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| Live Reports Joue toi aussi aussi à faire le reporter. Parle-nous de tes impressions de concerts ! |
Edito |
| Edito |
Ca y est la saison des festivals est lancée. Le climat qui était bien capricieux ces derniers temps devrait petit à petit laisser place à un grand soleil. C’est donc le moment de commencer à se préparer car arrivent moult évènements tels que Hellfest, Sonisphere, Wacken ou autres Motocultor. Arghh l’été !!! Le programme des prochains mois s’annonce aussi plutôt riche pour les Acteurs de l'Ombre qui vous concoctent dès à présent les Estivales cuvée 2013 au Klub, qui auront lieu comme l'année dernière tous les dimanches de Juillet et d'Août. Amis groupes n’hésitez pas à vous inscrire via notre forum pour participer! N'oublions pas non plus notre label qui tiendra un stand au Metal Market du Hellfest avec une sélection Black metal de 1000 références. A cette occasion, nous co produisons avec Those Opposed Records une compilation éditée à 1000 copies de nos artistes de nos labels respectifs. Elle sera disponible gratuitement au stand ou pour toute commande. Du côté du webzine, nous vous avons préparé quelques interviews de saison afin d’en savoir plus sur les organisateurs de festivals avec L’Under The Black Sun, le Nidrosian Black Mass, l’Aurora Infernalis Festival, le Rockstad Falun, le Dubai Rock Fest, le Durbuy Rock Festival et tant d’autres... Parallèlement, restez attentifs aux annonces de concerts et aux news, comme à notre habitude vous retrouverez toutes les chroniques, interviews et reports que notre équipe rédactionnelle apporte régulièrement. A bientôt, sur les routes des festivals, les salles de concert ou la Toile… |
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03/07/2008, 10h39
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#11
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15:50 / 16:30 bleeding through
secondstage
Chez Bleeding through on aime bien les sensations fortes visiblement, puisque l’un des gratteux n’hésitera pas à aller faire un peu d’escalade entre deux riffs, surplombant la foule d’une hauteur qui lui vaudra sûrement son heure de gloire vidéo sur Youtube, tant le côté spectaculaire de l’exercice se prête à la chose.
Une foule qui a l’air d’aimer se dépenser aussi, si l’on en juge par l’effervescence qui règne dans une fosse fermement décidée à faire de l’exercice en musique. Quelques spectateurs ne se cachent d’ailleurs pas du fait qu’ils pratiqueraient bien certains types d’exercice avec Marta, la sulfureuse claviériste du combo, à l’instar d’un jeune libidineux situé devant moi et qui dans un élan d’infatuation hormonale bien compréhensible, s’écriera élégamment en parlant de notre femme fatale : » Putain, elle est trop bonne ! »
Constat difficilement applicable à la sono, puisque si on ne voit que la belle Marta, c’est déjà beaucoup plus difficile de l’entendre dans un premier temps, et il faudra attendre quelques titres avant de vraiment distinguer des lignes de clavier, qui ont quand même le plus grand mal à se faire respecter au milieu de toutes ces guitares aux saturations bien viriles.
Il faut dire que le metal(core) pratiqué par Bleeding through a beau la jouer mélodique, il ne s’embarrasse pas outre mesure de subtilité, à l’image du chant de Brandan Schieppati qui passe mécaniquement du bad boy coreux aux inflexions MTV friendly en chant clair, et une fois encore le groupe mise plus sur l’efficacité que sur l’originalité.
Quoique, l’ami Brandan justement, s’y entendant en matière d’originalité, après l’avoir vu porter une doudoune lors du dernier concert du groupe au Batofar (où il faisait quand même une chaleur à crever, précisons le…), on aurait pu s’attendre vu la température calorifique de ce jour, à ce qu’il arrive habillé en eskimo avec une double couche de polaires.
