Les acteurs de l'ombre

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Hidden - Alexisstar Morphalite

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En voyant le nom du groupe, Hidden, je me demandais ce dont il pouvait bien s’agir. Après quelques recherches, j’ai appris qu’il s’agissait d’un groupe comptant le sieur Killjoy dans ses rangs. Le groupe a été formé en 2001 et ce « Alexisstar Morphalite » en est sa deuxième réalisation. Aucune autre info disponible semblerait-il… Il ne faut pas oublier que Killjoy est membre de formations telles que Necrophagia, Wurdulak, Viking Crown, Eibon… Il se trouve être l’une des figues de proue de la scène extrême américaine. La musique ici proposée est du death/black avec quelques parties doom. Le thème de cet album se trouve être le domaine spatial et la science-fiction, chose qui se rapproche des centres d’intérêt de Vintersorg d’ailleurs. Une intro de deux minutes composée de quelques partie s de synthé dans l’esprit d’une BO se charge de nous faire pénétrer l’univers de Hidden. Les riffs sur « Interferometer » passent du riff black metal typique au riff saccadé heavy que l’on peut entendre couramment. Ce titre, en dépit d’une batterie trop en retrait, sonne le début des hostilités sur l’album et s’avère efficace malgré un break central dont la première partie s’éternise de manière gratuite. La rapidité reprend ses droits après ce break central. Le titre suivant démarre sur un tempo plutôt rapide mais dont l’intensité ne peut rivaliser avec celle des ténors du genre et se retrouve du coup assez banale. Le titre s’écoule mais sans que je me sente réellement pris par la musique chose qui aura tendance à se répéter durant l’écoute de ce cd… Killjoy se rattrape quelque peu avec un « Infinity Express » plutôt bien inspiré qui souffre peut-être moins que d’autres titres de la prod’ et dont le chant m’interpelle avec ses variations dans la voix. Quelques samples pour lui donner un petit côté froid qui sied bien à la thématique et une fin de titre lente et voici que se termine l’un des meilleurs morceaux de l’album après trois petites minutes trente de musique. « Deathstar Oblivion » est plutôt bon dans son genre mais se termine brusquement d’une manière qui ne colle pas trop je trouve. La voix et un solo aux sonorités parfois « space » sont l’intérêt d’un très court sixième titre. Bruitages très martiens pourrait-on dire pour début « Interplanetary Space Physics and Climatology » voilà qui colle bien aux thèmes proposés et change de ce que l’on peut entendre habituellement dans le genre avec ce petit côté futuriste. L’un des riffs black de « Planets of Metal » se trouve être l’un des meilleurs de l’album mais encore une fois le titre en lui-même n’a rien de transcendant. « Extraterrestrial Illusions » joue le rôle de dernier titre. Le titre est plutôt bon et fait partie de la bonne moyenne de l’album avec ses riffs efficaces. Mais, nous sommes loin de la folie furieuse que l’on s’attend à subir lors de l’écoute de ce type d’album. Tout ceci reste gentil malgré tout. Au final, je suis un déçu par cet album que j’espérais plus intense et avec une meilleure prod’ aussi. Je ne le conseillerais qu’à ceux qui veulent tout connaître des projets musicaux de Killjoy car bien d ‘autres groupes officiant dans le même genre seront à même de satisfaire plus efficacement les fans de black/death.


Tracklist :
1. Introduction 2’02
2. Interferometer 4’39
3. Hydrodynamic Physics 2’37
4. Infinity Express 3’26
5. Deathstar Oblivion 3’42
6. The Search for Where Life May Have Existed 1’59
7. Interplanetary Space Physics and Climatology 2’55
8. Ripples in Time 4’43
9. Planets of Metal 4’15
10. Extraterrestrial Illusions 4’38
 

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