End of days fait partie de toute cette génération de groupe tels que Diecast, Cataract, ou encore Unearth, qui bien qu’affiliés à la scène hardcore n’hésitent pas à jeter leur dévolu sur toutes les formes de metal extrême possibles pour optimiser le potentiel destructeur de leur musique. En ce sens End of days est parfaitement parvenu à ses fins avec ce premier album, véritable manifeste de violence dont l’écoute fait peser un sentiment d’oppression qui plonge l’auditeur dans un climat de tension sonore magistralement entretenu par des morceaux tous plus virulents les uns que les autres. Le title track vous encastre dans le mur direct avec son intro façon brutal death body buildé alors que l’effrayant « March of the hollows » terrorise vos tympans avec son mid tempo patibulaire. Vous voilà
prévenu, la plupart des morceaux rétament tout sur leur passage, surtout que la section rythmique est sans pitié, entre les deux gratteux qui sont des brutes épaisses riffant dans la catégorie poids lourds et un batteur qui doit vraiment en vouloir à sa batterie pour cogner dessus comme ça. Et si le groupe fait autant de dégâts, cela tient beaucoup au fait que Jacob Bredahl, hurleur en titre de Hatesphere, a coiffé pour l’occasion la casquette de producteur et le résultat est une production puissante et clair qui accentue l’aspect massif des compositions, le tout mastérisé par l’incontournable Tue Madsen, l’homme qui est un peu derrière tous les albums qui font mal du moment. Autants d’atouts meurtriers pour ces allemands qui s’étaient déjà fait une solide réputation avec leur MCD Hate anthems, et qui vont pouvoir aller maintenant mosher dans la cour des grands.
Dedicated to the extreme le bien nommé, est une déclaration d’intention sans ambiguïté pour un groupe qui ne revendique qu’une seule chose, la paternité de l’un des rejetons les plus hargneux de la scène extrême. End of days peut d’ailleurs être satisfait de sa progéniture qui présente de belles dispositions pour le passage à tabac par décibels interposées. On regrettera juste un manque d’originalité dans la manière de molester ses victimes, notamment au niveau du chant un peu trop typé hardcore qui peut s’avérer lassant à la longue, mais cette réticence est vite diluée dans ce concentré d’agressivité qui dissolve toute forme de contestation avec une efficacité radicale.
Tracklist :
1. From hell (intro)
2. Dedicated to the extreme
3. March of the hollow
4. Nothing but disgust
5. Savage redemption
6. Unbreakable
7. Inside I burn
8. Worthless
9. Sleepless sorrow
10.Turned to death






