeune, avec mon frère, on écoutait du punk/hardcore et du black metal, on n'était pas beaucoup, dans ce temps là, à écouter les deux styles et on se demandait si un jour, un groupe allait mélanger les deux univers. On pensait que ce n'était pas possible, c'était trop différent puis est arrivé « No Surrender » avec leur riffing si particulier et Die Die Die s'est formé juste après sa sortie. Avec Die Die Die on répétait dans un local au fond du jardin du guitariste qui était aménagé avec bougies, des crânes, mais aussi des trucs super kitsch et un peu dégueulasses… Ensuite, avec RLHT on a répété dans ce même local, le groupe s'est vraiment formé dans cet endroit, avec la même atmosphère, on répétait dans le noir total sur les cendres encore chaudes de Die Die Die. On avait d'ailleurs entièrement refait la déco, et niveau light ça ressemble beaucoup à nos concert actuels : très peu de lumières pour jouer pratiquement dans le noir.


J’ai connu Regarde Les Hommes Tomber à l’époque du premier album qu’on m’avait vendu comme un groupe de black alors qu’en fait pas vraiment. Perso je voyais plutôt ça comme un groupe de post hardcore très sombre. Quelle était votre optique en tant que groupe ?

Comme je te disais c'est J.J qui a composé les morceaux. En fait il a besoin de composer constamment, c'est un vrai compositeur. Par exemple pour cet album, il a composé trente titres qu'on n'a pas utilisés. Il aime être tout seul chez lui, avec son chat et sa guitare, à composer. Il a composé les premiers morceaux de RLHT dans l'optique d'un projet complètement solo, ça n'a jamais été destiné à être joué en concert ou ce genre de chose. Il a juste rassemblé ses influences sans vraie ligne directrice, donc ça donnait un truc quelque part entre le black metal à la Emperor et beaucoup de post-rock, post-hardcore. Puis nous, de notre côté, quand on a rejoint le projet, on a répété pendant un moment sans le dire à personne, juste pour faire de la musique, sans vrai but précis. Chacun a rajouté sa pierre à l'édifice pour former l'entité Regarde Les Hommes Tomber. De mon côté je suis venu au black par le biais de groupes post hardcore ou de black un peu atmosphérique comme Drudkh, dont je suis ultra fan, qui me permettait de retrouver la violence avec des émotions présentes dans le post hardcore mais avec une touche particulière, presque archaïque, très ancienne, en plus que je retrouvais un peu ça dans le groupe. Quand je jouais les morceaux, il se passait plein de choses dans ma tête, c'était très particulier. Et je pouvais dire, comme j'avais rien composé des premiers morceaux, que j'étais fan de la musique que je jouais. On a ensuite construit toute la thématique du groupe en partant de là, du nom.


Un peu comme toi, quand j’écoute RLHT, j’ai pas mal d’images qui me viennent en tête. La musique m’évoque quelque chose, non as de biblique mais de mystique ou de mythique.
Au tout départ, on ne voulait pas de chanteur, enfin plutôt on ne savait pas, on se disait que l'un de nous chanterai. On avait tous nos backgrounds différents, death metal, post.hardcore, black metal. C'est aussi à l'époque où j'étais à fond dans le mysticisme et j'écoutais des trucs comme Deathspell Omega. Puis j'ai vu le titre du film de Jacques Audiard, « Regarde les Hommes Tomber » et ca a été comme une révélation pour moi, il fallait que je fasse quelque chose avec cette phrase. Finalement c'est de cette phrase qui est devenue le nom du groupe qu'a découlé tout le reste. On a hésité et débattu longtemps avant de l'accepter et finalement, on s'est rendu compte que tout partait de cette phrase. Quand je pense à « Regarde Les Hommes Tomber » en tant que phrase, je visualise des choses anciennes, bibliques, ésotériques. Ensuite, pour encore creuser cette veine ancienne et épique, je voulais vraiment employer des gravures donc j'ai bossé sur ça, sur des visuels qui allaient dans cette direction. Ensuite j'ai un pote qui parle extrêmement bien anglais, qui étudiait la Bible à la fac et je lui ai demandé un texte un jour, un dimanche, en lui donnant les grandes lignes, les thématiques et quelques heures plus tard, j'avais un texte parfait.


Donc la personne qui écrit les paroles est extérieure au groupe ?
Oui et non, à chaque fois on le crédite sous le nom de Enoch. Il ne compose pas et ne joue pas de musique avec nous mais il garde une place importante dans le groupe. En discutant avec lui on développe les thématiques, on travaille le thème. On à la matière première, la musique, les grandes lignes et en discutant avec lui, on affine tout ça. Il nous propose des textes, et surtout une idée de placement.


C’est drôle parce que depuis le début quand je pense « Regarde les Hommes Tomber » j’ai une image précise qui me vient en tête c’est « La Chute de Lucifer », le gravure de Gustave Doré. Et ce que tu me dis me confirme mon impression que le groupe est très cohérent de A à Z
Complètement. C'est ça, tu as tout compris. C'est comme ça depuis le tout premier concert du groupe, qui était instrumental d'ailleurs, et qui nous a permis d'être signés sur notre label. D'ailleurs coup de chance, premier concert et on tape dans l'œil de Gerald, le patron des Acteurs de l'Ombres Production. Il voulait qu'on sorte un album rapidement et nous on voulait que tout soit cohérent, dans les moindres détails. On a toujours pensé que les visuels (artwork, pochette, t-shirts) du groupe étaient aussi importants que la musique. Pour te dire, quand on a eu fini le cycle du premier album, on est reparti de cette phrase « Regarde les hommes tomber » pour imaginer le second. Donc tout est toujours intimement lié au nom du groupe. C'est notre objectif, proposer un concept cohérent et homogène.


La force du groupe c’est qu’on peut l’apprécier pour la musique uniquement mais si on possède les bonnes clés, on peut vraiment découvrir l’entièreté de la profondeur de l’univers qui est proposé. Et on sent le travail sur la composition, l’écriture, les design. Par exemple sur la construction de l’album où chaque titre est à sa place et ne peut pas être déplacé.
Ca fait plaisir parce que c'est tout à fait ça qu'on s'efforce de faire. On s'est beaucoup pris la tête sur l'ordre des morceaux et l'agencement de l'album. Pour les concerts c'est la même chose, on veut vraiment proposer une expérience en accord avec le disque et le concept du groupe. Par exemple en répéte, on laisse toujours trainer les riffs, les larsens pour trouver l'enchainement parfait avec le titre suivant, ça nous éclate en tant que musicien. Par contre, parfois, c'est con mais si je joue un larsen trop fort, ça va me gâcher le morceau. Pour en revenir à ta question, oui on travaille beaucoup les ambiances, les atmosphères et tout ça se retrouve sur le disque en ce sens où on essaie vraiment de trouver l'enchainement parfait entre les titres.


D’ailleurs vous avez changé de chanteur entre les deux albums ?
Oui c'est ça. A la base, on était un groupe instrumental puis avait trouvé un chanteur, T.C, un ami d'ami. Il s'est pointé en repét et sa voix collait pile poil avec la musique du groupe seulement voila, deux jours plus tôt on avait reçu un mail d'Ulrich d'Otargos qui voulait absolument collaborer avec nous alors qu'on n'était personne. On était vraiment impressionnés qu'un pro comme ça veuille bosser avec nous donc T.C, de lui-même, s'est effacé et nous a dit clairement d'y aller avec Ullrich. Ensuite, quand Ulrich a quitté le groupe, on a rappelé Thomas. Personellement, j'étais un peu dubitatif alors que les autres n'avaient aucuns doutes sur lui. Donc il est venu en répét', il a joué avec nous et il est devenu évident pour tout le monde, moi le premier, que c'était lui qu'il nous fallait. D'ailleurs je suis vraiment content du travail qu'il a fait sur l'album, sa voix est excellente et apporte quelque chose en plus à Regarde Les Hommes Tomber.


Il apporte quelque chose de presque mystique qui colle parfaitement avec le groupe, mais sa voix possède une touche un peu tragique, archaïque qui incarne parfaitement, l’esprit du groupe.
Il a vraiment bien bossé en tout cas. Et très vite, on l'a un certes un peu guidé, on l'a même bien fait chier mais oui, on est vraiment super content du résultat final.


Et alors quand vous avez trouvé votre chanteur, il a fallu enregistrer tout ça. Comment ça s’est passé concrètement ?

Le premier album avait été enregistré dans un hangar gigantesque avec notre ingé son. Pour le deuxième, on voulait passer au niveau supérieur et bosser avec un, entre guillemets, « vrai producteur ». Notre batteur qui est ultra fan des sons de batteries de Francis Caste, voulait vraiment bosser avec lui et enregistrer chez lui. Puis c'est le gars qui a enregistré « No Surrender » de Kickback, Arkhon Infaustus ou encore Svart Crown, qui sont des potes, et qui nous l'ont chaudement recommandé. Son studio est situé à Belleville, un quartier de Paris qui est complètement pété qui se retrouve dans son son et dans son studio. C'est d'ailleurs pour ça que Necroblasphème ont appelé leur album « Belleville ». Les sessions se sont super bien passées et le travail avec Caste a été super enrichissant. Tout est naturel dans notre album, tout est fait aux instruments, on n'a pas utilisé de claviers ni rien du tout mais on voulait faire un truc un eu différent, avec un son crade et tout. Les guitares sont vraiment impeccables et le son de batterie est dingue et totalement naturel grâce a un de nos potes qui nous a dégotté une batterie avec des futs énormes qui possédait un son incroyable. Notre problème maintenant c'est qu'on trouve ce son de batterie tellement parfait que ce sera impossible de le refaire plus tard. Autre point important, Francis nous encouragé à ne pas enregistrer au clic pour avoir un rendu plus proche de nos concerts, et ça se ressent beaucoup par rapport au précédent album.


Je trouve aussi, a un point tel qu’on dirait que le disque a été enregistré dans une église avec le son des toms hyper profond et d’une très grande ampleur
Et tout est naturel, je répète. Puis c'est drôle parce que mon rêve est de jouer dans une église justement, j'espère un jour…


Est-ce que vous avez des rituels avant de jouer, de monter sur scène ?

Non, pas vraiment même si j'ai remarqué qu'une fois sur scène on ne se regarde pratiquement plus, chacun est vraiment dans son truc. Par exemple, moi, je ne sais pas pourquoi mais je regarde très souvent vers le haut, en l'air. Au début du groupe, je me prenais un peu trop la tête avec ça et du coup, je me mettais des barrières et je perdais cette énergie, ce plaisir de jouer sur scène.
Par contre ce qui a longtemps été compliqué c'était de sortir de scène et de revenir « dans le vrai monde ». Je sais qu'il me fallait parfois un bon quart d'heure avant de redescendre, c'était un Enfer. On joue dans le noir, avec des stroboscopes, de la fumée, le son est très fort etc etc… c'est très difficile. Maintenant, ça va mieux parce qu'on joue plus souvent mais tout de même…De mon côté, j'aimerais accentuer le côté religieux du groupe et ajouter un petit côté rituel pendant les concerts, à l'aide de bougies, d'encens et d'autres choses de ce genre. On ne répète pas souvent mais on aime vraiment donner des concerts. Histoire de passer au niveau supérieur, on aimerait organiser des tournées ou alors mettre sur pieds des concerts uniques, événementiels comme ça peut se faire dans le sludge, le post hardcore ou le black. Pas vraiment des happenings mais quelque chose dans ce style là pour que chaque concerts soit vraiment une expérience différente et unique. Et, d'un autre côté, on veut vraiment travailler encore plus au niveau des visuels et accentuer l'imagerie du groupe.


Vu qu’on parle d’imagerie, outre Doré et Duhrer, est-ce que vous avez d’autres inspirations picturales, littéraires ou cinématographiques ?

On est tous sensible à l'art en général mais surtout à l'art graphique. Personnellement, je suis une espèce d'éponge qui absorbe tout ce qui m'intéresse. A ce propos si je suis fan de Gustave Doré, c'est en partie aussi grâce à un manga qui s'appelle « Berserk » de Kentaro Miura dans lequel, si on regarde bien, on trouve de vraies influences de chez Doré. D'ailleurs, plus jeune, je lisais chaque numéro de Berserk en écoutant toujours les mêmes deux ou trois morceaux de black. Parmi ceux-là, par exemple il y avait « Seven Tear Are Flowing To The River » de Nargaroth. Un groupe dont je ne suis pas vraiment fan mais ce morceau était fou et collait parfaitement avec l'univers de Berserk. D'ailleurs, je suis sur et certain qu'inconsciemment tout ça nous a inspiré. La Tour de Babel qui figure sur l'album, quelque part, vient aussi de Berserk. Il y'a plein de petites passerelles comme ça qui, au final, forment un tout hyper cohérent.
Ensuite, à l'époque j'avais rencontré un groupe de graphiste, Fortifem qui ont aimé ce qu'on faisait et on décidé de travailler avec nous et eux aussi font, en quelque sorte, partie de Regarde Les Hommes Tomber.


