IN CAUDA VENENUM, HEIR, SPECTRALE Split album - Les Acteurs de l'Ombre

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LADLO Productions Les Acteurs de l'Ombre Productions : le label

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Vieux 21/07/2016, 15h53   #1
Blandine
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Par défaut IN CAUDA VENENUM, HEIR, SPECTRALE Split album

Scholomance webzine, FR

http://www.scholomance-webzine.com/2...enum-heir.html

On vous avait déjà parlé d'Emanations, cette division des Acteurs de l'Ombre lancée l'année dernière, et dont trois signatures s'allient cette année pour un split à paraitre le mois prochain. Comme toujours, le label a mis l'accent sur la qualité et la singularité de ces formations que sont In Cauda Venenum, Heir et Spectrale.

L'agencement des différentes contributions à ce disque lui donne une allure de collaboration plus que d'un simple split; les morceaux interagissent bien les uns avec les autres, sans que l'auditeur remarque des contrastes trop importants entre ces univers qui, de cette manière, se complètent davantage. Cela est d'autant plus remarquable que Spectrale n'officie pas du tout dans une musique extrême, lorgnant même vers le classique et privilégiant un art contemplatif qui raisonne dans les passages acoustiques que nous offrent le Post-Black Metal de Heir, dont les trois titres de la première démo parue plus tôt cette année ont été carrément intégrés à ce split. Quant à In Cauda Venenum, ils proposent une interprétation de "Laura Palmer's Theme", un morceau de Angelo Badalamenti issu de la bande originale de Twin Peaks, la célèbre série réalisée par Mark Frost et David Lynch dans les année 1990. Le personnage emblématique de la série est d'ailleurs représenté sur la pochette, une huile sur toile de Jeff Grimal, membre de Spectrale mais aussi guitariste/vocaliste de The Great Old Ones, autre signature emblématique des Acteurs de l'Ombre; cet écho semble mettre en évidence la relative unité conceptuelle qui émane de cette oeuvre raffinée.

Toujours concernant les visuels, l'intérieur de l'objet comporte une "illusion" de Bridget Riley, figure de proue de l'Art Optique, un mouvement né dans les années 1960 et qui met en avant des figures géométriques dans le but de solliciter davantage le corps que l'esprit, pour que la vision spectateur soit "absorbée"par elle. Tenons nous donc prêts, au même titre qu'un spectateur d'une telle oeuvre, à être absorbés auditivement.

Le duo Spectrale, formé par les guitaristes Jeff Grimal et Jean-Baptiste Poujol, nous introduit dans cet univers coloré où la lumière jaillit de toute part; les trois pièces acoustiques qui nous sont proposées ici sont d'une durée relativement courte par rapport au reste du split mais elles n'en demeurent pas moins intéressantes. Ce sont d'ailleurs les morceaux où l'on ressent le plus cette atmosphère ésotérique que tant de groupes de Black Metal recherchent avec plus ou moins de succès, et c'est parfois avec les outils les plus simples que l'on atteint les plus hautes sphères. L'intitulé du projet fait référence à l'espace et ses manifestations cosmiques, deux des morceaux portent d'ailleurs le nom d'amas stellaires - comme son nom l'indique, Sagittarius A provient de la constellation du Sagittaire - ou d'étoiles - Al Ashfar est le nom qu'on donne à une étoile présente dans la constellation du Lion -. Des spectres lumineux, ou ceux produits par les ondes radio, sont une source d'inspiration évidente pour ces artistes dont la musique devient un outil transcendant exprimant ce qui dépasse notre simple dimension. Si je devais citer un morceau qui m'a particulièrement marqué, celui-ci serait le titre 'Al Ashfar', le plus diversifié et celui qui offre le plus de surprises, et cela grâce à des motifs de guitare presque contemplatifs, qui deviendraient folk sans l'ajout d'une guitare électrique dissonante ajoutée pour l'occasion, avant que cette tension s'estompe pour nous faire re-sombrer dans un repos méditatif.

Bien que des passages directs nous soient offerts par Heir et In Cauda Venenum dans leurs moments les plus tumultueux, dans son ensemble ce split met en avant des atmosphères très recherchées, que ce soit au niveau des instruments utilisés que de la structure des compositions. La ré-interprétation de "Laura Palmer's Theme" fait appel au violoncelliste Raphaël Verguin (Psygnosis) dont l'instrument demeure omniprésent dans ce long morceau, se révélant précieux dans l'expression de la mélancolie. Il remplace les habituelles lead guitars pour apporter à cette pièce d'une quinzaine de minutes, une profondeur et une chaleur qu'aurait pu difficilement égaler l'instrument à six cordes, tout en restant dans l'esprit symphonique du thème original. Composé en hommage à l'actrice Catherine E. Coulson décédée en 2015, 'Laura Palmer - Agonie à Twin Peaks' est une version intéressante de l'oeuvre d'Angelo Badalamenti dans la mesure où il lui rajoute dynamisme et agressivité, lui donnant un autre relief et un son plus radical.