Mais non, pas d’extravagance vestimentaire hors contexte aujourd’hui, juste un set carré et percutant, duquel on retiendra en particulier un « Revenge I seek » maousse costaud, et un nouveau titre en avant-première dédicacé pour l’occasion aux parrains de Sick of it all, et qui fera patienter en attendant la sortie officielle en septembre.
Prestation globalement satisfaisante donc, qui aura permis à Bleeding through d’occuper avec les honneurs le créneau horaire initialement dévolu aux autres parrains de la scène hardcore, à savoir Madball qui jouera finalement plus tard dans la soirée.
BHC
Dernière modification par Vicomte ; 22/08/2008 à 14h47.
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03/07/2008, 10h40
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#12
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16:00 / 16:40 septic flesh
discoverstage
Après plusieurs années de séparation, Septic Flesh est revenu en ce début d’année avec un nouvel album « Communion ». Les grecs ont décidé de faire reparler d’eux et écument les routes d’Europe. En effet, je viens de les voir deux fois en moins de deux mois.
Le groupe a si je ne me trompe pas délivré quasiment la même set-list au Hellfest qu’à la Loco le 1er mai en première partie de Vader. Le concert a débuté par « Unbeliever », puis « Virtues of the Beast » ainsi que d’autres titres de « Sumerian Daemons ». Le groupe a bien entendu joué plusieurs titres du nouvel album fraîchement sorti. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, la set list s’était concentré uniquement sur ces deux derniers albums.
La discovery stage était bondée de monde, elle en était même étouffante. Certaines spectatrices n’hésitèrent pas à escalader les poteaux de soutènement du chapiteau pour profiter du spectacle. Ce qui a d’autre part particulièrement agacés les agents de sécurité qui se sont précipités pour les chasser de leur promontoire.
Les fans grecs étaient loin d’être absents dans le public. L’un deux a même fait preuve de patriotisme envers les musiciens de Septic Flesh en agitant tout au long du concert un drapeau grec. Il a eu même l’occasion d’être porté par le public pendant un court laps de temps.
Le concert était intense et les sourires s’affichant sur les visages des musiciens montraient leur joie d’être de retour sur scène. La seule chose que l’on peut regretter à ce concert était l’absence de Natalie sur les chœurs féminins (elle ne fait plus partie du groupe). Les chœurs étaient donc samplés. Une réelle présence aurait certainement donné plus de puissante au concert.
Raziel
Le come-back de Septic flesh était l’une des raisons de l’affluence majeure du public aux derniers concerts de Vader, et à n’en pas douter les hérauts de la scène black metal hellénique doivent encore à leur seule notoriété la surpopulation massive aux abords de la discovery stage lorsque l’heure fut venue pour eux de s’y produire.
C’est peu dire que d’affirmer que la formation grecque était donc attendue, et quand « Unbeliever » succède à l’intro « Behold the land of promise », le groupe peut mesurer l’ampleur de sa popularité avec une cohorte de fidèle qui célèbre fébrilement l’un des grands retours de l’année. Un « Virtue of the beast » plus tard, le frontman déclare « let’s start a party » avant de lancer à propos un « Communion » tout à fait dans le contexte.
L’auditoire est effectivement à la fête. Il faut dire qu’il y a de quoi se réjouir avec un son impeccable, et une ambiance à l’avenant, entre les musiciens qui s’éclatent et les fans qui le leur rendent bien, tout à leur joie de retrouver ce groupe charnière.
Cela étant, j’avoue, à titre purement personnel, trouver autant d’intérêt à leur prestation de ce jour qu’à celle en ouverture des vétérans de la scène death polonaise, c'est-à-dire aucun. C’est pro, c’est efficace, la grandiloquence des arrangements symphoniques, même samplés, suffit à conférer une belle ampleur à la chose, mais n’étant pas spécialement réceptif à la musique des grecs en studio, je ne m’y retrouve guère plus en live.
