Les acteurs de l'ombre

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Gospel Of The Horns - A Call To Arms

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Quand on évoque l’Australie, on pense généralement au pays des grands kangourous, des déserts sans fin, des surfeurs à moitié bouffés par les requins et des Aborigènes en voie d’extinction. Désormais, un nouveau nom s’ajoute à ces images typiques de ce chaud pays : le Black Metal. Effectivement, le groupe Gospel Of The Horns, évoluant dans ce sombre style musical, nous vient tout droit de l’Australie, une contrée peu réputée dans la production de groupe B.M. La formation Océanique se forme entre 1993 / 1994 et enregistre plusieurs démos sur cassettes audio et CDs, dont le MCD « Eve Of The Conqueror » (2000), prédécesseur de « A Call To Arms » (2002), dernière réalisation de Gospel Of The Horns. Lorsqu’on analyse en détails l’aspect physique de ce « A Call To Arms », on remarque que la plupart des clichés B.M. sont remplis : la pochette guerrière, le logo du groupe aux influences démoniaques, des pseudonymes malsains pour les musiciens (Masochist et Marauder à la guitare, Howitzer à la basse / chant et enfin Hellcunt à la batterie) les photos des dit-musiciens bardés de gros bracelets aux pointes plus ou moins longues, une calligraphie gothique pour les titres de l’albums… J’en passe et des plus « True ». Musicalement parlant, Gospel Of The Horns nous déverse tout au long des 7 titres qui composent son album du 100% pur Black Metal… Pas terrible, terrible. La raison de ce peu d’enthousiasme : le chant. G.O.T.H. fait partie de ces nombreux groupes de B.M. qui se contentent d’hurler comme des malades sans aucun talent. Pourtant la musicalité est là : les jeux de guitares stridentes bien combinés avec la basse, les rapides percussions, une rythmique sympathique… Tout ça ne possède pas de défauts majeurs, la production n’est pas excellente mais n’est pas mal non plus, c’est le genre qui veut ça. Vous me direz que la particularité même du Black Metal est de posséder un chant constitué d’hurlements inhumains et de cris haineux. Je suis d’accord, mais tous ces chants n’ont pas tous de l’intérêt et la plupart se contentent d’être monotones. Comme dirait mon ami Frost, de Satyricon, « donnez moi un chant qui ait une substance », par Jupiter et ses roubignoles. Certains titres, tels que « Slaves » (meilleur morceau de l’album) pourraient être vraiment appréciables si ces vocaux baclés ne venaient pas entacher le tableau. Le morceau que l’on peut considérer comme potable est « A Call To Arms », étant donné que ce dernier est tout simplement un instrumental qui n’est donc pas gâché par le chant. « A Call To Arms », un album monotone, sans saveur particulière, entendu et re-entendu dans le sombre univers du B.M., à réserver aux puristes du genre.


Tracklist :
1. Chaos Bringer
2. Absolute Power
3. Vengeance Is Mine
4. Slaves
5. A Call To Arms
6. Powers Of Darkness
7. The Trial Of Mankind
 

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