Les acteurs de l'ombre

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Luca Turilli - The Infinite Wonders Of Creation

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Voilà un album qui commençait à se faire attendre par les fans du guitar hero italien car « The Infinite Wonders Of Creation » vient terminer la trilogie Luca Turilli commencée en 1999 avec « King Of The Nordic Twilight », puis en 2002 avec « Prophet Of The Last Eclipse ». Décidément, l’italien est partout en ce moment, entre le « Live In Canada » sorti en début d’année et son projet Luca Turilli’s Dreamquest dont le premier album « Lost Horizons » sort début juin. Comme il vous l’expliquerait, tout cela est dû à des problèmes de maisons de disque car il fallait attendre de passer de Limb Music à Magic Circle Music, le label de son ami et manager Joey DeMaio (vous savez un des musclors de Manowar qui s’y connaît en business, d’ailleurs vu le nombre de DVD, entre autres la série des « Hell On Earth », sans parler des singles sans album sortis ces derniers temps). La première surprise est que le chanteur attitré du projet solo Luca Turilli, Olaf Hayer partage la vedette avec une chanteuse du nom de Bridget Fogle. Ce qui confirme le nouveau goût du guitariste pour les voix féminines. Mais sur l’ensemble de l’album on constatera que la voix de la demoiselle est beaucoup plus présente et mise en valeur que celle d’Olaf Hayer. Comme si Luca Turilli avait gardé ce dernier plus par habitude que par goût. Le second changement est qu’il ne confie plus le clavier à quelqu’un d’autre mais se charge lui-même de l’instrument aux touches noires et blanches. Donc ne vous attendez pas à des soli de guitare impressionnants car le travail ici a plus été fait sur les arrangements et les sonorités. Ce nouveau goût pour le piano est d’ailleurs ce qui fait que cet album est beaucoup plus symphonique (on pourrait même parler d’Opera Metal) que ses deux prédécesseurs qui s’inscrivaient dans une lignée Heavy Speed Mélodique. L’album commence par une intro « Secrets Of Forgotten Ages » définitivement inspirée des artistes classiques où les instruments et les chœurs se mêlent à la perfection pour annoncer la couleur, l’album sera définitivement symphonique. Mais loin des imitations du genre Epica et « The Phantom Agony », Luca Turilli sait ce qu’il fait. On voit tout de suite qu’il connaît très bien cet univers et sait jongler entre Metal et Classique. Le deuxième titre « Mother Nature » quant à lui nous révèle l’essence de l’album, la Nature qui est le concept central de l’album, ceci était annoncé dès le début, rien que par le titre de l’album « The Infinite Wonders Of Creation » ou même par certains titres de chansons comme « The Miracle Of Life ». On enchaîne alors avec un « Angels Of The Winter Dawn » très sympathique puis vient le titre « Altitudes » beaucoup plus symphonique, mettant clairement en valeur la voix de la demoiselle. Le cinquième morceau « The Miracle Of Life » quant à lui s’impose dès la première écoute comme un des tubes de l’album. Ce titre est un mélange de tout ce qui se trouve sur l’album. On y rencontre des sonorités modernes, métalliques et plus symphoniques ainsi que des voix masculines et féminines, le tout avec des cris de dauphins et une énergie folle. Le rythme retombe avec le titre « Silver Moon » qui fait beaucoup penser à Nightwish. Le concept Opera Metal se fait plus évident sur la fin de l’album avec des titres comme « Cosmic Revelation », « Pyramides And Stargates » et ses sonorité orientales. Le dernier morceau, « Mystic And Divine », réveille un peu l’auditeur en cette fin d’album moins pêchue avec son air de piano et le refrain repris avec énergie par les deux chanteurs du sexe opposé. L’album se termine par « The Infinite Wonders Of Creation », morceau sur lequel l’italien semble s’être fait plaisir en mélangeant énormément de styles musicaux différents, en jouant sur le rythme et les nuances. On aura même le droit au seul solo de guitare de l’album. On pourrait comparer cet album avec le « Elements Part 1 » de Stratovarius par la recherche d’une harmonie entre les instruments classique et le Metal ainsi que les références à Mère Nature. Le problème avec Luca Turilli c’est qu’on ne peut pas lui faire de reproche sur ses compositions à part lui dire qu’il en fait parfois trop. Mais comme nous rentrons dans une période de Coupe du Monde, je vous demanderai d’imaginer un match de l’Italie où les joueurs ne font pas la Comedia Dell’Arte. Tout ça pour dire qu’en définitive un album de Rhapsody ou de Luca Turilli sans une instrumentation chargée et des sentiments à tout va décevrait son public car c’est surtout pour ça qu’on l’aime. Cet Album plaira donc aux fans de Metal Symphonique mais décevra peut-être ceux qui appréciaient le côté Speed Metal de « King Of The Nordic Twilight ».


Tracklist :
1. Secrets Of Forgotten Ages
2. Mother Nature
3. Angels Of The Winter Dawn
4. Altitudes
5. The Miracle Of Life
6. Silver Moon
7. Cosmic Revelation
8. Pyramids And Stargates
9. Mystic And Divine
10. The Infinite Wonders Of Creation
 

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