Vu que vous avez une imagerie forte couplée à une musique fortement évocatrice, vous n’avez pas envie de collaborer avec un vidéaste ou un cinéaste pour proposer un album en forme de b.o ou de vraie collaboration ?
J.J notre guitariste est un grand fan de B.Os, il en écoute souvent et c'est un truc qui le brancherait à mort et plus globalement, c'est une idée qui nous intéresse tous. On s'est posé la question du live : « comment nous représenter pour ne pas nous mettre en avant nous mais la musique ? » On a pensé jouer en passant des films, en travaillant vraiment les lumières. Avec des néons, des stroboscopes mais d'autre l'ont fait avant nous et ça me fait un peu chier d'ailleurs parce qu'on nous l'a déjà reproché par le passé. Moi par exemple, mon souhait ce serait de ne jouer qu'avec des bougies. Comme on ne veut pas montrer juste nos gueules en train de jouer, oui on aimerait jouer avec un film qui passe derrière nous mais c'est compliqué à mettre en place parce qu'il ne faut pas non plus que ça soit trop pompeux ou que ça tombe dans le cliché. Par exemple, un truc que j'avis trouvé génial, c'est un concert de Godspeed You Black Emperor au cours duquel un film en super 8 défilait pendant que le groupe jouait et ce qui était fou c'est que le rythme du film correspondait parfaitement à la musique, le changement de plans tombaient pile au bon moment, le film se finissait à la fin du morceau. C'était incroyable, tout collait parfaitement en terme de rythme et de musicalité des images j'ai envi de dire. En fait, j'ai remarqué que sur le côté de la scène, la personne qui s'occupait du film, faisait du montage en direct. Pendant que le groupe jouait, lui, il trippait avec les musiciens et ça donnait un rendu assez incroyable.


Je pense qu’une collaboration collerait bien avec le groupe parce que votre musique st très évocatrice, elle est créatrice d’émotions, d’images très claires qui se dessinent dans l’esprit de celui qui l’écoute. Tout le monde n’a pas les mêmes images mais je suis persuadé que tout le monde ressent votre musique.
T'as tout à fait raison. Quand on a commencé à retravailler sur les artowrks de ce nouvel album, on a eu un peu de mal à s'y mettre. A la base on voulait centrer l'album sur Lilith mais c'était difficile, compliqué, puis on s'est dit qu'on pourrait reprendre la thématique du premier disque pour créer notre propre truc. C'est pour ça qu'on retrouve la Tour de Babel, c'est une figure qui nous obsède vraiment, cette idée de tour. La pochette du nouvel album est la suite de celle du premier, avec cette tour détruite. Mais tout ça est venu en fin de processus. Ca s'est fait facilement parce qu'on est reparti du nom du groupe, puis le titre « Exile » est arrivé avec le dessin, le côté biblique de cette foule qui nous intéressait dès le départ. Je voulais une thématique religieuse ou plutôt théologique et métaphysique.


Oui, quelque chose de pas vraiment religieux mais plutôt de sacré, comme quand Pasolini réalise l’Evangile Selon Matthieu qui , bien que basé sur l’Evangile et la vie de Jésus est beaucoup plus centré sur l’humain, le sacré et le mysticisme que sur la religion
Exactement, c'est là ou je veux en venir, on veut éviter tout ce qui est dogmatique mais se concentrer sur le sacré. Personnellement, depuis les attentats de janvier, je me suis plongé à fond dans la religion, dans l'islam particulièrement, parce que je voulais comprendre. Ce qui m'intéresse vraiment c'est l'idée de rituel. Le rituel que tu t'imposes comme ligne de vie. Et avec Regarde les Hommes Tomber, la musique est tellement puissante, je la vis vraiment, que quelque part, j'ai vraiment envie d'accentuer ce côté ritualiste. Les textes du premier album sont des versions un peu détournées des textes bibliques car à l'inverse du Coran, tu peux jouer avec l'histoire de la Bible qui est une collection de livres en fait. De mon côté, je suis fasciné par l'histoire d'Abraham qui est importante pour notre civilisation mais qui est, dans le même temps, totalement aberrante. Qui irait tuer son fils pour prêter allégeance à Dieu ? C'est aberrant, impensable et pourtant dans la Bible, ce personnage est érigé en héros alors que, dans les faits, il se rend coupable de la soumission ultime : sacrifier un de ses fils à la demande d'une figure divine. D'ailleurs, pour en revenir aux paroles, on n'a encore jamais écrit de morceau sur Abraham… sur le premier album, on parlait surtout du déluge puis de Caïn et Abel et sur celui-ci on voulait le centré intégralement sur Lilith qui es un thème vraiment cabalistique et qui se retrouve sous une certaine forme dans la Bible aussi. C'est aussi une figure féminine forte alors que dans la religion, la femme à toujours été mise de côté ou réduite à sa plus simple expression. Le problème est que faire tout un album sur Lilith c'est hyper complexe donc avec Enoch, on a plus choisis un épisode par morceau et le tout sera relié par un grand thème central qui sera celui de la malédiction. On parle de Lucifer, de l'Exode, on a aussi des morceaux sur Lilith donc voila après Cain et Abel sur le premier disque, ça reste cohérent aussi. Enfin j'espère.


Une des forces du groupe est de proposer un monde homogène mais réparti sur plusieurs niveaux : musical bien sur mais aussi visuel et thématiques ce qui fait que, l’auditeur, en amenant son bagage personnel peut explorer ses différent niveaux.
Avec ce groupe, je voyais quelque chose d'ancien donc les gravures se sont imposées à moi immédiatement, puis en travaillant et discutant avec Enoch on a poussé ça aux niveaux des textes qui ont apportés quelque chose de différents tout en creusant ce même sillon. C'est pareil avec la musique. Regarde les Hommes Tomber c'est un peu comme un monument si je puis dire, tu le regarde tu trouves ça beau et ça peut te suffire. Mais si tu t'intéresse tu peux entrer à l'intérieur pour approfondir sans aucune obligation, on n'oblige personne. On fait notre truc et chacun en fait ce qu'il veut. La chance qu'on a avec ce groupe c'est qu'on s'éclate à construire tout ça et on veut surtout s'effacer derrière le groupe et ce qu'il représente. Un truc qui m''a toujours frustré c'est de voir qu'un groupe qui produit une musique génial ne ressemble à rien sur les photos ou sur scène, je trouve ça dommage parce que quelque part, ça véhicule une certaine image du groupe. Nous, on préfère que ce soit le concept qui parle avec son lot d'émotions. Par exemple, un groupe qui a changé ma vie c'est Secret Of The Moon que j'ai découvert avec Antithésis, grâce à VS d'ailleurs que je remercie au passage, où vraiment j'ai pris conscience qu'il se passait quelque chose avec la musique, il se crée une espèce de vide intersidéral avec ce disque qui correspond aux concepts, à la thématique et qui se rejoignent avec la musique, je trouve ça absolument incroyable. Et voilà, toutes proportions gardées, c'est ce chemin là qu'on veut suivre avec Regarde les Hommes Tomber. Un univers cohérent, sérieux et riche et si tu a envie de t'y plonger vas-y, si tu n'as pas envie et bien ce n'est pas grave. En partant de là, même nous, au début du groupe, on ne savait pas comment se qualifier ni devant quel public on allait se présenter, on voulait sortir delà simple dénomination « metal » surtout pas « hardcore » mais on ne voulait pas non plus d'une étiquette à rallonge type « sludgydoompostblackmetal ». On a d'ailleurs eu beaucoup de mal accepter l'étiquette black metal parce qu'on a un immense respect pour cette scène et qu'on ne respectait pas vraiment les codes du black, enfin bref... Pour en revenir au groupe, pour résumer, on se voit plus comme des metteurs en scènes, la musique doit recevoir toute la lumière, nous on préfère rester dans l'ombre.
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Dernière modification par Saltimbank021 ; 05/08/2016 à 00h02.
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Vieux 22/03/2016, 18h24   #22
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Regarde Les Hommes Tomber Denain, In Theatrum Denonium, mars 2016.

Regarde Les Hommes Tomber
Post Black Metal de Nantes
Amateurs : 26
Tags : Black Metal - Post-Hardcore - Sludge

Regarde Les Hommes Tomber est incontestablement l’un des groupes français du moment. Preuve en est, leur dernier album, Exile, a trusté les meilleures places dans les différents classements de 2015. Metalorgie a profité de la venue des Nantais lors du In Theatrum Denonium à Denain pour poser des questions à JJ et A. Au programme ; le changement de chanteur, l’enregistrement d’Exile, le futur et la gestion de leur réussite actuelle.


Bonsoir les gars, comment ça va ? Plutôt agréable de se produire dans un théâtre ?

JJ : Effectivement, le cadre est superbe. Nous avons su vite nous immerger pour notre prestation, la gravure au plafond est sublime, l’inspiration est vite venue.

A : Complétement ! Lorsque nous avons découvert le cadre, on a regretté de ne pas avoir prévu un dispositif spécial pour immortaliser ça. Du reste, nous sommes pleinement satisfaits de notre performance et de la mise en scène. Cela fait un moment que nous voulions renforcer l’aspect rituel en disposant des bougies par exemple, puisque cela correspond parfaitement à notre musique. Je ne sais pas si le public qui était au loin a pu le remarquer mais nous avions placé une bonne centaine de petites bougies sur toute la longueur de la scène. Cela a contribué à notre immersion d’ailleurs, on s’est également bien lâché en improvisant plusieurs choses, c’était génial.

JJ : Notre seule crainte était qu’une grande partie du public soit assis. Il y avait une petite fausse et beaucoup de sièges. Au final, après deux titres les gens sont entrés dans notre univers et ça nous a fait plaisir.

Faire une date avec Melechesh j’imagine que ça compte dans une carrière ? Ça ne s’oublie pas.

A : Très honnêtement, le souci que nous avons parfois avec Regarde Les Hommes Tomber, c’est que nous jouons avec des formations qui ne correspondent pas à notre musique ou notre univers. On nous place assez souvent en tête d’affiche mais avec des groupes de Punk Hardcore Chaotique ou de Sludge, qui au final sont loin de nous musicalement. Là, jouer avec Melechesh qui est un groupe de Metal pur, j’en étais super content. Sans oublier nos potes de Déluge et Céleste qui ne sont pas très éloignés de notre style. À l’avenir ce serait intéressant de partager l’affiche plus souvent avec des groupes du genre. Puis personnellement j’aime Melechesh depuis de nombreuses années, sur cette date c’est Kévin Paradis qui est derrière la batterie en plus, il est super cool et très talentueux. Cette occasion de pouvoir jouer avec eux c’est assez énorme en soi.

JJ : Perso je ne connais pas vraiment Melechesh mais, ça le fait de jouer avec eux.



Bon, j’ose la question. Vous avez rencontré Ashmedi ? Il est sympa ? (Rires).

A : (Éclat de rire) Carrément sympa. Ta question est drôle d’ailleurs parce que, pour la petite histoire, ils ont fait leur balance avant nous, et je n’avais qu’une envie, c’est qu’ils terminent vite pour que nous puissions faire la notre ! (rires). Mais comme ils jouent avec un nouveau line-up ce soir, hormis Kévin Paradis, Ashmedi mettait beaucoup de temps à expliquer à ses musiciens comment il souhaitait procéder. Il était très paternaliste avec eux, du genre « écoute, voilà comment je veux que ça se passe, tu vois, comme ça, voilà ». En même temps c’est lui le boss. Mais c’était cool à voir et on s’est rendu compte que dans le fond, il est sympa, s’il est directif c’est avant tout pour des raisons professionnelles.

Votre dernier album, Exile s’est très bien positionné dans les classements de 2015, magazines et webzines confondus. Chez nous, il fait parti des albums préférés de nos lecteurs et de la rédaction. Ça doit vous faire énormément plaisir ?

JJ : Écoute, on a tous mis nos tripes dans cet album, l’accouchement fut difficile. Le processus a été long, nous avons beaucoup discuté et on s’est souvent pris la tête. Notre premier album a bien marché, on s’est donc mis la pression pour Exile, ce qui est normal. Nous hésitions un peu sur l’orientation stylistique en plus, ça n’a pas aidé. Pour le premier, j’ai tout composé, là, j’ai voulu lâcher les rênes et faire entrer les autres membres dans le processus créatif.

A : Nous sommes vraiment contents du résultat, je me souviens d’une période assez dure. Autant pour le premier tout avait coulé de source, c’était très spontané, que là … nous-nous sommes posés plus de questions.

JJ : Sincèrement on n’imaginait pas que marcherait aussi bien pour le premier album. Du coup, une pression naturelle s’est installée et on voulait balancer un truc puissant pour confirmer. On a bossé comme des fous, on a fait plein de sacrifices, et voir un si bel accueil, oui, ça fait plaisir !

