Les acteurs de l'ombre

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Antimatter - Planetary Confinement

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Une atmosphère pesante… Une douce mélopée lointaine, jouée au piano… La tristesse vous envahit, et c’est tout le poids du monde que vous sentez peser sur vos épaules. Tel un Atlas moderne, vous venez de pénétrer malgré vous au plus profond de l’univers d’Antimatter, groupe anglais composé de Mick Moss et Duncan Patterson (ex-Anathema), qui nous propose aujourd’hui leur troisième album, « Planetary Confinement ». Un album entièrement acoustique, nuancé, sensible et introspectif. Un chef-d’œuvre de finesse et d’émotion… A travers une musique atmosphérique unique, le duo crée une ambiance feutrée, d’où s’échappent des arpèges de guitare voluptueux, des violons aériens, des notes de piano fragiles mais enivrantes. Au-dessus de ces mélodies intemporelles flotte la voix sublime de Mick Mo ss, suave et emplie d’émotion, qui vous guide à travers un labyrinthe de mélancolie dont il est très difficile de sortir indemne… Passée son inquiétante introduction, l’album s’ouvre sur « Weight Of The World », un morceau magnifique, dont le refrain n’a pas fini de vous hanter. Et la suite est à l’avenant. « Line Of Fire », habité par une voix féminine du plus bel effet, se termine par une mélodie entêtante, soulignée par des percussions tribales. « Epitaph », qui traite d’un sujet difficile, en l’occurrence le deuil, est un long crescendo émotionnel, dominé par le chant déchirant de Mick Moss. Peut-être le plus beau morceau de l’album… On retrouve à nouveau une voix féminine sur « Mr White », reprise du groupe Trouble, arrangée à la sauce Trip-Hop, mais sur un mode acoustique, ce qui donne un aspect décalé à cette superbe composition. Le morceau suivant, « A Portrait Of The Young Man As An Artist », se révèle être une réflexion sur l’état de la scène musicale de Liverpool. Un constat peu reluisant, à l’écoute de ce titre désabusé et amer. S’ensuivent le délicat « Relapse », et surtout, le fabuleux « Legions », un titre somptueux, débutant sur un arpège de guitare, avant de dériver vers des contrées plus planantes : le violon prend alors son envol, et l’auditeur ne trouvera d’échappatoire que dans un final épique, un sommet d’émotion. Enfin, le voyage intérieur se termine par un morceau instrumental hypnotique, « Eternity Part 24 », ultime respiration d’un album à couper le souffle. « Planetary Confinement » fait partie de ces albums rares, une œuvre dans laquelle on peut se plonger et se replonger indéfiniment, en le redécouvrant à chaque écoute. Un classique instantané… Un chef-d’œuvre intemporel… Messieurs, chapeau bas !


Tracklist :
1. Planetary confinement
2. The weight of the world
3. Line of fire
4. Epitaph
5. Mr white
6. A portrait of the young man as an artist
7. Relapse
8. Legions
9. Eternity part 24
 

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