Il n’empêche, quand bien même les retrouvailles furent de courte durée, les amateurs eux, ont eu l’air de s’y retrouver, et c’est bien là l’essentiel, le chanteur précisant même pour nous consoler après le conclusif « Persepolis » que le groupe sera bientôt de retour. En l’occurrence, avec Cradle of filth, Moonspell, et…Gorgoroth. Si, Si, Gorgoroth. Oui, on va bien s’amuser, vivement Novembre.
BHC

Dernière modification par Vicomte ; 22/08/2008 à 14h48.
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03/07/2008, 10h40
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#13
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16:40 / 17:25 paradise lost
mainstage
Même si ils n’ont jamais quitté la scène comme Sceptic flesh, les anglais de Paradise lost connaissent avec leur dernier album une sorte de retour en grâce, qui fait presque figure de come back quelque part, dans le sens où les anglais sont de retour au premier plan avec ce nouvel opus encensé. Pas étonnant dès lors, qu’ils entament le set avec un titre de ce dernier, en l’occurrence « The enemy » et en plein milieu son break massif limite metalcore, véritable incitation au brise nuque qui a du avoir raison de bien des cervicales parmi les fans.
Entré en la matière imposante, le titre n’est cependant pas suffisamment énorme pour masquer le malaise d’un Nick Holmes un peu à la lutte sur certaines parties de chant, insuffisance que son charisme et son humour « so british » comblent tant bien que mal, alors qu’il nous demande avec décontraction « si on va bien et si nous sommes bourrés ».
Le groupe joue avec un handicap de taille qu’il sera difficile de combler à moins de jeter une couverture gigantesque sur cette ampoule géante qui trône dans le ciel, puisque dans des conditions diurnes la musique du gang gothique peine à toucher avec la même justesse émotionnelle qu’en pleine apogée vespérale.
Le chanteur lui-même reconnaît avant d’annoncer le deuxième titre –et par la même occasion l’anniversaire du guitariste Greg- que les conditions ne sont pas optimales, déplorant avec résignation le fait que la musique ne puisse pas être jouée dans les ténèbres.
Quelques classiques comme « As I die » ou « Pity the sadness » ne suffiront pas à faire passer cet arrière goût d’amertume, et ceux qui effectivement n’étaient pas encore « bourrés », risquent fort de boire pour oublier qu’on a connu Paradise lost en meilleure forme.
BHC

Dernière modification par Vicomte ; 01/09/2008 à 11h58.
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03/07/2008, 10h40
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#14
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17:00 / 17:40 job for a cowboy
discoverstage
Dernier né de la génération myspace, Job for a cowboy n’en finit pas d’enchaîner les dates de concerts pour confirmer que la réputation grandissante du groupe ne tient pas seulement à un buzz internet, et après avoir assuré dans nos contrées des premières parties prestigieuses comme celles de Unearth ou de Megadeth, les jeunes espoirs de l’oncle Sam se voit offrir une petite place sur la grande affiche du Hellfest.
Petite, parce que ils ne se produisent que dans la discovery stage, mais vu le nombre de curieux venus prendre la mesure du phénomène, on se dit que lors de leur prochain passage ils pourraient bien connaître les honneurs d’une programmation logistiquement plus avantageuse.
Enfin phénomène, médiatiquement s’entend, parce que sur le plan purement musical il en va de ce concert du groupe comme de ceux auxquels j’ai déjà assisté par le passé, à savoir qu’on se demande ce qui vaut au quintet un tel engouement. Surtout si l’on s’en tient strictement aux titres du premier album « Genesis », en termes d’originalité y a pas franchement de quoi casser trois cordes à une guitare.
Certes, leur death metal à l’ancienne est très, très performant, avec une interprétation au diapason, à l’image d’un batteur sec comme un coup de trique et qui pourtant tape ses fûts comme si il avait deux massues à la place des bras. Mais pour que le set décolle vraiment il faudra attendre que soit joué le titre éponyme du MCD culte « Entombment of a machine », dont l’interprétation live retournera la fosse proprement, malgré un son lui plutôt dégueulasse, et qui ne joue pas en faveur des américains.