A : Je me souviens que les 6 mois de compositions et de répétitions ont été difficiles. Par contre, lorsque nous sommes entrés en studio, on était sûres de nous, on savait ce qu’on voulait. Après cette étape, forcément la question était : comment va-t-il être reçu ?

JJ, tu dis avoir lâché un peu les rênes dans le processus créatif, Exile a donc été composé en groupe ?

JJ : On va dire que j’ai amené l’essentielle des idées, j’ai créé le squelette. Néanmoins, deux morceaux ne sont pas de moi, ils sont de Romain et Antoine. La richesse de ce deuxième album tient aussi là-dedans, dans ce process collectif d’écriture. À l’avenir, nous tendrons à reproduire ce mode de fonctionnement et même à le renforcer. Regarde Les Hommes Tomber n’est clairement plus mon projet, c’est un groupe.

A : Lors du premier album, je n’étais pas trop impliqué dans l’écriture, je suivais ça de loin. J’ai plus contribué sur les visuels, les textes et l’ambiance autour. JJ avait amené la musique et moi l’univers en somme. Cet univers d’ailleurs, nous l’avons tous intégré à 100%, il fait parti de nous. Ensuite, pour Exile, je me suis plus impliqué dans l’écriture, essentiellement dans la mise en place. JJ est venu avec le squelette et nous avons travaillé dessus ensemble, ce qui est bien. D'autres ont également apporté des idées qui ont été retravaillées jusqu'à que l’on soit pleinement satisfait. Ce processus est utilisé par la majorité des groupes du reste, une personne apporte l’idée de départ et ensuite l’édifice est bâtit par tous. Nous bâtissons notre temple au fur et à mesure, désolé de la référence mais je suis obsédé par les églises ! (Rires).

Exile sonne résolument plus Black Metal que votre album éponyme. L’orientation était voulue ou c’est justement l’implication collective qui vous a emmené vers ce style ?

JJ : Tout à fait, c’est l’une des conséquences de l’écriture collective. Antoine a amené ses larges influences Black Metal, les miennes sont plus orientées vers le Post-Rock et le Postcore.

A : Ce fameux squelette apporté par JJ était étrange. Il sonnait Post-Rock et Postcore et en même temps, on sentait un esprit Black Metal. Ça m’intéressait vraiment, je sentais un truc différent se produire. Si tu veux, je suis loin d’être passionné par la scène Black tendance Hardcore, je trouve ça pourri même. Pour moi le Black Metal c’est particulier, si tu veux faire avancer ce mouvement, il faut au minimum garder son essence pure, et je l’ai retrouvé dans les premières compos de JJ. Ensuite nous avons progressivement apporté encore plus d’éléments Black. Mais ça s’est fait naturellement, nous n’avons pas forcé la chose.

JJ : L’important pour nous dans un titre, c’est l’ambiance qui s’en dégage. Dans le Black Metal, celle-ci prime par dessus tout. De fait, c’est presque naturellement que nous sommes arrivés à ce résultat, quelque chose de plus sombre, les tempos ont été accélérés, on a ajouté des blasts et le tout est devenu très Black.

A : De même, nous avions du mal à définir notre style. On avait peur de se retrouver étiqueté Doom, Sludge ou Stoner ce qui ne nous correspondait pas dans le fond. Puis, en signant sur le label Les Acteurs de l’Ombre, on s’est retrouvé à jouer avec des groupes de Black. On s’est dit du coup, pourquoi ne pas accélérer les tempos, rendre notre musique plus extrême sur scène ? Et nous avons continué ça sur la composition de Exile.

JJ : Pour conclure, je te dirais que l’important pour Regarde Les Hommes Tomber, c’est le live. À force d’accélérer les tempos des titres du premier album, on a trouvé ça logique de le faire tout de suite sur Exile, ne pas attendre d’être sur scène pour le faire, mais directement sur l’album.



Ces choix artistiques sont-ils la raison du départ d’Ulrich ?


JJ : Je pense qu’Ulrich avait envie d’autre chose, qu’il ne voulait pas assumer cette orientation Black Metal.

A : En toute sincérité, si au départ Ulrich s’est intéressé à Regarde Les Hommes Tomber, c’est surtout parce que nous n’avions pas, à l’époque, une forte identité Metal Extreme. Il en fait avec Otargos et il avait envie d’autre chose avec nous. Malheureusement il ne s’est pas aperçu que nous, on tâtonnait à entrer dans la scène Extreme ! Ce qui est vraiment dommage puisqu'on adore sa voix, Ulrich à une putain voix pour le Black Metal ! Mais bon, il souhaitait faire autre chose, nous aussi, la séparation vient exclusivement des choix artistiques.

JJ : Il nous l’a dit clairement d’ailleurs, « Vous voulez faire du Black ? Ok, moi ça ne m’intéresse pas ».

A : Nous, on se connaît depuis longtemps, Ulrich était un mec qui venait de l’extérieur si je puis dire. C’est la première fois que nous étions confronté à ça, même s’il n’était pas de la région, on le considérait comme un membre du groupe à part entière, lui, probablement que non. Je pense qu’il voyait ça comme une collaboration. Quand il est parti, il nous a dit « Ok, c’est bon, démmerdez-vous sans moi », ce que nous avons fait.

JJ : Ouais ça vient vraiment de l’artistique. Il a déjà Otargos pour l’Extreme, là il voulait autre chose, la preuve, il a déjà créé un autre groupe (Volker) dans lequel il délaisse l’Extreme au profit d’un musique plus Rock. Après je le comprends, quand il est parti ça nous a fait un peu bizarre, puis bon, on s’y est fait. Nous n’avons pas perdu au change avec Thomas.

Jolie transition ! Comment s’est passée l’intégration de Thomas au groupe ?


JJ : Nous connaissons Thomas depuis longtemps, cela remonte même avant la création de Regarde Les Hommes Tomber. Il avait d’ailleurs auditionné avant que Ulrich ne prenne contact avec nous. Notre décision à l’époque, avait été de choisir Ulrich, ce que nous assumons. Puis, lors de son départ, nous avons tout de suite recontacté Thomas, et il nous a directement répondu oui. Tu constates qu’il n’est absolument pas rancunier ! Et dès les premières répétitions, ça l’a fait, déjà, parce que humainement c’est un mec super.

A : Carrément, c’est un mec génial. Ce qu’il faut savoir c’est que quand nous lui avons annoncé que nous choisissions Ulrich à son détriment, il nous a dit « c’est pas grave les gars, si ça le fait mieux avec lui (Ulrich), je comprends très bien, prenez le ! », tu vois un peu l’état d’esprit de Thomas donc. Au début, je n’étais pas très chaud pour le recontacter, je me disais que ça faisait moyen, genre on ne veut pas de toi, mais là on est un peu dans le doute, vas-y reviens faire un essai. Puis dès la première répétition, ça l'a fait grave !

C’était le chanteur dont vous aviez besoin ? Celui qui correspondait le mieux à l’orientation que vous preniez ?


A : Totalement ! Puis au-delà de ses qualités de chanteur, c’est un mec agréable avec qui c’est sympa de partir sur les routes. Et ça c’est très important aussi.

JJ : Je rajouterais également qu’il a une énorme culture musicale et c’est un plus non négligeable. Tout cela a contribué sans doute au succès de Exile. Au sein du groupe l’ambiance est extra, on savait dans quelle voie on voulait s’engager, tu vois c’est ce genre de détails qui font qu’un album est réussi.

A : En studio je l’ai beaucoup guidé sur le résultat voulu. Je ne l’ai pas lâché, il n’était pas question de le laisser se débrouiller, on l’a beaucoup aidé.

Exile a été enregistré au studio Saint-Marthe avec Francis Caste, comment s’est déroulé cette collaboration ?


JJ : Francis est un mec cool, son attitude est super pro, de plus il est très à l’écoute.

A : Il est vraiment cool. Au départ on se demandait comment ça allait se passer avec un mec qui enchaîne pas mal les groupes en ce moment, s’il allait prendre son temps pour bien cerner nos demandes et oui, il le fait. C’était aussi notre première expérience dans le genre, nous étions plus habitués au style DIY (Do It Yourself), où tu fais ça le weekend, un peu à l’arrache, les prises guitares à 4 heures du matin quand t’es claqué. Là ce fut bien plus tranquille et pro. En plus il a réussi à nous faire un son de batterie énorme, on en est super heureux.

JJ : L’air de rien, nous l’avons mis dans une situation un peu spéciale. Francis n’a pas l’habitude de bosser avec des groupes dans notre style, il n’était pas super serein ! (rires). On lui a fait des propositions, notamment sur le son des guitares, il s’est bien prêté au jeu et le résultat est convaincant. Il enregistre beaucoup de groupes avec un son plus « moderne » dirons-nous, et on ne voulait pas du tout sonner comme ça, donc on l’a guidé du mieux possible.

A : Pour l’histoire, le studio est situé dans le quartier de Belleville. C’est un quartier vivant, si je puis dire (rires). Glauque et familial à la fois, difficile de vraiment t’expliquer, on bouffait souvent le midi dans un restaurant chinois, ça nous permettait de couper un peu la journée, de faire autre chose, de penser à autre chose… nous étions un peu dans un autre monde ! (rires).

Quel regard portez-vous aux visuels ?


A : (avec un ton ferme et direct) Capital ! Les visuels sont aussi importants que la musique. Depuis le début de Regarde Les Hommes Tomber, je m’en occupe beaucoup, je suis très inspiré par les gravures, c’est surement mon côté fan d’Emperor qui fait ça. J’en ai un peu marre de voir des groupes français qui font de la bonne musique avoir des visuels pourris. Ce qui serait génial par exemple, c’est de pouvoir projeter des gravures derrière nous pendant les concerts. Il en va de même pour le merchandising, c’est super important de proposer des produits classes. Ce n’est pas qu’une question d’argent, porter le tee-shirt d’un groupe c’est aussi afficher les couleurs de celui-ci, véhiculer son image, je suis très satisfait de voir que nos fans les apprécient. Par contre, ce n’est pas évident de se renouveler. Heureusement il y a beaucoup d’artistes très inventifs, surtout que depuis 2010 la scène Black Metal a repris de l’importance, qu’elle soit Old School, Death / Black, avec des enregistrements crades, elle permet à beaucoup d’artistes de s’inspirer et de créer. Au début des années 2000 on a été inondés de pochettes Photoshop dégueulasses et ridicules, aujourd'hui on revient plus à un travail de peinture, comme le fait Fortifem avec qui nous travaillons beaucoup. Ils redessinent des gravures et font un travail très authentique qui colle parfaitement avec l’esprit du groupe.

Malgré la jeunesse du groupe, vous avez partagé l’affiche avec de grands groupes, Amenra par exemple, ce soir Melechesh, et même déjà joué au Hellfest. Par moment, vous ne vous dites pas que ça va un peu vite ?

JJ : Non au contraire, on ne va pas plaindre ! Nous sommes conscients que ça va vite, que nous avons de la chance, mais notre label, Les Acteurs de l’Ombre Productions, tient une grande part dans notre réussite. J’estime que nous faisons une musique de qualité, mais notre label fait aussi un travail formidable. Il communique beaucoup sur nous, n’hésite pas à nous mettre en avant et de fait, la concordance de ces deux choses permet à Regarde Les Hommes Tomber de bien marcher. Je me dis aussi que nous avons été au bon endroit, au bon moment. On a eu un peu de chance, et on l’a joué a fond !

A : La grande différence avec les projets antérieurs à Regarde Les Hommes Tomber, c’est que nous avons pris au sérieux tout de suite cette aventure, on a mis nos trippes, on n’a pas fait semblant. Sans te mentir, je me suis également dit que ça allait vite, mais en même temps, plus t’en a, plus t’en veux ! Là on adorait partir en tournée à l’étranger par exemple. Sans se fixer d’objectif précis, on espère quand même certaines choses. On se concentre surtout sur la musique, nous n’avons pas un plan de carrière défini, pour un avoir un, il faudrait que l’on soit plus calculateurs, presque businessmen et ce n’est pas notre cas.

JJ : Puis tu sais, la musique c’est comme tout, ça va très vite et dans les deux sens parfois. Néanmoins, on prend les choses très au sérieux et on donne le maximum.



Vous pouvez nous parler un peu plus de votre label, Les Acteurs de l’Ombre commence à ce faire un nom, mais on ne sait pas beaucoup chose sur eux pour le moment.

JJ : Le label est tenu par Gérald et Blandine, ainsi que d’autres collaborateurs autour. Gérald signe un groupe quand il adore leur musique, c’est un passionné avant d’être le responsable d’un label. Il s’investit énormément, parfois trop même pour que ça marche. Il a un côté très paternel, c’est difficile de le canaliser par moment ! (rires). Et quelque part il faut lui rendre hommage, si on en est là aujourd’hui c’est en grande partie grâce à lui. C’est un mec génial, on s’est déjà pris la tête, mais c’est un peu normal quand la passion est si présente.