Heir, le dernier groupe qui nous intéresse ici, est sans doute l'entité qui insiste le plus sur la puissance du Black Metal, tout en restant dans une veine assez atmosphérique. En fait, le Post-Black Metal des Toulousains alterne entre des moments percutants, très entrainants, et des passages aux accords dissonants influencés par des riffs typés Sludge qui inspirent le déclin et des passages rythmiques typés Hardcore. À cela s'ajoute des plages méditatives et acoustiques, je pense par exemple à la magnifique introduction de 'Descent', inspirant calme et quiétude avant la tempête de désespoir, un schéma répété avec la même efficacité sur 'Upon the Masses'. Les lignes mélodiques et les solos des guitares m'ont fortement séduit, apportant aux morceaux leur puissance émotive ils n'ont strictement rien à envier aux valeurs les plus sûres du Post-Black Metal. Heir est le groupe qui offre ici la plus grande diversité, et devient une sorte de pont entre Spectrale et In Cauda Venenum au sein de ce split, permettant ainsi au disque d'acquérir son homogénéité.

Tous formés récemment, ces trois groupes français se distinguent par la profondeur et la puissance de leurs mélodies, entre onirisme, ésotérisme et mélancolie. On observe un apport mutuel entre ces groupes, dont les morceaux ne se suivent pas tels un player aléatoire, mais deviennent des éléments indissociables de ce qui les précède et leur succède. Un disque à savourer encore et encore !
_________________________

T.
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Vieux 26/07/2016, 11h40   #2
Blandine
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http://totallybiased.be/2016/07/22/i...ectrale-split/

love split releases. They give you an easy way to discover new bands, and most of the time I pick them up when I know one of the bands, so the rest is a fun surprise! This is an even rarer beast : a three-way split, between bands I’m not entirely familiar with, although I do know The Great Old Ones, whose frontman is the main man behind Spectrale. But since it’s being released on Les Acteurs De’l Ombre, I decided to check it out.

Since there are three bands, I’m going to give you my impressions of every band .

In Cauda Venenum have only one track on this release. But, at 15 minutes long, they are forgiven. Especially since they reimagined Laura Palmer’s Theme by the great Angelo Badalamenti. This song, as you might know, is from the Twin Peaks soundtrack, and being a big Twin Peaks fan myself, I was very curious how they went about doing this. Saying it would be better would be sacriligous, and I don’t want angry letters, but they have made this into something of pure beauty. The brilliant thing they did here is make harsh black metal and use a cello to add extra atmosphere and melancholy. The result is outstanding. These guys clearly know how to look outside the box, and I predict a great future.

Next up is Heir. They contribute three tracks, just like Spectrale. They have a very post rock feel to them, greatly playing with build-up and weird time signatures, giving their black metal a unique feel. Especially Upon The Masses gives me this Mono, Amen Ra, Altar Of plagues vibe, which is never a bad thing offcourse. Their influences seem to be very diverse, and this alone makes them interesting, and they already sound very much as their own band.

Last but not least, we have Spectrale. Maybe the odd one out on this release. They make acoustic instrumental music. Now, in my book, that can quickly get boring. But these songs have so much atmosphere, so much depth, and most of all, a ridiculous amount of musicianship. It’s beautiful to listen to, and actually works really well in between all the other black metal tracks. It’s astounding to be honest, since black metal is a genre that really demands your atttention, that the beauty of these tracks still comes out really well.

I’ve chosen not to choose a favourite track, since these bands are all different, and the album isn’t released yet, so I couldn’t go on youtube and search for them anyways.

But go check all these guys out. They all bring something unique and different to the table, and this release showcases this really well. Another standout release by a standout label. Don’t sleep on this one, it releases August 19.


88%
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Vieux 28/07/2016, 14h51   #3
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https://heidnir-webzine.com/2016/07/...ctrale-split/à
In Cauda Venenum / Heir / Spectrale –*Split

by*Maxime*

Après la réédition de deux EP de Wildernessking, une deuxième sortie verra le jour cet été chez Emanations, la division du label Les Acteurs de l'Ombre Productions. Il s'agit d'un album split qui est le fruit de l'astucieuse collaboration de trois groupes français somme toute assez jeunes, In Cauda Venenum, Heir et Spectrale. Ces derniers pratiquent un black metal aux influences post-rock assez prononcées, et le curieux projet sera disponible dès la fin du mois d'août.

La structure du split captera facilement votre attention dans la mesure où le nombre de titres laissés à chaque formation est quelque peu surprenant, du moins au début. En effet, si Heir et Spectrale ont chacun apporté trois pierres à l’édifice, In Cauda Venenum, en revanche, ne se voit attribuer qu’un seul morceau, et pour cause. Il s’agit là d’une interprétation du thème de Laura Palmer, provenant de la bande originale de Twin Peaks. Ces quelques subtilités, couplées à un album ouvertement atmosphérique et, à certains égards, acoustique, nous offrent une production douée d’une fraîcheur incomparable. Si chaque formation a une approche différente de la musique qui est présente sur ce split, il convient de tout traiter dans son ensemble, car les groupes sont très complémentaires, et il serait de toute manière fort réducteur de qualifier leurs performances respectives de manière individuelle.