Un « Entombment of a machine » dont les prémices sont à l’origine du succès de Job for a cowboy, avec un deathcore furieusement efficace et bien plus jouissif que leur régression stylistique d’après, d’autant que si le chanteur en studio n’exploite plus du tout l’étendue de sa palette vocale, se cantonnant sur Genesis à un chant death platement orthodoxe, en live il n’hésite pas à jouer de ses capacités en la matière pour retrouver le niveau qui était le sien à ses débuts, avec de bons gros hurlements porcins bien gras des cordes vocales.
Néanmoins, rien de surprenant dans la prestation bien rôdée de Job for a cowboy, la vraie surprise venant plutôt d’un groupe de curieux personnages croisés en sortant du chapiteau, comprenant des individus déguisés en icônes de la scène metal, comme un membre de Kiss, Angus Young d’AC/DC ou encore l’ex-Guns & Roses Slash, et qui surtout reprennent au saxo des classiques de notre musique préférée.
Des classiques tels que « Fear of the dark » d’Iron maiden, ou “Chop suey” de System of a down, qui passés à la moulinette saxophonique ne perdent rien de leur charme initial, bien au contraire, la réinterprétation fort dynamique au demeurant rendant l’écoute des plus agréable.
Improvisé en face des baraques à frites et autres cochonneries gastronomiques alentours, cette prestation pittoresque rencontrera un franc succès auprès de la petite foule qui se sera massée pour y assister, et j’apprendrai plus tard que nos saxophonistes de la cause metal sont en fait des membres du collectif de musiciens bordelais « Pastors of muppets », invités au Hellfest pour assurer le spectacle, tâche dont ils se seront d’ailleurs fort bien acquittés.
BHC
Dernière modification par Vicomte ; 25/08/2008 à 15h09.
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03/07/2008, 10h41
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#15
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17:35 / 18:15 mayhem
secondstage
Ayant annulé leur prestation de 2007 pour indisponibilité médicale de Hellhammer, Mayhem se devait de revenir au Hellfest cette année. Ce concert présentait donc l’une des dernières présences scéniques de Blasphemer dans le groupe (voir le report de Ava Inferi) et le retour de Attila (arrivé sur l’album « Ordo Ad Chao »).
Celui-ci est d’ailleurs très réputé pour les costumes excentriques qu’il arbore en concert. En effet, il était déjà apparu de par le passé habillé en lapin rose, en Père Noël, en sapin de Noël… Personnellement, j’aurai bien aimé le voir en lapin rose. Mais malheureusement, il apparut sur scène dans une tenue plus conventionnelle : lunettes noires, chemise noire, un brassard rouge (dont je n’ai pas bien vu le symbole) et une énorme croix en forme d’os autour du cou.
Il arriva sur scène en poussant des borborygmes incompréhensibles comme s’il se rinçait la bouche après s’être brossé les dents. Attila est un personnage atypique et arbora une gestuelle quelque peu particulière pendant tout le concert : les deux majeurs dressés plusieurs fois en direction du public, une imitation plutôt risible du tir de mitraillette, des mouvements de bras saccadés qui m’ont un peu rappelé cette danse très à la mode qu’est la Tektonik. Heureusement qu’Attila faisait le spectacle car les autres musiciens restaient dans un parfait mutisme et se contentaient de jouer leurs instruments.
Point de vu set list, le groupe a joué des titres de quasiment tous les albums. Les titres des derniers albums « Chimera » et « Ordo Ad Chao » étaient bien sûr prédominants. Mais ils n’ont pas pour autant oublié les autres albums en jouant des titres de « Grand Declaration Of War » et de « De Mysteriis Dom Sathanas » de quoi réjouir tous les fans du groupe.