A : C’est aussi ça de travailler avec un passionné, il veut forcément tout donner.

Ce succès n’a pas intéressé d’autres labels ? Je parle évidemment de label plus connus, sans faire offense à LADLO.

A : On ne s’en est pas vraiment préoccupés.

JJ : Nous sommes tellement satisfaits du travail de LADLO, qu’on ne se pose pas la question. C’est énorme ce qu’ils font, leur travail de communication est gigantesque, de mémoire nous avons eu 150 chroniques pour Exile, tu te rends compte un peu de la com’ qu’ils ont effectué ? Sans parler des interviews, que ce soit par mail, téléphone ou en direct comme avec toi. La masse de travail est impressionnante.

A : Nous, on s’est concentrés sur la musique. Quand on est entrés en studio pour Exile, on ne s’est pas demandés un instant si oui ou non on allait rebosser avec Gérald, c’était tout naturellement oui ! On verra plus tard pour ce genre de chose, pour l’instant on est chez LADLO et c’est bien comme ça.

Quels sont vos projets sur le court et moyen terme ?

JJ : La scène. Exile est sorti il y a à peine 6 mois, on se doit de le défendre en concert encore un moment. On travail beaucoup avec notre booker pour faire le plus de live possible. Nous allons également nous produire dans quelques festivals cet été.

A : Ce qui serait bien c’est de faire une vraie tournée. On fait essentiellement des dates ponctuelles, les weekends surtout. Ce serait bien de pouvoir partir sur les routes et de jouer plusieurs soirs par semaines, et si possible, à l’étranger. L’idéal serait d’intégrer la tournée d’un groupe renommé, pour profiter de leur dynamique mais aussi apprendre.

JJ : Le truc génial serait de pouvoir faire comme nos ex-collègues de The Great Old Ones (ils viennent de signer avec Season of Mist), qui avaient choppé deux belles tournées. L’une avec Behemoth et Shining et une actuellement avec Der Weg Einer Freiheit. Ça, ce serait vraiment bien. C’est notre principal projet.

Un dernier mot pour nos lecteurs ? Un dernier aussi pour la rédaction qui fête cette année ses 15 ans ?

A : On remercie tous les lecteurs pour leur soutien et pour avoir classé Exile parmi leurs albums préférés de 2015 ! On espère vous voir en concert maintenant.

Déjà 15 ans ? Tu me diras ça fait bien 10 ans que je fréquente le site ! (rires) je me souviens même qu’au début j’avais honte de taper le nom sur mon navigateur de recherche, peur de me faire engueuler par mes parents ! Je craignais qu’ils se méprennent sur le nom (Metal Orgie). Le site n’était pas coupé en deux à un moment ?

JJ : Si je crois ! Un côté Metal et un côté Rock / Punk-Hardcore, non ?

A : Je crois même avoir croisé Bactéries pendant le concert de Gojira en 2005, mais pas certain. D’ailleurs on aurait aimé jouer pour le fest de vos 15 ans, putain ouais ça aurait été cool !

JJ : Clair, jouer à la maison, à Nantes, ça aurait été cool !

Je vais faire passer le mot à qui de droit, ne vous en faites pas ! (Rires)

A : (Éclat de rire) Putain ouais, dis lui !

JJ : Ça fait bien aussi une dizaine d’années que je fréquente le site. Quand je cherche des infos sur un groupe par exemple, j’aime m’y rendre. C’est un site bien foutu avec pas mal d’interviews et de live-reports, Continuez ! Et merci de soutenir la scène en organisant des concerts.

A : Vous n’aviez pas fait une chronique d’un album de Charlotte Gainsbourg d’ailleurs ? Ça avait pas mal buzzé cette histoire il me semble ? Non ? (gros éclat de rire). Ceci dit, il n’était pas si mauvais cet album ! (rires).

Shades of God (Mars 2016)

Remerciements : JJ et A pour leurs disponibilités, Blandine de LADLO pour avoir organisé le rendez-vous, In Theatrum Demonium
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Dernière modification par Saltimbank021 ; 04/08/2016 à 23h51.
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Vieux 25/03/2016, 00h47   #23
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Les Acteurs De L'Ombre Productions è una microscopica label francese che, in maniera inversamente proporzionale alle sue dimensioni, regala opere dal grande spessore artistico. Come "Exile" dei Regarde Les Hommes Tomber, band di Nantes con la quale Truemetal.it si è confrontata grazie a JJS (chitarra) sui come e perché dell'album medesimo.



RLHTpromopic2 2015



«Regarde les hommes tomber» è il titolo di un film drammatico del 1993 diretto da Jacques Audiard. C'entra qualcosa, con il nome della band?

Quando cercavamo un nome per il gruppo, volevamo qualcosa che fosse molto forte per definire perfettamente la nostra musica e le nostre tematiche. È stato Antonio, il nostro secondo chitarrista, che ci ha proposto il titolo del film, poiché lui lo ama moltissimo. Abbiamo pensato che questo titolo fosse perfettamente adatto al nostro universo, anche se la storia raccontata nel film non ha nulla a che vedere con i nostri testi.

Siete definiti come una band di 'post-black'. Trovate giusta questa definizione?

Le nostre influenze provengono effettivamente dalle scene post-harcore e black metal. Ma, quando abbiamo creato il gruppo e iniziato le composizioni, l'obiettivo non era di somigliare a questo o a quel gruppo. L'obiettivo era quello di creare un'atmosfera oscura, pesante e malinconica. Quindi, abbiamo lavorato molto sul clima, sul mood. Prima, siamo stati influenzati da gruppi quali Amenra, Envy, Dissection, Emperor, Secret Of The Moon, per esempio...




Molti ensemble che suonano il vostro genere sono one / two-man band. Voi invece siete in cinque, e per di più avete un batterista... umano. Non è molto meglio, essere in più persone?

Sin dal debutto, l'obiettivo era chiaro: fare degli show. Regarde Les Hommes Tomber non è il primo nostro gruppo. Abbiamo suonato in molti altri gruppi, prima. Alcuni di noi vengono dalla scena death, altri da quella hardcore, metal, ecc. Dunque, per noi suonare sul palco è importantissimo. Qualche volta che si compone un pezzo, si lavora in modo che sia suonabile dal vivo. È la ragione per la quale abbiamo deciso di creare un gruppo di cinque elementi.




Qual è il significato del disegno della copertina di "Exile"?


La copertina di "Exile" è l'evoluzione di quella del primo album. Vogliamo rimarcare la continuità esistente fra i due LP. Sul primo, volevamo un'umanità bellicosa che sfidasse le potenze divine con la costruzione della Torre di Babele. Sul secondo, la Torre è a fuoco, e si vede una fila di esiliati in fuga. L'obiettivo è stato quello di mostrare un'umanità maledetta, cacciata via dal Regno di Dio, punita per il suo affronto. Questa, tuttavia, non è la sola tematica sviluppata in "Exile". Vi è mostrato, anche, come l'umanità stessa possa essere manipolata dalla religione o come la nostra sete di potere possa portare all'autodistruzione.





Nella vostra musica c'è tanto dolore, tanta disperazione. Perché?

La musica, il clima, i testi, la vista. Tutto questo è legato. È la ragione per la quale c'è tanta disperazione, nella nostra musica. Vogliamo davvero far percepire alla gente questo malessere, questa fatalità, questa tristezza. È una musica introspettiva che cerca di far riflettere su noi stessi e su ciò che ci circonda. Essa mostra una visione oscura del nostro mondo e della nostra storia.

Parallelamente, in certi momenti il sound diventa violento e veloce. Fa parte della voglia di restare sempre e comunque negli ambiti del 'black metal tradizionale'?

Vogliamo che la nostra musica sia energetica e sempre in movimento. Abbiamo bisogno di questo dinamica, per suonare dal vivo. È ugualmente importante per noi alternare i momenti di tempesta a quelli di calma per marcare con forza i climi. Ma è vero che su quest'album, le nostre influenze black sono più presenti; ragione per la quale certi ritmi sono più violenti e rapidi.




Come nasce il processo compositivo? Cioè, come riuscite a mettere in musica le emozioni che vivono dentro di voi?

Ho composto la musica del primo album tutto da solo. È stato un periodo della mia vita in cui non suonavo in nessun gruppo. L'album è stato un lavoro molto introspettivo in cui ho provato a mettere in musica le mie emozioni: è la ragione per cui la nostra musica è basata sui climi, sui mood. Gli altri musicisti sono arrivati prima che io volessi formare un gruppo e suonare dal vivo. Abbiamo suonato nuovamente tutti i brani insieme, a ripetizione, durante i sei mesi precedenti al nostro primo concerto nel 2012. Per il secondo album, il processo è stato diverso. L'abbiamo composto diversamente, come un gruppo. Io ho composto le basi, la scaletta, poi abbiamo lavorato assieme per un anno. È la ragione per la quale quest'album è più ricco e vario. È il frutto di tutto il collettivo.

Il sound di "Exile" è comunque tetro, oscuro, crepuscolare. Non lascia spazio alla speranza. È così anche nelle vostre vite?

Le persone che conoscono la nostra musica e ci incontrano per la prima volta sono spesso sorpresi della discrepanza fra il nostro modo d'essere e la musica che suoniamo. Siamo persone aperte e sorridenti per la maggior parte del tempo. Amiamo discutere, vedere il Mondo. Siamo appassionati di musica, letteratura, storia, ecc. Ovviamente, come tutti gli esseri umani, abbiamo le nostre parti d'ombra, abbiamo i nostri dubbi, le nostre fasi di depressione ed è in questi momenti che mettiamo le nostre sensazioni in musica.


Si riesce a trasmettere anche dal vivo, durante i concerti, il sentimento di disperazione che nutre "Exile"?

Sì, come ti ho detto, adoriamo suonare dal vivo. Facciamo molti concerti e tutti i brani che componiamo sono interamente riproducibili dal vivo. È molto importante, per noi. È importante dare vita a questa musica, a ciò che è palpabile e che noi possiamo trasmettere sul palco! Alla fine dei nostri concerti, i ragazzi vengono spesso da noi per dirci che sono stati completamente trasportati dalla musica. Questo prova che riusciamo a trasmettere bene sulla scena tutta la nostra arte.

Grazie per l'intervista e... continuate così! Avete un messaggio per i lettori di Truemetal.it?

Grazie e Keep it true!!!

Intervista a cura di Daniele D'Adamo
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Vieux 15/04/2016, 22h15   #24
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On a profité du concert de Regarde les Hommes Tomber à Rouen pour leur poser les quelques questions que la frénésie de la soirée au Havre avait empêchée.

Interview avec le groupe nantais juste ici:

Regarde Les Hommes Tomber - Interview 04/16 (L'Aguicheuse)
https://youtu.be/9ebKs6dbKxM
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Vieux 19/04/2016, 19h10   #25
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ITW - Regarde les Hommes Tomber

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Vieux 03/06/2016, 23h19   #26
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Regarde Les Hommes Tomber - Francia
Pubblicato il 31/05/2016 da lorenzo becciani
Ph.Courtesy of Les Acteurs De L'Ombre Productions
Caption:
Caption:

Quale concept si cela dietro a 'Exile'?
Per parlare individualmente di ogni canzone ci vorrebbero delle ore. 'Exile' si focalizza su un tema principale ovvero la caduta degli uomini, respinti e torturati da Dio a dispetto della loro devozione e del loro amore per la divinità. Questo nuovo album descrive tale caduta e la nascita della consapevolezza che guida gli uomini a rinnegare Dio e tutti i principi dell'adorazione per poi diventare loro stessi degli dei e sedersi sul trono. Le immagini sono quelle di una città distrutta dalle fiamme e di un popolo condannato all'esilio. 'To Take Us' parla del lamento di Sodoma e della punizione divina inflitta ai peccatori. Quel mito è davvero affascinante e Førtifem ha realizzato un artwork magnifico ispirato al concept.

Non siete nuovi alla Les Acteurs De L'Ombre. Qual è a tuo parere il migliore album rilasciato dalla label finora?

'Al Azif' dei The Great Old Ones. La nostra label consiste di un piccolo gruppo di persone che lavora con passione e amano l'arte. Non è un'industria ma una struttura umanizzata. Queste persone infondono un'energia incredibile nello sviluppare le proprie band tramite un intenso lavoro di promozione e distribuzione. Dobbiamo molto alla Les Acteurs De L'Ombre.

Com'è la scena di Nantes?
Nantes è una bellissima città e ci sono ottime band underground che suonano stoner, death, black e hardcore. E' un orgoglio potere appartenere ad una scena attiva anche se il nostro rifugio segreto rimane la sala prove.

Le vostre influenze sludge sembrano più evidenti adesso. E' stato qualcosa di pianificato prima di comporre l'album?
E' curioso perché a mio parere 'Exile' è più black metal rispetto al primo album ma alla fine sono solo definizioni. Non ci sentiamo parte di nessun movimento che sia black, sludge o post hardcore. Seguiamo il nostro percorso artistico senza preoccuparci di trend o generi. L'importante è rimanere creativi. Rispetto al debutto volevamo mantenere la nostra identità e spingerci allo stesso tempo su un livello superiore.