Si vous connaissez un minimum ces trois formations, vous n’êtes pas sans savoir que leur musique se situe plus ou moins dans le même registre de post-black édulcoré. Il ne s’agit pas là d’une critique, ce sous-genre est une bouffée d’air frais bienvenue, alors que la course à la violence et à l’occulte fait rage. Simplement, sachez que le puriste convaincu que vous êtes pourrait ne pas apprécier cet album à sa juste valeur. Néanmoins, si vous avez un penchant prononcé pour les évolutions atmosphériques du black metal, vous saurez vous laisser porter par le voyage presque onirique proposé par les trois formations françaises. Même si la musique de Heir semble plus sombre que celle de Spectrale, ou encore si le thème de Laura Palmer ne vous paraît pas indispensable, voire superflu, vous avez tout faux. Chaque morceau est comme l’engrenage d’une efficace mécanique. Il est vrai que l’on passe aisément d’un titre acoustique à un titre plus brutal, mais cela fait finalement partie de la richesse de ce split. Vous êtes en droit de penser qu’un titre tel que «*Al Ashfar*» ne saurait avoir sa place sur un album de black metal digne de ce nom, mais le fait est que cette variété est justement la force de l’album.

Il subsiste dans cet album un mariage admirable entre les douces interrogations et les sombres velléités qui sont propres au black metal. Le travail fourni par les trois formations est tel que cet album split fait office de production révolutionnaire au sein d’un genre musical qui peut se montrer très systématisé. On appréciera la conception qui a presque été réalisée sans faute, car nous avons malgré tout devant nous des formations qui ne sont actives que depuis peu. On distingue, déjà, un certain savoir-faire dans leur musique. Cela n’est sans doute pas étranger, pour ce qui est de Spectrale, à la présence de Jeff Grimal (The Great Old Ones), qui n’en est pas à sa première prouesse en la matière. In Cauda Venenum nous avait déjà gratifié d’un excellent album l’année dernière, la formation poursuit ainsi, tout comme Heir, dans la lignée de sa première démo (d’où proviennent, d’ailleurs, les titres du split), sa progression et son ascension des échelons au sein de la scène black française.

L’album split verra le jour sous la forme d’un CD tiré à 600 exemplaires le 19 août prochain et contentera, non sans mérite, les adeptes d’un black d’un genre nouveau, à la fois doux et contemplatif, mais pas exempt d’une bonne dose de fougue qui s’adapte parfaitement au travail acoustique qui a été réalisé pour sa conception. Il s’agit là d’un split qui pourrait rapidement devenir indispensable à toute personne se revendiquant un minimum sympathisant de la vaste secte que l’on pourrait associer au post-black. Déjà un classique.
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Vieux 28/07/2016, 15h01   #4
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Metaloddities

http://metaloddities.canalblog.com/a.../34110428.html

Les Acteurs de L’Ombre Productions -*Post BM/ Post Rock Atmosphérique -*France -*18 Août 2016 -*7 titres – 50 minutes
On va dire qu’il ne faut pas, que le copinage c’est pas bien, bla, bla…Mais je m’en fous, d’une parce que je ne connais personne chez eux, mis à part des noms qui signent des mails, et aussi parce que je fais ce que je veux et que mes accointances éventuelles n’ont jamais dicté mon opinion. Amis, potes, relations, peu importe, lorsque la musique est bonne, je le dis.*Et lorsqu’elle est pratiquement toujours bonne, même sans l’aval de Jean-Jacques, je le signale, et je l’écris, noir et fort.

Oui, j’ai un énorme respect pour les productions des Acteurs de L’Ombre, parce que ce sont des esthètes, et pas des marchands du temple. Ils ont des exigences, ne signent pas n’importe qui, et préfèrent proposer des œuvres ambitieuses, signées par des groupes qui ne le sont pas moins. Voilà, c’est dit, et maintenant, refermons la parenthèse.

*Les Acteurs de L’Ombre, ce sont des CDs soignés, à la musique en parfaite adéquation avec un artwork précieux. Mais c’est surtout l’assurance pour un journaliste, et surtout pour un éventuel public de poser ses oreilles sur quelque chose de différent.*En témoigne cette dernière réalisation, qui sera disponible en août de cette année, version digipack léché à la pochette sublime, triptyque de carton recélant une musique en pierre précieuse. Mais cette fois-ci, les projecteurs ne seront pas braqués sur un groupe en particulier, mais sur trois. Car nous parlons bien d’un split ici, qui une fois encore rassemble des représentants de notre beau pays, cette France qui n’a de cesse de nous bousculer musicalement, et de proposer des options innovantes et surprenantes.

*Par ordre alphabétique, IN CAUDA VENENUM, pour une collaboration avec le violoncelliste Raphaël Verguin (Psygnosis, Xevnnizh), HEIR, et son mélange de BM et de Post Rock absolument fascinant, et SPECTRALE, le projet solo de Jeff Grimal des essentiels THE GREAT OLD ONES, accompagné de Jean-Baptiste Poujol.

Trois groupes/artistes/projets à part, offrant des panoramas étendus et une musique aussi complexe que viscérale, dans un ballet de douceur et de violence qui n’a pas fini de vous faire tourner la tête. Mais perdre ses repères et avancer à l’aveugle en se basant sur ses autres sens, c’est aussi ça l’essence de la musique non*?*

Le timing est partagé, comme pour tous les splits, et si HEIR et SPECTRALE ont opté pour un format court leur autorisant trois occurrences chacun, IN CAUDA VENENUM a opté pour un projet plus développé et surtout, hautement risqué. Alphabet oblige, c’est donc par eux que je vais commencer.*Selon leur page Facebook, ce groupe né en 2010 propose une sorte de Black Metal dilué dans un feeling Post Rock. C’est constatable sur leur premier LP éponyme, constitué de deux pistes de plus de vingt minutes, mais encore plus avec l’unique pièce qu’ils proposent ici, «*Laura Palmer, Agonie à Twin Peaks*».*Ils ont en effet choisi d’adapter à leur sauce la fameuse suite d’Angelo Badalamenti, qu’on pouvait trouver sur la BO éponyme, en la traduisant dans leur langage aussi abrasif que mélancolique.