Les albums de Mayhem étant très différents les uns des autres, j’ai trouvé que le groupe a su les retranscrire sur scène de manière très homogène comme si tous les titres de set list appartenaient en fait au même album. Le titre de « Grand Declaration Of War » paraissait même plus violent que sur album.
Raziel
Début en fanfare avec une intro indus qui même si ce n’est pas une nouveauté pour Mayhem, commence à souffrir d’un manque d’originalité ! C’est devenu totalement à la mode ce qui rend cette intro sans le moindre intérêt. Mais le départ dans le vif du sujet avec Deathcrush suivi d’un mélange d’anciens et de nouveaux morceaux me réconcilie rapidement avec le show. Le live vaut en lui seul par la présence d’Attila, bien plus charismatique et bien moins ridicule que ne l’était Maniac ! Le son est très bon, la reverb sur le chant donne un côté très puissant aux morceaux et surtout, cette fois-ci, Attila a oublié ses déguisements grandguignolesques ! Le public entamera une petite danse improvisée sur Freezing Moon tandis que ma vue sera cachée rapidement par une charmante demoiselle en mini jupe qui trouve le moyen de passer son coup de téléphone à moins d’un mètre de moi qui suis assis par terre. Je la remercie pour ce magnifique spectacle et à défaut d’avoir pu voir la scène, j’aurai au moins vu la révolution de la lune, comme quoi black metal et black dentelle peuvent faire très bon ménage !
PZF
Après le spectacle inattendu des Pastors of muppet, je m’attendais à celui déjà plus prévisible des clowns de Mayhem, emmenés par leur monsieur Loyal en chef, j’ai nommé Attila Csihar. Un Attila que d’aucuns espéraient sûrement voir déguisé en peluche de la gay pride, comme ce fut le cas en certaines occasions récemment, mais plutôt que de s’attifer en lapin rose, le frontman norvégien préfèrera endosser un accoutrement plus proche du mouton noir.
En effet, d’abord hors d’atteinte du champ de vision de l’auditoire -à l’écart duquel il se tient sciemment en psalmodiant en cachette tel un maître de cérémonie occulte-, à mesure qu’il s’approche enfin de la foule le chanteur donne alors corps à ce qui dans un premier temps n’était qu’une voix d’outre-monde, et dévoile une tenue qui risque de ne pas faire l’unanimité.
Outre le colifichet ostentatoire qui pend lourdement à son cou et représentant une croix renversée à quatre branches sur laquelle est suspendu un antéchrist, ce qu’on retient surtout c’est l’accoutrement très gaystapo du monsieur, avec en particulier un brassard rouge dans lequel figure semble t’il le logo de Mayhem, et dont la symbolique douloureuse suscitera inévitablement certains rapprochements idéologiquement délicats pour les âmes sensibles.
Difficile de reprocher au groupe de cultiver une polémique dont il s’est toujours nourri jusqu’alors pour alimenter une image sulfureuse, et sans pour autant cautionner ce genre d’initiative digne d’une Siouxie de la vieille époque, on pourra toujours rappeler aux « fans » de black metal choqués par une telle mise en scène, qu’ils existent plein d’autres styles musicaux dont l’innocuité ne portera pas atteinte à l’intégrité de ces bonnes mœurs qu’ils chérissent tant, et qu’il est encore tant d’écouter autre chose plutôt que de se répandre futilement en de vains atermoiements.
Quoiqu’il en soit, si l’on excepte cette prise de position scénographique qui à n’en pas douter aura rencontré un succès mitigé auprès de tous les bisounours présents dans le public, reconnaissons qu’entre « Deathcrush » et « Illuminate eliminate » le groupe tient sans conteste l’auditoire à sa merci, avec un Blasphemer et un Necrobutcher qui sont tout de même bien plus crédibles sur scène derrière leurs instruments respectifs, plutôt qu’en interview derrière un micro à se comporter comme des épaves passant à la postérité du ridicule.
