Pour le métalleux de base que je suis, l’Australie évoque essentiellement AC/DC, à la rigueur Rose Tattoo, et puis… Bah… C’est à peu près tout. C’est donc avec grande curiosité que j’ai accueilli ce Tourettes (ou plutôt Tourettes Syndrome pour des problèmes de droits (oui, c’est la mode…)) issu des antipodes.
La galette dans la platine, le premier titre démarre et je me demande si je suis pas en train d’écouter un nouvel album d’Otep (le «mimétisme» est plus que flagrant…). Puis j’ai l’impression bizarre que l’album devient progressivement un « hommage » à Marylin Manson. Mais non, je me trompe, c’est forcément un groupe de Power Neo Metal me crient les titres 8 et 9. Quoique… Le titre suivant est vraiment trop « Mansonien », c’est forcément un groupe de Goth / Indus. Bref, vous l’aurez
compris, le groupe semble constamment tiraillé entre ses influences Neo et Gothiques et ne réussit jamais à les amalgamer pour en faire quelque chose de cohérent. L’album saute donc constamment du coq à l’âne, l’illusion d’une unité ne pouvant être trouvée que dans le constant mid-tempo qui « englue » la quasi-totalité des titres, rendant finalement le disque redondant malgré son hétérogénéité.
C’est dommage car le jeu de guitare de Ashley Manning avec ses riffs puissants et ses intros inspirées méritaient des compos plus travaillées. Et la fougue de la sculpturale vocaliste Michele Madden ne suffit pas à insuffler la dynamique qui fait cruellement défaut à ce disque.
Les frères Young peuvent dormir tranquilles…
Tracklist :
1. Good morning
2. Nola
3. Fracture
4. Gear
5. Glad
6. R.F.S
7. Rail
8. Circus
9. Small ennemy
10. Longline
11. Novena