Puoi descriverci il vostro processo di songwriting?
'Exile' è nato a seguito di un processo collegiale mentre il primo album era stato composto interamente dal nostro chitarrista J.J.S. Il tempo per noi non ha valore. Quello che conta è la qualità della musica ed il concept che intendiamo proporre. Per questo il processo è stato molto lungo, oltre un anno di prove, ma non è un problema. Ci piace suonare dal vivo ma anche costruire un pezzo chiusi tra quattro mura.

Prova adesso a recensire 'L'Exil' e 'Embrace The Flames' per i nostri lettori..
'L'Exil' è l'introduzione dell'album, senza testo per immergere l'ascoltatore nelle nostre atmosfere e nella nostra estetica. 'Embrace The Flames' è un pezzo molto diretto che evidenzia la tentazione. L'uomo comprende che è costantemente demolito da Dio e il Diavolo recita il suo ruolo attraverso il personaggio di Lilith: “follow me, and you'll never be alone anymore..”.

A cosa si ispira 'The Incandescent March'?
E' il pezzo conclusivo. Molto epico, lungo undici minuti e chiamato a descrivere la ribellione finale degli uomini verso Dio e la sua volontà. “This reign must end right now, how can we still stare at the stars, how can we listen to the sun, my friends my men till the end, our luminous gladius swords will be our words...”.

Siete sempre sedotti dalle tecniche e dagli stili di produzione di Sigur Rós and Ulver. Vi piacerebbe registrare il prossimo album in Islanda o Norvegia?
Amiamo le band che hai citato ma non sono nostre influenze. Islanda o Norvegia, magari un giorno. Non posso predirre il futuro.

Che tipo di suoni e atmosfere volevate ottenere prima di entrare in studio?
L'idea principale era quella di dare vita ad un album heavy, panoramico, oppressivo e epico. Qualcosa di fresco che descrivesse al meglio il tema scelto. In questo senso abbiamo lavorato duramente per fondere le idee di tutti i membri durante le sessioni di scrittura. Per quanto riguarda lo studio il processo è stato molto fluido e naturale. 'Exile' è stato registrato, prodotto e masterizzato da Francis Caste presso lo Studio Sainthe Marthe di Parigi. Le trame sono più dense rispetto alla prima release e il suono è estremo e potente.

Se dovessi scrivere la sceneggiatura del vostro mondo quali colori, suoni e personaggi useresti?
Raccontiamo storie, con capitoli che sono più collegati ad un tono evocativo che a qualcosa di cronologico. Questo perché la copertina potrebbe in un certo senso ricordare il primo album ma anche essere interpretata in maniera totalmente differente. Le liriche evocano la mitologia biblica (Abele, Caino, Lilith, Sodoma...) senza alcun messaggio ideologico. Vorrei infatti precisare che abbiamo affrontiamo questi temi solo in senso artistico perché sono simboli intensi.

Quali sono le vostre nuove influenze?

Alcuni di noi sono appassionati di black metal, altri di sludge e post metal. Non considerando poi che un musicista non dovrebbe ascoltare un solo genere. Crediamo nel potere naturale di questa diversità per costruire il nostro suono. Non abbiamo influenze dirette ma è palese che ascoltando la nostra musica si possa pensare a Drudkh, Amenra, Mgla e Wolves In The Throne Room ma non vogliamo modelli predefiniti.

Che tipo di connessione avete con altre band francesi?
Ammiriamo il lavoro di Celeste, Deathspell Omega, Déluge e The Great Old Ones. Questi ultimi sono grandi amici. Di recente mi sono innamorato di 'Sur Les Falaises De Marbre' dei Glaciation. Pura bellezza.

(parole di T.C.)
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Vieux 15/07/2016, 02h45   #27
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REGARDE LES HOMMES TOMBER: laisvė – svarbiausias dalykas gyvenime
2016.07.12 15:28, odium

promo-pic-2Anokia čia paslaptis, jog muzikinėje terpėje esu gan smarkiai alergiškas viskam, kas turi post- etiketę (išskyrus post-punk žanrą). Ypač, jei kalbame apie tokį konservatyvų dalyką, kaip black metalas. Ir vis tik neigti evoliuciją, eksperimentavimą bei naująsias sroves būtų stačiai kvaila. Net jei daiktai vadinami klaidingais vardais, prieštarauti post-black metalo egzistavimui yra absurdiška. Taip, daugelis šią etiketę turinčių grupių jos visiškai nenusipelnė ir dažnai apskritai neturi nieko bendro su juodmetaliu. Bet REGARDE LES HOMMES TOMBER atveju viskas yra kur kas pozityviau. Iš esmės, mano nuomone, tai vienas iš nedaugelio kolektyvų, kuriems šį apibūdinimą ne gėda užkabinti, nes šie prancūzai – gero, kokybiško ir sėkmingo post-black metalo pavyzdys.

Kai tik pagalvoju apie REGARDE LES HOMMES TOMBER (RLHT), pirmiausia apie jus mąstau kaip apie grupę, kuri galėtų būti post-black metalo etalonu, be jokios neigiamos šio apibūdinimo pusės. Ar jūs taip pat galvojate, jog galite save įvardinti kaip sėkmingą, jau kažkiek pasiekusį kolektyvą?

Visų pirma, ačiū už palaikymą. Geras klausimas, nes mums atrodo, kad gali būti gan keblu mūsų muziką priskirti kokiam nors vienam žanrui. Gitaristas J.J.S. neturėjo jokių rėmų ar apribojimų kurdamas pirmąjį grupės albumą. Jo tikslas – rašyti tamsius kūrinius, epiškas dainas, turinčias stiprią atmosferą ir identitetą. Buvo siekiama kažkokio stipraus rezultato, kuriančio ar pateikiančio kažką naujo… Tuo pačiu principu buvo lipdytas ir mūsų antras albumas „Exile“, bet jį jau brandinome visi kartu, bendro sutarimo principu. Kai kuriame, nestatome savęs į jokius rėmus ir neleidžiame sau niekuo apsiriboti, kas galėtų stabdyti kūrybinį procesą. Mes tik norime daryti meną, kūrybą, kažką spontaniško, negalvodami apie dalykus, kaip „šitas rifas neskamba kaip post-black metal, tai jį išmesime“. Asmeniškai man post-black metal apibūdinimas nėra labai priimtinas, galbūt dėl to, kad nesiklausau daug grupių, kurios save priskiria šiam požanriui. Juk post-black metalas yra tas pats black metalas, tik jis yra išvestinė jo forma, evoliucija. Galiausiai, klasifikavimas ir etikečių klijavimas yra ne mūsų reikalas.

Praėjusiais metais pasirodęs antrasis albumas „Exile“ yra kur kas artimesnis tradicinio black metalo skambesiui nei debiutinis. Kaip jūs paaiškintumėte tokią kryptį? Ar gali tai būti jūsų naujo vokalisto nuopelnas? Ar vertinate tai kaip natūralią skambesio/kūrybos evoliuciją?


Kaip ir minėjau, mūsų debiutinį albumą sukūrė vienas asmuo – gitaristas J.J.S., ir dėl šios priežasties jis yra asmeniškesnis nei „Exile“, kuris gimė kaip kolektyvinio darbo vaisius. Nuo pat pradžių mūsų tikslas yra kurti koncepciją, kuri neapsiriboja vien muzika. Kažką nuoseklaus, kur garsas ir vaizdas yra apjungiami, vedini mūsų aistros black metalui. Nors mus veikia tikrai daug srovių, tačiau būtent dėl simpatijos šiam žanrui mūsų kūryba pirmiausia atsiremia į BM kanonus. Nereikėjo kažko specialiai forsuoti, kad „Exile“ skambėtų taip, kaip jis skamba – viskas išėjo natūraliai. Skirtumą tarp dviejų pirmų albumų taip pat lėmė grupės sudėties pasikeitimas – Thomo (vokalas) atėjimas suteikė grupei daugiau tradicinio juodmetalio skambesio, tai irgi paaiškina minėtą evoliuciją.

Vienas iš jūsų narių yra minėjęs, kad muzikinis RLHT tikslas yra geriausiu įmanomu būdu sujungti post-roką bei black metalą, nes tai yra tie žanrai, kurie labiausiai žavi grupės narius. Tai galėtų būti įgyvendinta su trečiuoju grupės albumu, bet tikiuosi, kad taip neatsitiks, haha. Rimtai, man „Exile“ skamba per daug gerai, kad į jūsų kūrybą/skambesį būtų įnešta kardinalių pakeitimų. Nors žvelgiant, kaip skiriasi jūsų pirmi albumai, pokyčiai ateityje nenustebintų. Kur slypi to nuolatinio noro keistis priežastys? Ar turite užsibrėžę konkrečių muzikinių/skambesio tikslų? Nes man atrodo, kad tokie dalykai per daug priklauso nuo momentinio laiko ir aplinkybių. Ir bent jau aš tikrai džiaugiuosi, kad jūsų muzikoje post-rock skambesio beveik nėra…

Apjungti post-roko ir black metalo skambesį turbūt yra asmeninis J.J.S. noras, bet ilgalaikėje perspektyvoje mūsų užduotis yra kitokia, ir čia jau gan keblūs niuansai. Mums visiems pats svarbiausias dalykas yra likti logiškais savo koncepcijoje, surasti balansą tarp mūsų visų skonių bei įtakų. Tai ne visada lengva, net ir turint bendrą tikslą, nes juk kiekvienas narys yra skirtingas – kiekvienas iš mūsų turime savo prioritetus ir skonį. Iššūkis yra pasiekti kažką gero bendrame procese. Aš asmeniškai manau, kad mūsų kitas albumas bus pirmų dviejų tęsinys. Tiesiog stengsimės kiek įmanoma tobulėti kūrybiniame procese. Kaip ir minėjau, šioje vietoje neturime jokių apribojimų.

Panašu, kad jūsų kūryboje nemažai vietos užima biblinė mitologija. Koks ryšys tarp RLHT ir biblinių motyvų/idėjų? Ar yra kažkokia viena pusė šioje plotmėje, kurią norite eskaluoti, tarkim, išreikšti savo neigiamą požiūrį į religiją, ar pan.?

Reikia pasakyti, kad mūsų muzikoje nėra absoliučiai jokios religinės žinutės. Mes į šiuos aspektus žiūrime tik iš kūrybinės pusės. Tie simboliai yra gan dažni ir tiesiog reziumuoja mūsų muzikinę koncepciją, todėl mes juos ir naudojame. Esame ateistai, pasakojantys istorijas, o ne kuriantys savo tiesas. Bibliniai motyvai mums yra nesibaigiantis įkvėpimo šaltinis, bet jie tarnauja tik kaip meninė vertybė – paskelbiame diagnozę per šių legendų prizmę. Nesame įsitraukę į nieką kitą, vien į tik į savo kūrybą bei muziką. Esame tik muzikantai, laikotarpio stebėtojai ir liudininkai, tik tiek.

Jei gerai suprantu, pagrindinės jūsų tekstų temos – žmonijos nuopuolis ir nesėkmės. Iš kur kyla ši „ideologija“? Kokia yra žmogaus nuopuolio esmė? Ar tokiu būdu žmogų rodote kaip auką, ar kaip nuodėmingą būtybę, kaltą dėl savo likimo?

Sunku pasakyti… Visi turime skirtingą nuomonę šiuo klausimu. Kaip pastebėjai, koncentruojamės į vieną dalyką – žmogaus nuopuolį; būtybę, kuri yra dievo atstumta bei kankinama, nepaisant jos atsidavimo dieviškumui. Visi tekstai remiasi šiuo požiūriu ir tai iššaukė būtent bibliniai motyvai ir jų nagrinėjimas. Jei skaitysime tarp eilučių, mitai neaprašo amžiuose prarastų laikų, bet šiandien dieną. Būtent dėl to jie yra tokie žavingi ir patrauklūs, ir būtent taip juos reikia vertinti ir suvokti, nes jų analogiškumas yra stipriausia dalis. Jie parašyti gilioje senovėje vien tam, kad apibūdintų dabartį ir nupasakotų ateitį… Pasaulinis klimato atšilimas yra labai geras to pavyzdys – šis procesas yra logiškas mūsų veiklos padarinys, ir jau labai greitai pajusime „dieviškąją bausmę“ už mūsų nuodėmingus veiksmus… Galiu paminėti, kad tremties sąvoka taip pat yra itin aktuali šiandien, matant visą tą pabėgėlių iš Rytų – žmonių, bėgančių iš nusiaubtų vietų į saugesnes – antplūdį. Kaip ten bebūtų, tai yra istorijos iš gyvenimo. Ypač iš tamsiųjų laikų, kuomet fundamentalizmas kenkė žmonijai.

