Les acteurs de l'ombre

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Isole - Throne Of Void

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(Le Narthex) Un feeling monacal. Attention, pas du genre cistercien. Saint Pacôme, plutôt. Du genre cénobites, pas comme tout le monde. Tranquilles, quoi : on se réunit et on travaille lentement mais sûrement à la délivrance de son message. (La Nef) Le travail est à l’image de l’artisan : celle du moine à la patience infinie que son vœu de conversion de vie aura forgée. (La Croisée) L’analogie n’est pas anodine : la musique d’Isole contient une religiosité implicite, mais néanmoins perceptible. Et si la tempérance est de mise, elle n’implique nullement simplification ou facilité. (Le Chœur) La volonté divine a doté le frère Bryntse, chef de chœur de cette assemblée, d’un organe grave et cristallin à la fois. Un instrument magnifique au service d’une musique sombre e t épique, un véritable monolithe, une horloge apocalyptique, un compte à rebours qui s’arrêtera à l’infini + 1. (La Crypte) Cessons ce thuriférariat pour dénoncer les rares manquements au culte. Tout d’abord, cette pochette plutôt banale ne fait pas honneur à l’excellence de la musique. Les plus perspicaces se diront que l’habit ne fait pas le moine. Les mêmes auront noté que les précédentes réalisations, à la production certes plus primitive, présentaient des compositions plus variées et moins compactes, à la personnalité plus affirmée : et si la perte d’identité était un moyen d’atteindre le divin ? (Le Clocher) Résolument mystique, Isole devrait combler tout adepte du culte Doom, épique ou non.


Tracklist :
1. Autumn Leaves
2. Dreams
3. Green Demon
4. Throne Of Void
5. Insomnia
6. Bleak
7. Life ?
 
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