Les acteurs de l'ombre

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Manowar - Gods of War Live

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Le monde est divisé en 2 catégories : ceux qui aiment Manowar (le groupe le plus puissant de l’univers connu et à connaître) et ceux qui n’aiment pas Manowar (le groupe le plus ridicule de la galaxie) et il y a peu de chances de changer de camp. Le microcosme de la première catégorie a, en vrac : son régime alimentaire (à base de houblon), sa ligne de haute couture (à base de patches), son panthéon (à base de … Manowar), et son signe d’appartenance religieuse (à base de poignets croisés en l’air). Au vu de ces conditions, la chronique d’un live de Manowar a finalement peu d’impact sur cet écosystème : la majorité silencieuse détestant cordialement le groupe ne la lira pas (ou alors juste pour rire) et les autres auront de toutes manières déjà acheté ce (double) disque. Autant essayer de vendre une bible à un témoin de Jéhovah. Pourtant l’enjeu est de taille pour nos beaux apollons aux muscles luisants, dont le dernier album studio a très largement déçu le public, y compris dans les rangs de leurs plus fidèles « warriors ». Le premier CD contient 14 classiques du groupe, tandis que le second reprend principalement les morceaux du dernier opus. Vous avez donc le choix entre un CD de titres qu’on connaît tous par cœur (« The Gods Made Heavy Metal », « Manowar », « Warriors of the World United », etc.) et un deuxième rempli des morceaux soporifiques de Gods of War, qui seraient probablement beaucoup plus intéressants avec le visuel (costumes, combats de chevaliers, ou que sais-je encore). N’oublions pas le solo de « basse » (piccolo, pour préciser), nécessaire à l’épanouissement de l’égo de Monsieur De Maio (mais pas du tout nécessaire à celui de vos conduits auditifs). Si l’intérêt d’une telle sortie est discutable, il est des choses qui le sont beaucoup moins. En effet, comme toujours chez les américains, un soin particulier a été porté à la production, et il faut bien avouer que les vieux titres passent toujours comme une lettre à la poste (avec un petit bémol sur certains passages vocaux). Mais une chose est sûre : on ne reprochera jamais à Manowar de manquer d’ambition.

 
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