Kalbėdami apie savo naują albumą, viename interviu esate teigę: „Šis leidinys atspindi tiek nuopuolį, tiek sąmoningą aukščiausiojo bei visų garbinimo principų atsisakymą tremties metu… tam, kad taptume patys savo dievais ir atsakytume už save“. Darykite, ką norite, man čia dvelkia visišku šėtoniškų pažiūrų konceptu, ar jums taip neatrodo? Žmogus pats sau dievas… Kaip jūs į tai žiūrite? Ar žmogus aukščiau už visa kita? Ar tai tiesiog tas pats, kad patys esame savo likimo kalviai? Be to, panašu, kad būtent taip jūs apibūdinate paties žmogaus ir jo santykio su dogmomis esmę, ar ne taip?

Visas šis polemizavimas prieš dogmas tėra savotiška filosofija ir apmąstymai. Mums, kaip ir daugeliui, pats svarbiausias dalykas prieš tikėjimą ir žmogaus pasirinkimą yra jo paties laisvė. Kai kūrėme „Exile“, manėme, kad albumo koncepciją reikėtų sukoncentruoti į Lilitą, kuri pasipriešino dieviškajai galiai. Nors ji yra moteriška būtybė, bet jos simboliškumas yra itin stiprus, ypač žvelgiant į ją pro monoteistinių religijų prizmę… Bet kokiu atveju, mes nelaikome savęs šėtono garbintojais, ir REGARDE LES HOMMES TOMBER veikloje pats svarbiausias dalykas yra individo laisvė bei asmeninio pasirinkimo galimybė.

Apskritai, žodžiai „dievas“, „dieviškasis“, „raguotasis“ yra itin dažni jūsų tekstuose, ir aš nelabai suprantu, kaip jie neneša jokios religinės žinutės… Kaip tai galite paaiškinti? Nes bent jau man panašu, kad RLHT muzika yra tikrai priešpastatoma bet kokiai religijai.

Nei vienas iš mūsų nėra tikintis ar religingas, bet visi domimės ir esame sužavėti pagrindinėmis monoteistinėmis religijomis. Kokiame mieste begrotume, pirmiausia stengiamės aplankyti vietines bažnyčias. Paryžiuje turėjau progą aplankyti „Sainte Chapelle“ šventyklą, kurią pastatė Liudvikas IX Šventasis, Prancūzijos karalius 1226–1270 metais, siekdamas pritraukti šventųjų relikvijų (pavyzdžiui, Erškėčių Vainiką). Šios vietos įspūdis yra nenusakomas, tai lyg magija… Absoliutus architektūrinis šedevras, 15 kolosalių stiklo sienų. Šie vitražai vaizduoja daugiau kaip 1000 scenų iš senojo ir naujojo testamento! Labai žaviuosi šia vieta, bet paradoksas toks, jog nejausčiau jokio gailesčio ar liūdesio, jei ši šventykla būtų sunaikinta ar nugriauta. Daiktų ir būtybių gimimas bei mirtis yra vieninteliai dvasiniai įstatymai, kurie užsitarnauja mūsų pagarbą ir susižavėjimą, ir aukščiau už tai nėra nieko daugiau.

Viename interviu esate sakę, kad vizualinis menas jus veikia kur kas daugiau nei bet kuri kita meno sritis (aišku, nekalbame apie muziką). Bet kas konkrečiai jus labiausia įkvepia kūrybai? Labai dažnai post-black metalo grupės gamtą įvardija kaip esminį įkvėpimo šaltinį. Ar panašiai yra jums?


Jei kalbėtume apie albumų apipavidalinimą, mus stipriai veikia tokie menininkai, kaip Gustave Doré, John Martin ar Albrecht Dürer… Mane asmeniškai labiau įkvepia religijų istorijos nagrinėjimas ar viduramžių Europa, nei elementarus pasivaikščiojimas gamtoje.

Mums nereikalingos mūzos, mums tiesiog reikia ramybės dainų kūrimui, harmonijos su pačiais savimi, kaip vienuoliams vienuolyne. Aš dažnai savęs klausiu: kaip kai kurios grupės gali kurti dainas turuodamos? Bet kokiu atveju, nėra kažkokių stebuklų – „Exile“ rezultatai buvo pasiekti vien sunkiu darbu.

„Mūsų muzika yra meditacija, ne šventimas“ – tai jūsų pareiškimas. Tad kokie dalykai siejasi su jūsų muzika? Kokių apmąstymų siekiate savo kūryba? Apie gyvenimą? Apie kasdienybę? Apie negatyvumą, ar dar ką nors?


Visų pirma mūsų kūrybinis procesas prasideda nuo savęs suvokimo. Mums patinka būti vieniems, kuomet sudėliojame pirmines kūrinių struktūras, o po to visas jas apdirbame repeticijose. Tikslas – perteikti klausytojui konkrečią emociją pačiu efektyviausiu būdu… Bet tam visų pirma reikia ramybės ir vienatvės, kad galėtume susikoncentruoti į patį kūrinį. J.J.S. sukūrė didžiąją dalį mūsų dainų, jis – vienatvę mėgstantis žmogus, perteikiantis visą savo melancholiškąją ir apmastymų pusę. Kūriniai privalo būti gyvi, pasakoti kažkokią istoriją. Klausytojai turi suprasti, kad mūsų muziką reikia klausyti taip pat, kaip skaityti knygą apie žmonijos nuopuolį.

Kalbėdami apie grupės gyvus pasirodymus minėjote, jog jiems nekeliate didelių reikalavimų: „Tiesiog paprasta patalpa. Šalta ir visiškai tamsi, be jokių natūralių šviesos šaltinių… tik mūsų šviečiantys aparatai“. Bet kiek teko pastebėti, ne taip ir retai grojate visiškoje dienos šviesoje. Kaip tai suderinate?

Stengiamės į tai žiūrėti iš gerosios pusės, priimame tai kaip iššūkį. Kai grupė susikūrė 2012 metais, mes repetavome labai tamsioje patalpoje, beveik be jokio apšvietimo. Ir kiekvieno pasirodymo metu mes savotiškai stengiamės atiduoti duoklę šiam laikotarpiui ir tradicijai, galima sakyti, savotiškam ritualui. Groti minimalioje šviesoje. Mums taip patinka. Bet mūsų muzika ne tik atmosferiška, ji – agresyvi ir pašėlusi. Šią vasarą ne kartą grosime dienos metu, tai nebus problema. Esu tikras – mums tai patiks. Scenos festivaliuose yra didelės ir erdvios, ir netgi jei grosime visiškoje saulės kaitroje, nėra abejonių, kad turėsime gerą laiką. Išėjimas iš komforto zonos leidžia tobulėti bei mokytis.

Buvote nusprendę, jog kol „Exile“ nebus išleistas, kūrinių iš šio albumo negrosite gyvai. Dabar kiek interviu beskaityčiau, visur pabrėžiate, kad nekantraujate atlikti juos koncertų metu. Ar tai reiškia, kad gyvi pasirodymai yra stipriausia grupės pusė, ir mėgstate juos labiau nei darbą ir įrašus studijoje?

promo-picBe abejo, esame koncertinė grupė. Pasirodymų metu norime, kad klausytojai pajustų tokį pasaulį, kokio anksčiau neteko patirti. Mes turime savo asmeninę apšvietimo sistemą ir ją kontroliuojame, taip pat naudojame žvakes, dūmus. Mums tikrai labai svarbus tas miglos bei tamsos efektas. Būti ant scenos ir atiduoti save tik 80% yra tas pats, kas meluoti savo klausytojams, atėjusiems tave pamatyti. Mes norime jiems visiškai atsiduoti kiekvieną kartą, kai esame scenoje. Privalome tą daryti kiekviename suknistame koncerte. Mums tai nediskutuotinas dalykas.

Visgi, nors teikiame pirmenybę gyviems pasirodymams, mums taip pat patinka dirbti studijoje, niekur neskubant, susigyvenant su savo kūriniais. Tai kitokia patirtis. Įrašinėdami „Exile“ dirbome su Francis Caste („Studio Sainte Marthe“) ir buvome sužavėti mūsų bendradarbiavimo. Jis atliko nuostabų darbą ir galutinis rezultatas visiškai pateisino mūsų lūkesčius.

Esate iš Prancūzijos, bet ieškodamas informacijos apie jus pastebėjau, kad jos kiekis tiek prancūziškai, tiek anglų kalba yra apylygis. Ar tai reiškia, kad grupė jau sulaukė tinkamo pripažinimo už savo šalies ribų? Ar manote, kad RLHT koncertų metu užsienyje yra sutinkama taip pat gerai, kaip ir gimtinėje?


Viliamės, kad taip ir yra! Mūsų leidybos kompanija „Les Acteurs de l’Ombre Productions“ tikrai stengiasi mus reklamuoti ir tai duoda rezultatų. Be abejo, interneto pagalba šiandien skleisti žinią apie save yra kur kas lengviau. Būtent jo dėka daugelis užsienio fanų mus ir surado. Ir mums tikrai malonu žinoti, kad turime klausytojų tiek Prancūzijoje, tiek Rytų Europoje, JAV, UK, ar Vokietijoje. O tai jau turbūt šioks toks pasiekimas.

Skaitydamas daugelį jūsų interviu susidariau įspūdį, jog kartais patingite ir į panašius klausimus pateikiate vienodus atsakymus, kartas nuo karto gal netgi padarydami elementarų „copy-paste“. Kodėl taip elgiatės? Ar tai savotiškas protestas prieš pigų ir greitai vartojamą šių dienų žurnalizmą? Ar labiau dėl laiko stokos? Suprantu, jog šiais laikais greitai suvirškinimas turinys yra patogesnis, bet vis tik…

Sakau atvirai: kartais tikrai labai sunku prisiversti atsakyti kažkiek plačiau į klausimus, kuriuos jau anksčiau esi atsakinėjęs dešimtis kartų. Mes tikrai stengiamės pateisinti kiekvieno lūkesčius, atsižvelgdami į jų pačių įdėtą darbą, bet… Pripažįstu, tikrai ne visada pavyksta. Reikalas tas, kad šiais laikais yra žymiai daugiau rašančių svetainių, medijos atstovų nei 10-20 metų anksčiau… Tai puiku, bet esu tikras, jog daugelis kitų grupių taip pat sutiks, kai tai tiesiog košmaras grupėms, kurių anglų kalbos žinios yra vidutiniškos ar kurios neturi daug laiko. Taigi taip, esame kažkiek kalti, bet kai kažkoks žurnalistas klausia tuos pačius klausimus, kuriuos jau atsakinėjome dešimtis kartų anksčiau… Žinoma, visada yra smagu atsakinėti, kuomet pats pašnekovas yra „pasikaustęs“ bei užduoda įdomius ir protingus klausimus, bet čia tikrai retas atvejis. Tačiau galiu tave užtikrinti, šis interviu yra iš kitos operos, vyruti!

Nors ir minėjau, kad jūsų naujas albumas skamba kur kas labiau kaip tradicinis juodmetalis, vis tik, nesupykite, į tradicinius metalistus nesate labai panašūs… Kaip publika dažniausiai reaguoja į jūsų muziką? Ar dažniau grojate metalo festivaliuose, ar renkatės ir kitus renginius? Ar vėlgi, laisvė čia irgi yra svarbiausias dalykas?

Būtent, laisvė yra pats svarbiausias dalykas. Mes nesame kažkokio stiliaus įkaitai. Mums patinka groti tiek prieš metalistų publiką, tiek prieš, pavyzdžiui, post-hardcore mėgėjus. Turime fanų tiek vienoje, tiek kitoje barikadų pusėje. Ir mums tikrai nusispjaut, ar priklausome kuriems nors iš jų – esame čia tam, kad parodytume savo muzikos vibracijas mūsų klausytojams. Duosiu tau pavyzdį: prieš atvykdami į „Velnio akmenį“, mes grosime „Dour“ festivalyje Belgijoje. Tai yra didelio masto renginys, bet žinome, kad jame renkasi tiek metalo muzikos mylėtojai, tiek begalės žmonių iš kitų sferų.

Į Lietuvą atvykstate debiutui. Kokie jūsų lūkesčiai? Koks apskritai jausmas/patirtis groti kažkur pirmą kartą? Ar galvojate apie tai, kaip priims jus publika, kaip jie reaguos į jūsų kūrybą, ir pan.?


Groti svečioje šalyse yra tikrai geras jausmas. Tai ne tik debiutas Lietuvoje, bet ir pirmas kartas, kuomet koncertuoti skrendame lėktuvu. Ne kartą grojome kaimyninėse šalyse, bet dar niekada taip toli. Ir mums tikrai didžiulė garbė pasirodyti vienoje scenoje tą patį vakarą su BEHEMOTH – esame dideli jų fanai, gerbiame už tai, ką jie pasiekė. Viena, ką galiu pasakyti, tai bus tikrai šaunus laikas. Mes nekantraujame pamatyti bei pasirodyti, tad, žmonės, būkite pasiruošę!