Destinée à exprimer la fragilité et le désespoir du corps d’une adolescente morte retrouvé sur la berge, cette longue progression reprend donc le thème magistral de Badalamenti en l’insérant dans un contexte purement Post Black qui se joue des harmonies et les transcende de sa violence explosive et pourtant si délicate. La transposition était hautement risquée, le résultat est pourtant à la hauteur des ambitions affichées. Bien évidemment, réduire le split à ce morceau serait profondément injuste envers les deux autres groupes, mais je dois reconnaître qu’elle en représente en quelque sorte le point d’orgue, tant les IN CAUDA VENENUM ont réussi l’impossible, sans tomber ni dans l’excès ni dans le grotesque. Puissance phénoménale, ambiance moribonde et pourtant porteuse d’espoir, c’est une réussite bluffante qui confirme tout le bien que leur premier album avait laissé pressentir.*

Du côté de Toulouse, HEIR, les débats sont tout aussi personnels, mais c’est avec trois segments originaux qu’ils ont choisi de se présenter.*Evoluant toujours dans un registre Black modifié, L.H (chant), D.D (batterie), F.B (basse), M.D et M.S (guitares) ont débuté leur carrière l’année dernière, et nous offrent sur ce split l’intégralité de leur premier EP paru en mars 2016.

Celui-ci se dévoilait sous un splendide artwork inspiré de «*L’Homme Dieu*» de Jean Delville, et offrait donc trois pièces, «*Descent*», «*Under The Masses*» et «*Sectarism*», subtil mélange de BM vraiment très agressif et de Post Rock apaisé. L’équilibre est presque parfait, même si la violence instrumentale est palpable, et le Black des Toulousains va puiser aux racines même du genre pour développer un concept de traduction contemporaine, retranscrivant l’esprit des origines aux velléités de crossover actuelles. On peut évidemment parler de Post Black, mais leur musique va plus loin qu’une simple contemplation, et ose les paradoxes avec une franchise avouée et appréciable.

A vous de choisir votre morceau préféré, mais vous pouvez tout aussi bien prendre l’ensemble, puisque les qualités sont évidentes d’une chanson à l’autre. Ambiance étrange et cotonneuse, parfois haineuse, souvent misanthropique, arrangements sobres mais de bon goût, c’est une révélation qu’il conviendra de suivre avec grande attention à l’avenir.*

Le cas SPECTRALE est éminemment différent. Projet né de l’imagination fertile de Jeff GRIMAL des THE GREAT OLD ONES, il s’envisage comme un voyage aux confins de la mélodie et des styles, et ne se fixe pas sur un genre en particulier.

On savait Jeff polyvalent et versatile, il le prouve en duo avec Jean-Baptiste Poujol, et nous étale trois morceaux (différents de ceux qu’on peut trouver sur le Bandcamp du groupe) qui se complaisent dans un assemblage de couleurs pastel, proposant des mélodies éthérées, des climats apaisants ou grondants, sans tomber dans l’Ambient stérile ou le Post Rock contemplatif. Inutile de chercher à accoler une quelconque étiquette sur ce projet puisqu’il s’en est affranchi dès le départ, il vaut mieux l’apprécier pour ce qu’il est, une tentative de liberté musicale absolue qui enchante, envoute de ses harmonies et de ses textures, un peu à la manière de THE OCEAN en version plus épurée.*Trois titres qui se démarquent clairement les uns des autres, avec une grosse emphase mélodique sur le troublant de pureté «*Al Ashfar*» à la superbe acoustique océanique. Difficile de faire plus varié dans une approche aussi ouverte, et pourtant, les trois segments de SPECTRALE sont d’importance, et permettent à ce split d’ouvrir encore plus de possibilités.

*Trois artistes/groupes qui bénéficient d’une exposition largement méritée, et qui peuvent présenter leur univers personnel tout en contribuant à une osmose générale. Un beau passage en revue de notre force créative nationale, le tout emballé dans un packaging soigné qui transforme cet essai en œuvre d’art intégrale. Encore un beau pari remporté par les Acteurs de L’Ombre, qui n’ont de cesse de traquer la créativité là où elle est. Et comme ils n’ont pas besoin de chercher bien loin intra-muros, attendez-vous à d’autres sorties de cette envergure.
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Dernière modification par Saltimbank021 ; 05/08/2016 à 02h36.
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Vieux 28/07/2016, 15h19   #5
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amboss mag , germany

http://magazin.amboss-mag.de/in-caud...t-black-metal/

Mit dieser Scheibe liegt mir eine Split dreier Bands vor, die mir allesamt unbekannt sind. Herauszufinden ist, dass alle 3 aus Frankreich stammen.