Bien évidemment, celui qui tire le plus son épingle du jeu c’est pour ne pas changer Attila, qui même travesti en pom-pom girl resterait crédible de toutes façons. Se promenant avec une désinvolture maniérée sur cette scène dont il a fait son théâtre, il joue le rôle du sorcier et trace dans l’air des arabesques mystiques, tandis qu’il prononce des paroles comme on jetterait un sortilège. Et si il n’a pas encore trouvé le formule magique pour faire l’unanimité, sa voix surnaturelle plane loin au dessus de toute critique, survolant l’assemblée comme un obscur mantra incanté depuis une dimension parallèle, produisant son petit effet sans que le singulier vocaliste n’ait lui à faire beaucoup d’efforts pour impressionner son monde.
En dépit d’un temps de jeu aussi limité que le cerveau du black métalleux moyen, Mayhem n’oubliera pas de donner à ses zélotes ce qu’ils attendent, avec un « Freezing moon » que monsieur Csihar dédicacera « à la lune, symbole de l’énergie femelle supprimée par la religion », avant de conclure en tonnant telle la foudre qu’ « il n’y a pas de Dieu ». Discours à la mesure de la prestation du groupe, sans surprise donc, et il n’y aura vraiment que ceux qui écoutent du black metal sur une autre planète pour avoir été surpris par ce qu’il s’est passé.
BHC

Dernière modification par Vicomte ; 25/08/2008 à 15h29.
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03/07/2008, 10h41
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#16
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18:00 / 18:40 evile
En attente...
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03/07/2008, 10h41
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#17
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18:25 / 19:15 sick of it all
mainstage
« What’s up Hellfest ? Are you ready ? » nous demande en préambule un Lou Koller monté sur ressort et qui débarque sur scène en jumpant comme un kangourou, le pit ne tardant pas dès le premier morceau à soulever un gros nuage de poussière pour souhaiter la bienvenue à sa façon aux vétérans du New-york hardcore.
Sick of it all, c’est avant tout de l’énergie et de la hargne, un crédo auquel le groupe ne dérogera pas en faisant honneur à une réputation qui n’est plus à faire, et le deuxième titre de la set-list, « Built to last », résume à lui tout seul la longévité d’une icône qui renverra encore une image fidèle à celle qu’elle continue de véhiculer inlassablement de concerts en concerts.
Pas étonnant dès lors que ce set « miroir » ressemble étrangement à celui d’il y a deux ans, qui lui-même ressemblait déjà à celui d’il y a quatre ans, et que l’ami Lou nous ressorte encore le sempiternel couplet sur la paternité du Wall of death, en clamant teigneusement qu’ils en sont les inventeurs et que les autres groupes ne sont que des copieurs.
Le pasteur new-yorkais aura donc prêché la virile parole avec les arguments à poigne qu’on lui connaît, et nul doute que celle-ci aura trouvé une nouvelle fois écho auprès de ses fidèles, dont certains manifesteront leur ferveur au-delà des limites du raisonnable, tel ce fan « hardcore » qui réussira à déjouer la vigilance des services de sécurité pour aller grimper précipitamment sur les amplis, avant de slammer sans ménagement sur les vigiles.
Les plus hermétiques au sermon sous testostérones des américains auront sans doute trouvé, eux, que Sick of it all avait un peu tendance à radoter en live…qui a dit en studio aussi ? Mais chut, hein ?! Ca ne se fait pas de critiquer les institutions ! ;D
BHC
Dernière modification par Vicomte ; 25/08/2008 à 15h11.
