Les acteurs de l'ombre

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Impellitteri - Pedal To The Metal

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Cher lecteur, vous êtes amateur d’éclectisme, de curiosité sonore, de bricolage musical, vous faites fi des cloisonnements stylistiques... Vous aimez lorsqu’un artiste pioche ici ou là, vous aimez qu’un album n’est pas de ligne directrice ou que celle-ci soit la pluralité, alors sans doute Pedal To The Metal devrait vous combler. En effet, le guitariste virtuose Chris Impellitteri qui a donné son nom au groupe dont il est le leader depuis 1987 propose un album aux influences multiples : hard rock, heavy old school, heavy moderne, speed metal, hardcore notamment. Bien que virtuose de la six cordes, Impellitteri se fait discret et ne dévoile en fin de compte sa technicité que le temps de soli lumineux. La musique prête plutôt le flan à des rythmiques heavy, lourdeur et pesanteur sont au rendez-vous. Nonobstant, à ce registre heavy succède un registre hardcore (Crushing Daze, Punk), mais aussi heavy old school (Destruction), heavy néo-classique (The Writing’s On The Wall), speed metal (Judgement Day), metal mainstream (Propaganda Mind), power metal (Hurricane), etc. Le propos est pluriel. De fait, il devient ardu de dégager la ligne directrice de l’album et cela peut désarçonner voire conduire au rejet primaire. Par ailleurs, le riff principal de The Kingdom Of Titus (Tribute) n’est pas sans rappeler l’émérite riff de Pinball Map du groupe suédois In Flames. Bref, l’éclectisme est de rigueur et c’est le moins que l’on puisse dire. En outre, Curtis Skelton qui remplace le remarquable Graham Bonnett est doué d’un timbre de voix pour le moins étendu : tantôt résolument heavy, tantôt hardcore. Qu’il soit hargneux, régurgitant ou langoureux, mélodique, heavy, suave Curtis Skelton fait preuve d’une grande dextérité. Il en deviendrait presque déconcertant. En ce sens, sur le titre Hurricane, son timbre de voix évoque celui du regretté Layne Staley (Alice In Chains). A la dextérité du chanteur fait écho le talent de Chris Impellitteri. Ses soli évoquent le jeu d’un certain Yngwie Malmsteen. Dès lors, les notes défilent à grande allure et une technicité certaine émane de ceux-ci. Néanmoins, on pourrait regretter une certaine redondance dans les thèmes des solos. Une carence identitaire se fait ressentir, on a du mal à les distinguer. Au total, Pedal To The Metal est une curiosité métallique. Impellitteri and co. font dans l’hybridation. Or, il s’avère que la mayonnaise prend bien. Qu’ils s’essayent au heavy old school ou bien au speed metal ou encore qu’ils puisent dans un répertoire plus hardcore ou néo-classique, les américains sont convaincants et plus encore. Le savoir-faire des instrumentistes et du chanteur participent pleinement de ce sentiment positif. Amateur d’éclectisme, cet album est pour vous. Défenseurs des cloisonnements stylistiques, passez votre chemin.


Tracklist :
1. The Iceman Cometh
2. The Kingdom Of Titus (Tribute)
3. Dance With The Devil
4. Hurricane
5. Crushing Daze
6. Destruction
7. Judgement Day
8. Punk
9. Propaganda Mind
10. The Writing’s On The Wall
 

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