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Dernière modification par Saltimbank021 ; 04/08/2016 à 22h41.
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Vieux 13/09/2016, 16h32   #28
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REGARDE LES HOMMES TOMBER : Interview Motocultor !


C'est à l'occasion du Motocultor Festival, qui s'est déroulé les 19, 20 et 21 août dernier à Saint Nolff en Bretagne que j'ai eu l'occasion d'interviewer Jean-Jérôme et Romain, respectivement guitariste et batteur de REGARDE LES HOMMES TOMBER. L'occasion pour moi d'interroger le fonctionnement du groupe, d'éclaircir quelques mystères et de parler de symbolisme.

En ouverture de la Massey Ferguscène, la formation nantaise a clairement convaincu le public en réussissant a recréer en live l'ambiance de leurs deux albums malgré le plein air et le fait de jouer en début d'après-midi. Une prestation solide qui a attirée beaucoup de monde et que l'on retrouve dans pas mal de coup de cœurs de festivaliers.

Mes remerciements à Noémy Langlais, des Acteurs de l'Ombre (chez « Hard Rock & Vous » on vous invite FORTEMENT à jeter un coup d’œil aux groupes et au travail fourni par le label) pour l'organisation impeccable et bien entendu à Jean-Jérôme et Romain (dont j'ai renversé la bière en m'installant à l'espace interview :une entrée en matière des plus maladroite!) pour leurs réponses et leur gentillesse.

Merci de m'accorder de votre temps, et félicitations pour votre prestation, j'y étais et j'ai pris mon pied! A chaud comme ça, comment avez vous vécu le concert ?

Romain : C'était vraiment hyper bien...jouissif ! On a passé un bon moment de transe sur scène. Personnellement j'étais un peu tendu parce qu'il y avait beaucoup de monde et on voulait faire un bon concert mais ça s'est vite dissipé et la hargne a remplacé le stress, très vite !

Jean-Jérôme : C'est la deuxième fois qu'on jouait au Motocultor ! On avait pas mal d'amis, c'est un peu la maison car c'est pas loin de chez nous. Quand on est arrivé sur scène on a était surpris car la tente était vraiment remplie, il y avait beaucoup de monde. Donc oui, beaucoup de stress mais une fois que ça a était lancé on a vraiment pris notre pied et on a eu bon retour du public. Sur scène on était bien, c'était un très bon concert pour nous, on a passé un bon moment !

Votre deuxième album « Exile » est sorti il y a plus d'un an, en septembre 2015, vous en pensez quoi avec le recul ?

Jean-Jérôme : Un an après je l'écoute encore régulièrement, contrairement au premier album que j'ai du mal à réécouter. Alors qu' « Exile », même un an après je l'écoute avec plaisir. Avec le recul, je me rends compte qu'on a vraiment fait un super taff ! On a vraiment sorti un album dont on est fier. Il marche bien, on a des supers retours, les morceaux en live passent bien. Ca va faire huit mois qu'on les joue en live et on est de plus en plus à l'aise sur scène, ça se passe de mieux en mieux. On est vraiment content, à la fois du travail qu'on a fourni mais aussi des prestations scéniques. Le groupe est vraiment dans une bonne dynamique.

Vous avez enregistré « Exile » aux Studio Sainte Marte avec Francis Caste (Hangman's Chair, Kickback, Svart Crown...), comment s'est faite la rencontre?

Romain : En fait, je suis fan de son travail ! Je le suis depuis assez longtemps. On a notre ingé son qui nous suit depuis le début du groupe et qui a enregistré notre premier album. D'un commun d'accord, on a décidé d'enregistrer avec quelqu'un d'autre pour le deuxième, histoire de passer un « level » supérieur. Francis Caste était hyper réceptif lorsqu'on lui a fait écouter le premier album. C'était incroyable avec lui, le passage en studio s'est fait super vite. Ça a duré deux semaines, les prises batteries ont durées deux jours ! Dans les deux semaines, tout les instruments sont passés les un après les autres, plus le mixage, lui a continué à travailler derrière. Et humainement c'est super bien passé aussi.

Jean-Jérôme : C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience. C'était vraiment des semaines super agréables, on sentait vraiment qu'il se passait quelque chose, on sentait vraiment qu'on était en train d'enregistrer un bon album. Plus le temps avançait et plus on voyait que Francis était content de ce qu'il faisait. C'était vraiment une très bonne rencontre, la collaboration a vraiment bien marché !

C'est une question récurrente en interview, mais pouvez vous me parler du processus de composition au sein de Regarde Les Hommes Tomber ?

Jean-Jérôme : Il y a eu pas mal d'évolutions par rapport à ça justement. Le premier album, je l'ai composé quasiment tout seul...même avant que le groupe existe en fait ! Car il y avait déjà des morceaux de prêt. Du coup, j'ai fait écouter les morceaux aux gars et c'est sur cette base qu'on a commencé à faire le groupe et travailler les morceaux que j'avais déjà composé. Pour « Exile », le processus a était différent. On a fait pas mal de concerts entre le premier et le deuxième album, Regarde Les Hommes Tomber n'était plus le projet d'une seule personne mais un projet collectif, on étaient tous impliqués. J'ai commencé à apporter le squelette du deuxième album mais on s'est dit « C'est plus possible », moi je ne pouvais plus composer tout seul et je bloquais un peu. Les gars sont arrivés et on a composé de manière collective, ce qui a donné vraiment plus de richesse à la musique. Tout le monde a mis la main à la patte, c'est vraiment ce qui fait la différence entre le premier et le deuxième album. Chacun a apporté son histoire, sa patte... il y a beaucoup plus d'influences black metal par exemple.

Romain : Il y a un coté vachement plus spontané aussi.

Jean-Jérôme : Il a était composé beaucoup plus en répét' en fait.

Romain : « The Incandescent March » par exemple, on l'a composé avec Antoine dans mon salon, avec une bouteille de vin, j'avais la batterie, il avait sa guitare, il avait des riffs , on les a mis en place. Jean-Jérôme est arrivé par dessus et il a collé ses mélodies, les dissonances... tout ce qui « enrobe » un peu le truc. Du coup c'est vraiment un travail collectif.

Il y a un « mystère » que j'aimerais éclaircir : vos paroles sont créditées au nom d'Henoch, est ce que c'est quelqu'un en particulier dans le groupe, une manière de montrer que chacun y participe ou est ce un sixième membre ?

Romain : C'est même un septième membre du coup, puisque le sixième c'est notre ingé son !(Rires)

Jean-Jérôme : Oui effectivement, Henoch c'est un membre extérieur du groupe mais qui fait partie du groupe car c'est quand même lui qui pose l'univers de Regarde Les Hommes Tomber sur papier, qui écrit les paroles. Qu'il s'agisse du premier ou du deuxième album, les textes sont de lui. L'imagerie du groupe est basée sur ce qu'il écrit. C'est quelqu'un qui a une très grande culture générale particulièrement pour tout ce qui touche à l'histoire de l'antiquité et aux mythologies. C'est un spécialiste du domaine et pour lui c'est un plaisir de travailler pour nous en écrivant ces textes. C'est vraiment quelqu'un de très important pour le groupe.

Il n'a jamais était question de le faire participer aux prestations lives du groupe, d'une manière ou d'une autre ?

Romain : Non, car il ne participe pas vraiment à la musique... et puis le scribe il est dans l'ombre ! (Rires)

A sept dans le groupe du coup, ce n'est pas compliqué de gérer les agendas respectifs de chacun avec Regarde Les Hommes Tomber qui prend de l'ampleur ?

Romain : Il y a une rigueur au niveau de l'organisation, on a tous synchronisé nos agendas. On a aussi notre tourneur, Thibaut de Kongfuzi, qui nous a apporté une certaine rigueur dans l'organisation des dates. Il centralise tout ! On a aussi chacun notre rôle au sein du groupe. Par exemple Antoine, à la basse, va vraiment s'occuper de tout ce qui est booking et backline organisation des concerts. On a tous une petite tache, moi je vais plutôt m'occuper du layout / visuel. Je crois que c'est comme ça que ça marche, quand chacun à sa fonction, c'est comme ça qu'une société fonctionne finalement ! (Rires)

Jean-Jérôme : Après on est tous passionné de musique donc on fait en sorte de s'organiser avec nos boulots respectifs pour pouvoir se libérer pour les concerts, généralement on ne fait des dates que le week-end car on bosse tous à coté. On a trouvé notre rythme et ça marche bien comme ça !


Une des questions récurrentes quand on lit les interviews de Regarde Les Hommes Tomber, concerne le départ d'Ulrich votre premier chanteur. Je serais plutôt curieux de savoir pourquoi vous n'avez pas gardé Thomas, votre actuel chanteur, sachant que vous l'aviez auditionné dès le début du groupe ?

Jean-Jérôme : Très bonne question ! Effectivement, lors de nos premières répétitions on avait testé Thomas car on le connaissait déjà. C'est un gars de Nantes, il chante dans War Inside, on connaissait déjà sa valeur et on savait qu'il était très pro. Ulrich nous a contacté, ce qui nous as beaucoup surpris car on n'était vraiment inconnus à l'époque. Un gars comme Ulrich qui joue dans un groupe comme Otargos, très visible, qui marche bien etc. On s'est senti flatté ! On s'est dit qu'il allait nous apporter de l'expérience, de la rigueur et de la visibilité, donc on a décidé de tenter l'aventure avec lui.

Romain : Même Thomas, quand il a su ça, il nous a dit « Les gars laissez tomber, prenez Ulrich ! ». Quand on lui a proposé de revenir quand Ulrich est parti pour ses raisons et pour Otargos, c'était un plaisir de lui proposer d'intégrer le groupe et dès la première répét' ça s'est remis en place.

Pour être honnête, je trouve que le changement de chanteur entre vos deux albums ne s'entend presque pas. L'imagerie développée au travers des photos promos, où vous êtes souvent de dos, à contre jour ou le visage caché sous une capuche, donne l'impression que Regarde Les Hommes Tomber pourrait presque être un collectif, sans nécessité d'individualités au sein du groupe. C'est une approche volontaire de votre part ?

Romain : Oui c'est exactement ça ! C'est exactement ce qu'on recherche. Mettre la musique et l'imagerie en avant et pas les individus qui jouent derrière.

Jean-Jérôme : Quand Ulrich est parti, on n'a pas voulu communiquer dessus car pour nous l'important, c'est la musique. On ne voulait pas que ce départ pollue tout le travail qu'on avait fait et l'atmosphère autour du groupe. On voulait une transition en douceur.

Romain : On n'a jamais communiqué sur les membres du groupes donc il n'y avait pas de raison de diffuser une info comme quoi on changeait de chanteur, ça n'avait pas vraiment de sens !


Le chant en anglais c'est toujours une évidence ? Après tout votre nom est français et même une belle référence à la culture française ! (Regarde Les Hommes Tomber est le titre du premier film de Jacques Audiard).


Jean-Jérôme : On s'est posé la question, on se l'est même pas mal posée au début et finalement on a choisi l'anglais car finalement c'est la langue...

Romain : ...c'est la langue du rock en fait ! C'est la réponse un peu bateau, mais le rock c'est en anglais, et le metal, tout ce qui en découle derrière, c'est une musique plutôt anglophone et l'anglais sonne beaucoup mieux. Après, on ne s'est pas vraiment mis de barrière.

Jean-Jérôme : On s'est posé la question pour le premier album, on s'est reposé la question pour le deuxième et on se reposera la question si il y en a un troisième !

Romain : Peut-être qu'il y aura un morceau avec des textes en français, on ne sait pas.

Jean-Jérôme : Le black metal c'est une musique qui aime mettre en avant les particularités, les origines du pays dont les musiciens sont issus. On nous a souvent demandé « Pourquoi vous chantez pas en français », « Pourquoi ne pas mettre la culture française en avant »...pourquoi pas ! Ce serait encore un débat, mais oui, ça serait un beau clin d’œil à notre culture... on verra ! (Rires)

Sauf erreur de comptage de ma part, vos deux albums ont la particularité de compter chacun sept titres ainsi que des instrumentaux. C'est une habitude, un « format » que vous souhaitez garder ?

Romain : Non en fait, je pense que c'est une envie naturelle et spontanée.

Jean-Jérôme :C'est un peu une superstition aussi ! Sept titres sur chaque album.

Romain : Je pense qu'on est plus ou moins lancés là dessus (Rires)

Jean-Jérôme : On travaille vraiment beaucoup les compos et on ne se voit pas non plus sortir des albums avec dix ou douze morceaux, on préfère en sortir moins mais qu'ils soient vraiment très travaillés.

Les artworks de vos deux albums sont signés par Fortifem un studio de graphisme derrière lequel se cachent Jessica Daubertes et Adrien Havet : comment s'est fait le choix de travailler avec eux?

Jean-Jérôme : En fait on connaissait déjà leur travail par le biais d'amis qui avait travailler avec eux dans le cadre d'un projet musical : Direwolves. Antoine, notre guitariste, est de Paris et les a rencontré assez vite en fait, ils ont sympathisé et travailler avec eux s'est fait naturellement. Ils ont très bien cerné l'univers du groupe.