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03/07/2008, 10h41
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19:00 / 19:40 rotting christ
discoverstage
Voilà un groupe qui m’a toujours plus ou moins ennuyé autant sur cd que sur scène. Je n’ai jamais vraiment compris l’engouement que pouvait avoir ce groupe hellénique. Il est vrai que Rotting Christ est un vétéran de la scène Black grecque et que le groupe a su aussi diversifier sa musique en proposant des albums de Black traditionnel et d’autres évoluant plus dans une veine Black/Gothic. Mais Sakis et ses acolytes ont toujours eu du mal à divertir mes oreilles.
Néanmoins, je fus agréablement surpris en arrivant sous la Discovery Stage en milieu de set. Le son était puissant (comme pour beaucoup de groupes sous le chapiteau) et Sakis était très énergique et cela se ressentait dans ces vocaux. Sur les nombreuses fois que j’ai vu Rotting Christ, Sakis ne m’avait jamais semblé aussi enthousiaste sur scène. Les hellènes enchaînèrent des titres représentatifs de toute leur discographie avec entre autres l’incontournable « Ave Sathana ». Sakis a d’ailleurs essayé de faire participer le public sur ce titre, mais sans réel succès. Si Rotting Christ m’avait bluffé de par son énergie lors de mon arrivée sous le chapiteau, l’effet aura été malheureusement de courte durée car leur musique sera redevenue à terme ennuyante.
Rotting Christ n’aura pas autant déplacé les foules que ses compatriotes de Septic Flesh. Le public était même plutôt amorphe. Mais cela n’aura pas pour autant empêché le fan grec (encore lui) d’agiter continuellement son drapeau pendant tout le concert.
Raziel
La défection des thrasheurs d’Evile ayant laissé un gros blanc dans la logistique jusqu’ici bien huilée du Hellfest, ce n’est qu’après un temps de latence conséquent que les grecs de Rotting christ prennent possession d’une discovery stage laissée vacante, et dont ils combleront dès l’opener « The Sign of Evil Existence » le vide scénique avec une prestation pleine de tonus.
Si ce n’est l’affluence nettement moindre, la formation hellène n’a absolument rien à envier à ses compatriotes et prédécesseurs de Septic flesh, enchaînant les titres forts tels que « King of a stellar war » ou « The sign of prime creation », et imprimant son rythme à une foule qui se fera un plaisir de suivre les directives enthousiastes du groupe, comme en témoignera l’interprétation d’un « Non serviam » repris en chœur par un groupuscule de fans déchaînés.
Bon, les lights colorés comme un bol de gloubi boulga font un peu boîte de nuit sur les bords, la sono elle fait parfois petit budget mais ne lésine par contre pas sur les grésillements, et en étant tatillon on pourra dire aussi que le metal mélodico-symphonique du groupe manque parfois un peu de noirceur pour mériter pleinement le préfixe « black ».
Mais Sakis et les siens sont tellement à fond dans leur trip que ce serait être vétillard que de s’arrêter à ces petits détails, et quand vient l’heure de se quitter sur le conclusif « Under the name of legion », c’est presque à regret qu’on abandonne nos amis grecs, qui sont quand même bien sympas, à défaut d’être aussi « evil » que le genre le voudrait.
BHC

Dernière modification par Vicomte ; 25/08/2008 à 15h36.
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03/07/2008, 10h41
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#19
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sans statut
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19:25 / 20:10 katatonia
secondstage
Sous un soleil de plomb c’est le moral que les ténébreux suédois de Katatonia vont s’employer à nous plomber, avec leur musique gothico-doomesque métalliquement nimbée de mélancolie, et dont l’interprétation sera accueillie « joyeusement » par les plus dépressifs d’entre nous, qui s’ouvriraient presque les veines de bonheur à l’écoute d’hymnes élégiaques extraits en majeure partie de « The great cold distance » et « Brave murder day ».
Certains ont d’ailleurs une façon bien à eux de faire partager leur bonheur, à l’instar d’une fan transie qui à l’annonce du titre « Teargas » poussera un meuglement de satisfaction enamourée dont le volume indécent manquera de me rendre sourd, et qu’on attribuera plus volontiers à un membre de l’espèce bovine qu’à une représentante de la gent féminine.