SPECTRALE eröffnen die Split. Instrumentale Gitarrenmusik lädt zum Träumen ein, das Ganze ist recht sphärisch ausgelegt. Einer der beiden Gitarristen ist als Klampfer und Sänger bei den von mir hoch verehrten The Great Old Ones dabei. Wer diese Band kennt kann zumindest ansatzweise erahnen wohin die Harmonien gehen. Auch Track 4 und 6 gehören der Band. Zwar keine leichte Kost, ich finde es aber sehr ansprechend. Falls es von den beiden mal ein Album geben sollte, werde ich auf jeden Fall reinhören. Mir gefällt es sehr gut.

Track 2, 5 und 7 gehören HEIR. Einer Band aus Toulouse, die es erst seit letztem Jahr gibt, die aber auch schon eine EP vorweisen können. Eine Mischung aus Black Metal und, na ja, den angekündigten Sludge kann ich so nicht wahrnehmen, schlägt mir entgegen. Nachdem ich jetzt einige Bands besprechen durfte, muss ich sagen das mir der moderne französische Black Metal immer mehr zusagt und wesentlich interessanter ist, als die ewige Wiederholung des guten alten True Norwegian Krams, der mir aber auch gefällt. Aber die Vermischung mit anderen Stilen, die den TRVE-Anhängern wahrscheinlich ein Graus sind, können manchmal Abgründe erzeugen, die die x-te Auflage des alten Krams nicht mehr hinbekommt. Lange instrumentale, recht ruhige Parts entführen zwischen höhenlastig zischenden Geschwindigkeitsattacken in eine fast meditative Besinnung um dann direkt in einen Blast zu wechseln, der dadurch noch krasser wirkt. Wirklich interessante Band, bleibe ich dran!

IN CAUDA VENENUM fügen nur einen Song bei, der dauert dafür allerdings gleich 15 Minuten und der für Serienjunkies recht interessant sein dürfte. Der Song heißt „Laura Palmer, Agonie á Twin Peaks“. Eine eigene Intrepretation von Laura Palmer´s Theme vom Soundtrack von Twin Peaks. Ein Tribut an Catherine E. Coulson, die letztes verstarb und Margaret “The Log Lady” Lanterman verkörperte. Ein langes Stück Black Metal, welches durch mehrere ruhigere Unterbrechungen aber nicht zu lang wirkt. Leider habe ich mit der Serie keinerlei Erfahrungen und kann über die Umsetzung nichts berichten. Der Song gefällt aber! (hendrik)
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Vieux 03/08/2016, 18h35   #6
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El Corte , magazine


Un Split EP 7 tracks con 3 propuestas Black Post / Avant Garde en la simple cuenta podrá parecer escaso, pero su exponencia es más que suficiente: Spectrale (Ambient Atmospheric, instrumental y experimental; con la primacía de una guitarra acústica desgranando Folk; Sagittarius, Al Ashfar y Crépuscule), Heir (Post Black, un intercambio constante desde la desolación casi incidental hasta torrentes abrasadores de blasts con una voz que es como un lamento grunt; Descent, Upon The Masses y Sectarism) e In Cauda Venenum (un corpóreo Black Atmospheric, de pocos vocals pero desgarradores en una única y múltiple canción -Laura Palmer: Agonie à Twin Peaks-). Lo breve, si bueno, aquí tres veces bueno.
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Vieux 04/08/2016, 17h04   #7
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Apochs , webzine , USA

http://www.apochs.net/incaudavenenum...ectrale-split/

4,5/10

Emanations Records is a subdivision of the french underground experimental black metal label Les Acteurs de l’Ombre Productions. This is where we find the brand new split release between relatively fresh acts In Cauda Venenum, Heir, and Spectrale, all hailing from Emanations’ home country. The release brings together the atmospheric to the sludgy across seven tracks, three a piece save for In Cauda Venenum who only gets one due to the track’s length. But will this digisleeve turn newcomers into fans, or will it only turn them off given the placement of the performances themselves?


Yes, this split release does change things up a bit by offering some sort of context to the flow of material, or so it seems. Unlike a traditional split release where each band gets x amount of tracks or time and all performances are lumped together by band, this one shuffles them around in a way that feels as though the goal was to have some sort of concept going into it. Whether that was the actual intent or just a decision to go have one song from each band play then repeat until done, this approach remains a noble attempt to make it stand out, but one that doesn’t really pay off due to the bands picked to adorn the effort. While all three do share some similar traits to make this feel like a full-length with a good amount of variety, some of the contributions both clash and just pale compared to the others.

Take opening track “Sagittarius A” by Spectrale for example. The mixture of beautiful acoustic chords with a nice rumble in the background weaves an astral setting that leaves you floating amongst the stars with a growing burden being placed upon you as the music becomes thicker or distorted dialogue that sounds extra terrestrial kicks in around the minute-and-a-half point. This all concludes with radio static and some classical music lost within it. From here, the group’s folk side begins to show, primarily in “Al Ashfar”. The minstrel-like guitars of the first half weave a scene of a picture perfect sunny day that will instantly warm your heart until the second half rolls on with dire urgency, as if a nightmarish storm suddenly appeared overhead. Finally there’s “Crepuscule” which is more in line with the last half of that song, though a little more on the depressing side at times.