En parlant de l'univers visuel autour de Regarde Les Hommes Tomber, il y a une référence récurrente au mythe biblique de la tour de Babel. Vous pouvez m'en dire plus ?

Jean-Jérôme : En fait, on retrouve effectivement cette tour de Babel sur le premier et deuxième album car ça souligne la continuité entre les deux. Aussi bien dans les thèmes abordés que dans les textes, qui se suivent entre le premier et le deuxième album. Cet élément symbolise vraiment cette chute de l'Homme, cet antagonisme qu'il peut y avoir entre les hommes, qui peut les amener à s'opposer entre eux et à détruire eux même leur propre civilisation, à s'auto-détruire. C'est vraiment un symbole clé. On l'a mis sur le premier et le deuxième, on essaierai peut être de continuer à l'utiliser pour la suite.

Justement, la suite pour Regarde Les Hommes Tomber, c'est quoi ?

Romain : Des concerts, beaucoup de concerts ! Désormais, avec deux albums, on a la possibilité de vraiment varier les set-list. On se remettra à composer quand le travail du live pour « Exile » sera achevé, courant 2017 je pense.

Une dernière question pour finir cette interview, j'effectue l'interview de Fange et celle d'Amenra plus tard dans la journée, vous auriez une question à leur poser ?

(Rires général)

Jean-Jérôme : Tu nous poses une colle là !

Romain : Fange, je t'avouerais qu'on ne les connais pas du tout ! Amenra,on a fait deux dates avec eux...qu'est ce qu'on pourrait leur poser comme question...bah écoute, demande leur s'ils se mettent des cuites collectives !

Jean-Jérôme : (Rires) Est ce que ça leur arrive? Quand on a joué avec eux ils étaient un peu austères, on s'est demandé si ça leur arrivait de faire la fête !

Romain : On s'est demandé si c'était de la timidité ou si ils ne sont vraiment pas fêtard. La question ça serait : « Est ce qu'il y a moyen de faire la fête avec Amenra ? » (Rires général) Mais tu leurs précises bien que c'est amical ! (Rires)

Merci beaucoup pour votre temps !

Jean-Jérôme et Romain : Merci à toi !
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Vieux 11/10/2016, 16h28   #29
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Chaque 1er et 3e jeudi du mois, Plum' de Metal vous propose de plonger, de 20h à 21h30, dans les profondeurs insondables mais néanmoins passionnantes de la scène Metal française.
Ici point de grosse pointure Américaine, scandinave ou Indonésienne, que du bien d'chez nous. Parce que par chez nous aussi on sait faire du Metal de qualité !
Dans Plum' de Metal nous ferons donc la part belle à tous les styles de Metal en commençant par le « soft » (hard rock, heavy, stoner, sympho,&) et en allant jusqu'à l'extrême (Black, Death, Thrash,&). L'émission sera également émaillée de plusieurs rubriques (news, annonces concert, live report, album du mois et album oublié). Dans la mesure du possible, elle sera également enrichie de l'interview d'un ou plusieurs acteurs de la scène Metal locale, régionale ou nationale.

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Entrevista: REGARDE LES HOMMES TOMBER

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El sello underground francés Les Acteurs De L’Ombre Productions ha editado discos más que interesantes últimamente, principalmente de bandas de Post-Black Metal. Una de ellas es Regarde Les Hommes Tomber, cuyo nombre proviene la película francesa del mismo nombre de 1994, y que comenzó siendo un proyecto de su guitarrista J.J.S., quien compuso su debut discográfico homónimo, lanzado en 2013.
Actualmente como quinteto, lanzaron en 2015 su segundo trabajo, “Exile”, que sin dudas significó un paso adelante en su carrera, habiéndoles brindado la oportunidad de realizar una gira europea y tocar en varios festivales. A propósito del álbum, las referencias bíblicas en sus oscuras letras, y la escena Black Metal de Francia, entre otros tópicos, hablamos con el vocalista T.C. en la siguiente entrevista exclusiva de RISE!



RISE!: – Bienvenido a RISE! Cómo está todo por ahí? Dónde están ahora?


T.C.: Muy bien! Ahora estamos en Nantes, Francia… en casa. Hemos realizado un montón de shows en clubes y festivales desde el lanzamiento de nuestro segundo álbum “Exile” hace un año… tanto en Francia como en el exterior (Holanda, Suiza, Lituania, Bélgica, Alemania, etc.). Tuvimos la oportunidad de tocar con buenas bandas como Behemoth, Shining y Taake, y pasar muy buenos momentos en la gira. En el futuro cercano, haremos una gira de cuatro fechas en el Reino Unido y estaremos en el Blastfest en Noruega.

R!: – “Exile” es el primer álbum contigo como vocalista, estuviste involucrado en el proceso de composición? Qué sentís que aportaste a la banda?


T.C.: “Exile” ha sido construido siguiendo un proceso colaborativo, mientras que el primer álbum fue compuesto por una sola persona, nuestro guitarrista J.J.S. Aunque yo era un nuevo integrante, formé parte del proceso de composición como todos los demás en la banda. Conocía a los tipos desde antes, así que no fue difícil lidiar con eso: todo fue muy rápido y natural.

R!: – Este álbum es más rápido y tiene un enfoque más oscuro comparado al debut, fue esto una progresión natural o fue a propósito? Cuál fue la inspiración musical de “Exile”?

T.C.: Diría que fue una progresión natural, inspirada por los gustos de todos. La idea principal con “Exile” fue dar a luz algo que fuera opresivo y épico, algo así como un mural, para describir perfectamente los tópicos que tratamos. En ese sentido, trabajamos duro para combinar las ideas de cada integrante durante las sesiones de composición, teniendo en cuenta que debería sonar pesado y panorámico. En lo que respecta al estudio, el proceso de grabación fue muy fluido, un verdadero placer.
“Exile” fue grabado, producido y masterizado por Francis Caste (Studio Sainte Marthe, Paris), y él simplemente hizo gran puto trabajo. La textura es más densa que en nuestro primer lanzamiento, más extrema, con un sonido aplastante… exactamente lo que esperábamos.

R!: – Las letras en “Exile” tienen un montón de referencias bíblicas, cuál es el rol de estas referencias en sus letras? Podrías darnos más detalles sobre la inspiración bíblica de este álbum?

T.C.: Hablar individualmente de cada tema podría llevar horas… “Exile” se enfoca en un punto principal: La caída de los hombres, quienes son rechazados y torturados por Dios más allá de su devoción y su amor por lo divino. Este nuevo álbum retrata tanto esta caída como el nacimiento de una consciencia que lleva a los hombres a rechazar al Señor y todos los principios de adoración durante el exilio… para finalmente convertirse en sus propios dioses y “sentarse en este trono”. Pero no hay mensaje ideológico en nuestra música, solo lidiamos con estos temas de una manera creativa. Esos símbolos son intensos y resumen los conceptos que queremos mostrar en nuestra música, por eso los utilizamos. Nosotros somos ateos que contamos historias, no somos proselitistas. Los mitos bíblicos son una fuente interminable de inspiración para nosotros, pero nuestra lectura solo sirve al arte. De cualquier manera, todas las letras están relacionadas a estos conceptos, todas evocan la mitología bíblica y también tratan de problemas reales. Si leemos entre líneas, los mitos no describen algunas épocas antiguas y perdidas, sino el mundo en el que vivimos ahora. Por eso es que son tan fascinantes. Estas historias antiguas deben ser leídas así, la analogía les da su fortaleza. Han sido escritas en el pasado para describir la realidad de hoy y predecir el futuro… el calentamiento global es un buen ejemplo, ese es el efecto lógico de nuestro comportamiento, y pronto de alguna manera tendremos que lidiar con el “castigo divino” por nuestros actos pecaminosos. También podríamos agregar que el tópico del exilio es uno muy, muy actual, respecto a las migraciones masivas de gente desfavorecida que escapa de lugares desolados a lugares seguros… Como sea, estas historias son actuales. Especialmente durante estos tiempos de oscurantismo, donde el fanatismo daña a la humanidad.

R!: – Cómo se contactaron con su sello Les Acteurs de L’Ombre Productions?

T.C.: Ellos vieron un show en 2012 y nos hicieron una propuesta. Sabés? Nuestro sello está compuesto por un pequeño equipo que trabaja con pasión, y eso es lo más importante para nosotros: las cosas son hechas por amor al arte.
Les Acteurs de L’Ombre no es una industria, sino una estructura de tamaño humano. Esta gente pone una energía increíble en hacer crecer a bandas como nosotros haciendo una labor intensa de promoción y distribución. Les debemos mucho.

R!: – Dirías que Regarde Les Hommes Tomber es más una banda de estudio o una banda en vivo y por qué?

T.C.: Amamos el escenario. Aunque amamos tomarnos nuestro tiempo entre cuatro paredes para elaborar canciones en el estudio, tocar en vivo es lo que más disfrutamos… como muchos músicos, buscamos ese fuerte sentimiento de libertad sobre el escenario, es tan poderoso que no puede ser descripto.

R!: – Qué características podemos encontrar en sus shows en vivo? Qué tan importante es la parte visual de una performance en su opinión?

T.C.: En cada oportunidad queremos mostrar algo único, una especie de misa, de inmersión. Utilizamos nuestro propio sistema de luces para instaurar una atmósfera opresiva y sofocante… también mucha niebla y velas. No hablamos, la música habla por nosotros.


R!: – La escena del Black Metal francés ha estado creciendo y creciendo por algunos años ya. Por qué creés que esto ha sucedido con este género en particular más que con otros?


T.C.: Pienso que la escena del Black Metal francesa siempre ha estado ahí, solo que los medios se están enfocando en este género y mostrando algo de interés en él. La gente debe saber que siempre ha existido. Mutiilation, Nehëmah, Anorexia Nervosa son grandes bandas que lo prueban. Aunque ya no existan lamentablemente!

R!: – Cómo describirían el Post Black Metal a alguien que no sabe que es eso?

T.C.: Es solamente un término, y si alguna gente necesita nombrar las cosas, eso no es un problema. Nosotros no tenemos un sentimiento particular de pertenecer al “Post”, pienso que en realidad la gente es más relevante que el músico para calificar una corriente… no nos importa realmente el hecho de pertenecer a un género u otro, tratamos de seguir nuestro propio camino, sin pensar en las tendencias, manteniéndonos creativos.
De cualquier manera, el hecho de que nuestro país esté lleno de buenas bandas de estilo similar es algo bueno. Admiramos el trabajo de Céleste, Deathspell Omega, The Great Old Ones, Déluge, etc… cada una tiene algo especial y único. Sabés? Regarde Les Hommes Tomber está compuesto de amigos con diferentes gustos, lo cual pienso que es una verdadera fortaleza. Algunos de nosotros venimos del Black Metal puro, otros son grandes fans del Sludge y el Post Metal… La realidad es que no consideramos que un músico deba escuchar un solo género, por eso es que nuestra música es una mezcla de varias influencias. Confiamos en el poder de la diversidad para construir nuestro sonido. No tenemos influencias “directas”, pero escucharnos puede evocar a bandas como Drudkh, Amenra, Wolves In The Throne Room, etc… de nuevo, construimos nuestra música sin pensar en el modelo “Post”, simplemente buscamos la mejor manera de lidiar con nuestros conceptos.

R!: – Cuáles son sus proyectos paralelos en este momento y cómo difieren de Regarde Les Hommes Tomber?


T.C.: Le damos importancia a mantener algunos secretos, por lo que no queremos revelarlo, perdón. Queremos que la gente considere a Regarde Les Hommes Tomber como una entidad, no como una suma de individualidades. Más allá de que tocar en esta banda no es tan diferente que tocar en nuestros proyectos paralelos… a pesar del hecho de que hacemos más shows! Nantes (la ciudad en la que vivimos) siempre ha tenido una escena activa… eso da la oportunidad de tener una próspera actividad underground en nuestra ciudad, una especie de orgullo. Todos venimos de esta escena subterránea.

R!: – Cuáles son sus planes para el futuro cercano?

T.C.: Tocar en el extranjero, una y otra vez! Desde el punto de vista artístico, no tenemos “planes”. Intentamos caminar por nuestro propio sendero… un tercer capítulo será lanzado algún día, pero en este momento no le damos prioridad a la composición. Solo queremos tocar en vivo, en Francia y otros países.

R!: – Muchas gracias por la entrevista! Este último espacio es para que digan lo que quieran a los lectores de RISE!

T.C.: Espero que hayan disfrutado de “Exile”, nos vemos algún día en Uruguay! À très bientôt!



DISCOGRAFÍA DE REGARDE LES HOMMES TOMBER

Regarde Les Hommes Tomber – 2013
Exile – 2015

Tags: black metal, black metal francia, french black metal, post black metal, regarde les hommes tomber
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