Les acteurs de l'ombre

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Dark Moor - Beyond the Sea

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Dark Moor, le groupe phare de la scène heavy espagnole, est de retour avec « Beyond the Sea » son nouvel album. Près de dix ans déjà que ce groupe arpente les scènes européennes avec son heavy. L’un des fers de lance de cette scène hispanique n’est plus à présenter et que ce nom est gage d’un heavy de qualité. La cover de cet album est tout bonnement magnifique. La version que je possède semble bien plus sombre que celle qui sera commercialisée… Est-ce normal ? En tout cas cela lui donne un côté menaçant fort agréable. Poséidon se tenant fièrement sur son trône marin, son trident dans sa main droite. Plusieurs colonnes dantesques l’entourent pour former son temple. Le soleil apparaît au haut de la pochette à travers la surface aquatique. Le nom du groupe est inscrit en lettre d’or au de ssus du dieu. « Before the Duel » avec ses guitares acérées et ses lignes de chant qui résonnent comme un hymne heavy metal se charge de nous faire pénétrer dans l’univers du groupe. Un bon hit en puissance en tout cas. Dans l’ensemble, les titres de l’album alternent entre mid-tempo et tempo lent. La musique du groupe est soutenue par de discrètes incursions de clavier. Ses parties prennent parfois plus d’ampleur au sein de la structure musicale mais c’est plutôt pour clore un morceau comme pour « Miracles » par exemple. Régulièrement de bon soli viennent se greffer au tout dans la plus pure tradition heavy. « Houdini’s the Great Escape » se caractérise par un départ tonitruant suivi de quelques instants plus calmes et c’est reparti. Une batterie puissante, parfois syncopée, caractéristique de cette nouvelle vague de groupes qui sévit depuis quelques années appuie la musique du groupe. De même que des guitares aux sonorités plus graves et lourdes que celles des grands groupes des 70’s et 80’s. L’instru qui suit fait penser aux ambiances que développe Bal Sagoth sur son « Battle Magic ». Le groupe offrira d’ailleurs un deuxième instrumental avec son « Iulius Caesar » juste avant le dernier morceau. « The Silver Key » s’inscrit dans cette ligne des titres heavy dont le refrain est fait pour être repris en chœur et dont la ligne mélodique de guitare sur ce même refrain est prenante. Les claviers préparent le travail juste avant le refrain et là on se retrouve à vouloir chanter comme cela peut être le cas avec certains morceaux de Rhapsody par exemple. Ce morceau comporte d’ailleurs quelques parties de claviers qui ne dénoteraient pas sur un album du combo italien. Les amateurs du style considéreront ce titre comme un hymne alors qu’il laissera probablement de marbre les autres. Comme bien des groupes officiant dans ce style, Dark Moor nous gratifie d’une ballade heavy avec un « Green Eyes » bien inspiré. Là où l’on peut entendre bien souvent des chansons mièvres et plates, celle-ci donne un joli résultat. Ligne de basse simple et présente, chant lent, arpèges à la guitare : classique bien sûr mais bien fait. L’album se termine par « Alea Jacte », morceau de bravoure de plus de huit minutes. Voici un bon album de heavy sauce moderne. Quelques titres au potentiel de tubes sont renfermés ici. Le tout est de qualité en tout cas. Il manque parfois ce petit grain de folie et de génie qui permet d’accéder à la catégorie supérieure cependant. Mais, le groupe sait comment faire un bon album de heavy.


Tracklist :
1. Before the Duel 3’50
2. Miracles 6’12
3. Houdini’s the Great Escape 4’03 (promo version)
4. Through the Gates of the Silver Key 0’54
5. The Silver Key 6’15
6. Green Eyes 4’03 (promo version)
7. Going On 4’03 (promo version)
8. Beyond the Sea 3’59
9. Iulius Caesar 2’25
10. Alea Jacta 8’24 (promo version)
 

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