While “Sagittarius A” makes the perfect introduction piece to dive head first into a full-length, the following “Descent” by Heir feels more like an interlude piece than anything that not only kills momentum early, but just isn’t really that good a song. The slow-moving start and raspy growls work hard to create an unsettling atmosphere for just under the first two minutes before kicking in with another brief build for roughly thirty seconds. It all just seems like something you would hear from an alternative metal group (in fact you’ve probably heard the same tactic from many a radio friendly group in the past) that didn’t quite set up expectations well before hammering home some crossover thrash influence to the mix that works a lot better. Sadly, about four minutes in, the solid drums and infectious bass lines give way to slower, somber material that halts things once more, leaving the far more violent mixture of blast beats and grooves towards the end far from memorable as you sit and wait for the amateurish composition to finally reach its end and welcome In Cauda Venenum‘s only contribution to this split.

And this is where the recording really begins to pick up, and not just for the fact that it’s the band’s interpretation of “Laura Palmer’s Theme” by Angelo BadalamentiTwin Peaks television series. Yes this nearly fourteen-and-a-half minute performance does boast a lengthy introduction as well, but the slow build here actually pays off. This atmospheric piece takes its time to weave an emotional presence that suits the earlier astral tone created by Spectrale perfectly thanks in large part to the soft cello at just the right volume level to feel like an accompanying piece instead of the dominant support beam of the structure. There’s a great mixture of passion and aggression on display, the former coming through more during the slower bridges with or without additional elements like an audio sample allowing dialogue to play over what feels like blackened chamber music. Much of the song seems to bend to these whims until the end when the fiery material is joined by said cello for quite the dramatic and powerful climax to a dismal closing.

But, getting back to Heir, while “Descent” is pretty much a deplorable train wreck, the other songs simply aren’t. “Upon the Masses” doesn’t really start out too strong, but as the track is allowed to expand it becomes a solid display of the atmospheric fire their home country has become known for. Cautiously building with slower segments strewn in like moments of inner reflections and eerie realizations, the progression made leads to an explosive climax that just lashes out with blistering drums and furious fretwork that act as the unleashing of the frustrations being pent-up between the bouts of silence, all leading to the moment of clarity that is a sludge break to wrap things up. And finally you have “Sectarism” which, aside the spoken word audio sample played, is about the same as “Upon the Masses” as far as structuring goes, though not quite as good.

All of that said, this is just one weird split due to two major problems. The first is that the tracks are placed about in a way that makes the start seem like the introductory tracks from Heir and Spectrale were put back-to-back instead of allowing each to show off their wares in a way that felt fluid for those short times, something that ultimately does feel detrimental to the recording as a whole while you bounce around from one quality or approach to another and not be allowed the time to soak in what the three acts actually bring to the table. The second is Heir‘s contributions as a whole, which are just not on par with the other two groups. Don’t get me wrong, the last two songs of theirs are still pretty good, but with exception to “Upon the Masses” they just don’t share the same quality or atmosphere, feeling more like mild speed bumps on a beautifully paved aural highway with lavish landscapes highlighted by the cosmos at times. While one must applaud Emanations for trying something different with the track list, the diversity and musical ability between the bands in question simply couldn’t support whatever reason behind the choice, making this split more of a struggle to sit through than it ever should have been.
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Vieux 05/09/2016, 16h27   #8
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Par défaut chronique radio sur RJR (Radio Jeune Reims) émission Filosofem

"Il ne s'est pas rien passé pendant ces deux mois de vacances dans l'univers BM, la route des festoches et les annonces délicieuses dont on parlera plus tard en sont la preuve. Pendant que vous vous doriez la pillule ou mélangiez votre sueur dans un pogo bin y'en a qui ont bossés, et c'est le cas des Acteurs de l'Ombre Productions que vous avez pu retrouver sur différents fests comme au motoc' et récemment au Fall of Summer.
Cet été avec leur subdivision Emanations est sortit un split avec Spectrale, Heir et In Cauda Venenum. Après plusieurs écoutes approfondies il est temps pour moi de vous faire un rapport de la prestation de chaque groupes sur ce split dont l'artwork a été réalisé par le talentueux Jeff Grimal qu'on retrouve sur Spectrale mais aussi The Great Old Ones.

Commençons avec Spectrale d'ailleurs, Composé de Jeff Grimal et de JB Poujol c'est trois morceaux acoustiques que la formation propose. Spectrale enrichie le split de part des atmosphères sombres et relaxantes voir méditatives comme sur Sagittarius A qui ouvre le bal. Une prestation alléchante qui donne envie d'écouter un album complet. Spectrale sait allier la froideur du black metal avec les sonorités d'une guitare classique et c'est ce qui fait son talent.
C'est au tour de Heir, groupe toulousain qui délivre sur ce split les trois morceaux de leur premier EP asservi.
Même si la qualité de la production sonore fait un peu tâche par rapport aux deux autres groupes la technicité et la maîtrise reste bonne, oscillant entre black metal pur et dur avec des touches post-rock, une ambiance mystique est bien présente ce qui pourrait dans un futur proche apporter au groupe une âme puissante qui manque un peu pour le moment. Mais bon on leur en veut pas puisque se sont 3 premiers morceaux tous neufs qui restent agréables à écouter.
Les sceptiques penseront cependant que ce groupe ne se démarque pas vraiment des autres du genre mais étant un grand amateur de ces mélodies on se retrouve aisément conquis par les changements de rythmes opérés sur des morceaux tel que Upon The Masses qui reste celui que je préfère de cette prestation qui éveille ma curiosité.