Un enthousiasme que tous les campeurs dormant dans un duvet en poil de corbeaux et sous une tente en toile forcément noire, partagent pour la plupart plus calmement, les plus dévoués se contentant de murmurer religieusement des paroles qu’ils laissent le soin au chanteur Jonas de prononcer à voix haute avec son timbre de velours, ce même chanteur n’hésitant pourtant pas à faire participer l’assistance dont les premiers rangs réagissent avec passion.
Le problème demeure cependant le même que pour Paradise lost, à savoir qu’une programmation plus tardive aurait été nettement plus appropriée vu le caractère vespéral de la musique. Et même si on est encore en plein après-midi, la vision prolongée d’un type qui se trémousse lymphatiquement en gardant son blouson noir malgré la chaleur pour faire dark, finira par provoquer de sérieux troubles du sommeil chez votre serviteur.
BHC

Dernière modification par Vicomte ; 01/09/2008 à 11h13.
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03/07/2008, 10h42
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20:00 / 20:40 kruger
discoverstage
Les suisses pratiquent un style musical hybride empruntant divers éléments au Hardcore et au Metal tout en ayant une approche très mélodique et un feeling Rock’n’Roll. Le dernier album “Redemption Through Looseness” ne m’avait pas vraiment convaincu sur cd. La seule chose qui m’avait impressionné était la grande qualité et variété du chant du fontman. Par conséquent, je m’attendais à m’ennuyer ferme devant leur set et bien ce fut tout le contraire. Le show fut en grande partie magnifié par la prestance du chanteur. Les autres musiciens ne furent pas en reste, ils bougeaient beaucoup sur scène. Mais ce n’était rien à coté de la prestation du chanteur. En plus d’être très puissant vocalement, celui-ci n’hésita pas à grimper sur les enceintes de la scène accompagné de son micro imitation « années 50 » et escalada même l’une des tours métalliques jusqu’à mi hauteur (sans son micro cette fois-ci) avant de s’asseoir à cheval sur une barre en attendant paisiblement que ses musiciens terminent une partie instrumentale. Puis il descendit de sa tour pour bondir dans la fosse pour se frotter au public.
Point de vue communication, il était aussi très bavard et annonça avec la précision d’un géographe qu’ils étaient originaires de Lausanne situé à 836 km de Clisson (merci Mappy).
Kruger fut donc une très bonne surprise sur scène qui faillit me faire oublier que Dimmu Borgir jouait au même moment sur une autre scène. Bon concert, même si je pense que j’aurais toujours du mal à apprécier le groupe sur cd.
Raziel
Si la participation de Kruger au Fury fest avait valu à la formation helvète les honneurs de la scène principale, pour leur passage au Hellfest les suisses bénéficient d’une programmation moins avantageuse qui les relègue sans ménagement dans la pénombre de la discovery stage.
Qu’à cela ne tienne, l’intimité des lieux et un jeu de light adéquat ne font que magnifier la puissance dégagée par la musique de Kruger, qui compense la quantité réduite de spectateurs par la qualité accrue de leur présence scénique, le groupe ayant eu depuis la dernière fois le temps d’accumuler une expérience qui pèse de tout son poids sur la prestation d’aujourd’hui.
De par sa nature résolument hybride, le métal du groupe va du stoner au post hardcore, maintenant un équilibre entre lourdeur pachydermique et légèreté aérienne, que seuls quelques moments d’intensité frénétique viennent rompre avec fureur.
Des moments dont on espère juste qu’ils seront partagés par un public plus nombreux la prochaine fois, ne serait-ce que pour observer cet impétueux frontman, aussi stable que de l’électricité parcourant le câble d’une ligne à haute tension.
BHC
Dernière modification par Vicomte ; 25/08/2008 à 15h11.
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