On termine avec In Cauda Venenum, qui à l'occasion de la diffusion en 2017 d'une saison 3 de la série Twin Peaks, a repris un de ses thèmes pour en faire un morceaux de post-black metal torturé et mélancolique comme sur leur premier album éponyme. Ce morceaux de 14 minutes est selon moi la pièce maîtresse du split, l'agonie de Laura Palmer y est parfaitement représentée, on revoit aisément certaines images de la série que je vous recommande vivement.
Gros plus sur ce morceaux : le violoncelle qui résonne tristement à nos oreilles comme une larme qui perle sur la joue d'une femme.
Même si la musique est un thème le chant est bien présent puisque le groupe a écrit quelques mots que je vais vous lire : « Laura, personne ne t'entend. Ce sourire, asphyxiant, ce souffle, menaçant, usée, blanche, pour occulter l'horreur, le cauchemar d'une enfant, hurle, morte, enfant vide, larme sèche, usée, hurle, morte, enfant, femme usée, unifiés dans les bois sylvestres, communion blanche pour ausculter l'horreur, ravisseur d'innocence, mais qui est le plus noir ? Ni respect pour la terre, ni respect pour le corps, ni respects pour le nid, ni respect pour la vie, laura tes peurs, tu vois clair cette chambre rouge. »

Je vous propose d'écouter maintenant Agonie à Twin Peaks, d'In Cauda Venenum, sur RJR."

Vladimir
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Vieux 06/09/2016, 21h45   #9
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9/10

Les Acteurs de l’Ombre, exceptionnel label qui fait régulièrement découvrir au public orienté post-black metal les joyaux (principalement) français du genre, nous a encore fait une belle surprise cet été.
Il faut dire que la création de la subdivision Emanations induisait de fait un panel plus large encore de groupes et d’expérimentations musicales à partager.

C’est donc le mois dernier qu’Emanations nous a présenté un split, composé de trois groupes pour sept morceaux, qui en aura fasciné plus d’un… et notamment les fans de l’extraordinaire série culte Twin Peaks.

Pour évoquer le contenu de ce split, j’ai choisi de m’intéresser à chaque groupe les uns après les autres, dans leur ordre d’apparition.

SPECTRALE est ainsi le duo, composé de Jeff GRIMAL (The Great Old Ones) et Jean-Baptiste POUJOL, qui ouvre le split.
Si ce groupe ne représentait pas une découverte en tant que telle pour moi, dans la mesure où je suis l’art de Monsieur Grimal sous toutes ses formes depuis mon coup de cœur pour le chef d’œuvre My Love for the Stars (Cthulhu Fhtagn), j’ai été saisie par la beauté et la profondeur des titres présents sur le split mais également par les souvenirs personnels que ceux-ci ravivent.

Le premier morceau, Sagittarius A, me ramène en effet dans mon enfance et mon adolescence… derrière mon PC, à jouer à Diablo/Diablo II. Clairement, ce titre me fait penser aux compositions acoustiques de Matt Uelmen : Sagittarius A a tout d’un thème qui aurait pu se greffer à un niveau de jeu de la trilogie, dans un cloître sombre, dans un dédale de couloirs étroits et tortueux… L’atmosphère froide du morceau et la répétition des riffs semble transparaitre une émotion de peur paranoïaque absolument fascinante.

Le second morceau de Spectrale est foncièrement différent : il a ce côté onirique apaisant qui donne un souffle agréable au split. Il faut dire qu’il me fait penser à des mélodies d’Eddie Vedder dans la bande originale d’Into the Wild. C’est ainsi que toute la première partie du morceau m’apparait comme un paysage sonore de terres étendues solitaires... avant de me surprendre en me donnant l’impression que la guitare acoustique est tombée entre les mains du magicien pacifique John Butler (à l’heure où il était encore inspiré) alors que le morceau s’élève, par la richesse de riffs chaleureux et tourbillonnants.

Enfin, Crépuscule, malgré ses similarités avec les compositions de Matt Uelmen, se distingue également des précédents titres par ses sublimes influences flamenco.
La musique acoustique expérimentale de Spectrale est donc exceptionnelle par sa richesse et sa variété, s’autorisant toutes sortes d’influences et d’atmosphères. Mais elle se détache surtout par sa finesse et son incontestable beauté…

HEIR est, quant à lui, le second groupe à apparaître sur le split, et le seul que je ne connaissais pas auparavant. Il s’agit d’un quintet toulousain dont le style musical est bien plus traditionnel pour un groupe signé par Les Acteurs de l’Ombre et sa subdivision.
Le groupe évolue ainsi dans un black metal agressif entrecoupé de passages plus calmes orientés post-rock.
Si, par ces trois premiers morceaux, le groupe ne parvient pas à marquer une personnalité propre et précisément identifiable, chacun de ceux-ci comportent des passages très intéressants, notamment Upon the Masses qui se détache en particulier avec son passage dissonant et ses mélodies lancinantes et Descent avec sa lente et angoissante introduction.
J’attends ainsi avec impatience l’album de ce groupe toulousain afin de le découvrir plus en profondeur et dans un contexte plus favorable à cette jeune formation, à savoir dans un contexte où celle-ci ne sera pas dans l’ombre du talent de Spectrale et du thème revisité de Twin Peaks…

Car je dois bien l’avouer, la raison principale de mon excitation quant à ce split était l’interprétation du thème de Laura Palmer dans Twin Peaks, composé par Angelo BADALAMENTI, par IN CAUDA VENENUM…
Il faut dire qu’au-delà de l’atmosphère unique qui se détache de cette série des plus étranges et sombres, l’un des éléments que j’ai le plus apprécié dans cette série est précisément la musique, qui colle à merveille à la situation sinistre de la ville et de ses habitants en apparence bien paisibles.
Une interprétation metal ou black metal de ce thème-ci aurait, dans tous les cas, éveillé mon intérêt ; mais savoir qu’elle était effectuée par In Cauda Venenum m’a de suite fait penser qu’elle serait très réussie.

En effet, l’année dernière, en chroniquant Ωlpha/Θmega, j’ai utilisé ces termes : « In Cauda Venenum réussit toutefois dès son premier album à se démarquer puisque le duo parvient à maintenir un équilibre parfait entre un ambient très marqué et maitrisé, de superbes mélodies et une omniprésence de raw black blastant ». C’est donc cet équilibre parfait que j’attendais de cette interprétation…

Or, Laura Palmer, Agonie à Twin Peaks représente tellement ce parfait équilibre, qu’il m’a fallu réécouter le thème d’Angelo BADALAMENTI pour être sûre de ne pas être en train d’écouter l’original simplement rejoué par In Cauda Venenum. Vous l’aurez compris, par là, j’entends que la réussite est à ce point prodigieuse que j’ai l’impression d’entendre le thème initial et non une interprétation du thème à peine modifié, chose impossible puisque l’intégration des éléments abrasifs black metal est profonde.
Les cris semblent d’ailleurs avoir toujours été présents. Au fond, ne sont-ils pas intrinsèquement liés à l’histoire et donc ne manquaient-ils pas dans le thème d’origine ?
Enfin, la collaboration du groupe lyonnais avec le violoncelliste Raphaël VERGUIN (Psygnosis) est, bien sûr, l’une des clefs primordiales de ce succès, son instrument apportant au morceau l’ambiance dramatique mais mélancoliquement gracieuse nécessaire pour raconter l’histoire tragique de Laura Palmer.

Cette réinterprétation fascinante est une pure gemme. Tout est parfait et l’est davantage encore à chaque nouvelle écoute.

Une nouvelle fois, merci aux Acteurs de l’Ombre, votre travail est admirable...
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Vieux 18/09/2016, 16h33   #10
Blandine
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The midlands rocks, UK 8/10
http://www.themidlandsrocks.com/in-c...split-release/

hree bands, seven tracks, one outstanding split release…



Released into the world on 18 August 2016 through Emanations, a division of French Avant-garde Black Metal label Les Acteurs De L’Ombre Productions, and reviewed here by Jason Guest

In Cauda Venenum’s sole track is an interpretation of Angelo Badalamenti’s ‘Laura Palmer’s Theme’ from Twin Peaks. Recorded as a tribute to Catherine E. Coulson who played Margaret Lanterman, the enigmatic Log Lady, it’s an emotional experience. An intriguing choice of music, this version sticking fairly close to the original for the most part, the band’s post-black metal take on this already haunting piece is, at fourteen-and-a-half minutes, a fascinating and ominous journey. Befitting, yes? 7 out of 10

Okay, so to Heir’s brand of post-black metal / sludge from Toulouse next. With ‘Descent’, a gently strummed intro that paints a delicate, almost serene picture is decorated with vocals that are the voice of some gruesome and grizzled beast lurking in some horror movie penumbra. And though the sense of imposing threat that the vocals bring is not entirely convincing, when the sludgy blackened heavens open, the tempo shifts up, the double kick drum comes galloping into the darkness accompanied by haunting trem-picked melodies, murder ensues. At a little over 4-minutes, this is an intense and powerful track.

At eight-and-a-half-minutes and almost ten-minutes respectively, ‘Upon the Masses’ and ‘Sectarism’ takes their time to explore and exploit atmospherics, ambience, density and dirt. When the gates are opened for fire and brimstone to flow, a slew of unremitting post-black sludge riffs urge their unmerry way through a wave of dynamic diversity and intensity. Both accomplished pieces of work, when compared with the shorter ‘Descent’, it’s apparent that Heir’s ability to balance intensity with musicianship and emotion with songwriting, they are more than adept. 7 out of 10

The brainchild of Jeff Grimal (of The Great Old Ones) and Jean-Baptiste Poujol, acoustic experimental duo Spectrale’s three tracks alone make this split release a more-than-worthy purchase. And for all the atmospheric beauty that the layered keyboards and the occasional atmospheric sound bring to the piece, it’s the constantly rolling acoustic guitar that makes these three tracks so enthralling. 8 out of 10

So, where a split usually groups the tracks by the bands, this release alternates between the three of them. An unusual approach yes, but though the bands all have their own sound, they complement each other superbly and give this collection a coherence that albums by one band so easily fall short of. Three accomplished bands, seven accomplished tracks, one outstanding split release. Highly recommended. And check out that artwork!

8 out of 10
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