Deinonychus signifie « griffe terrifiante » en latin, décidément les paléologues ont l’esprit fertile. C’est avec ce dinosaure, découvert en Chine, que la polémique sur la nature des dinosaures a commencé de façon solide. Certains avancèrent alors l’idée que ces reptiles avaient le sang chaud, comme les oiseaux… Cette théorie reste à prouver, en attendant rien ne la contredit. Voilà c’était l’instant culturel offert par les dentifrices Crétacé, parce que les dents sales crétacé !
On oublie plus souvent de dire que Deinonychus est aussi un presque-one-man-band de Dark Metal. C’est malheureux. La grande question demeure et demeurera toujours : qu’est le Dark Metal ? Au sujet de ce « Warfare Machines » nous pouvons le caractériser par une atmosphère opaque, âcre et pesante. De plus la matu
rité des compositions génère une satisfaction rare, on sent le travail pensé et mûri.
La production à la fois claire et puissante permet aux grosses guitares et à la voix gutturale de bien ressortirent. On entend tout intelligiblement, jusque dans les plus petites nuances. Ce son apparaît idéal. On s’en rend compte dès l’interminable introduction, qui fait un peu remplissage d’ailleurs.
Par contre nous reprocherons volontiers le flagrant manque de renouvellement. Si le précédent album vous reste inconnu écoutez directement ce « Warfare Machines. » Nous avons fait le tour.Tracklist :
1. Krematorium
2. Carpet Bombing
3. Manoeuvre East
4. NaPola
5. MG-34
6. False Flag
7. Nerve Agent
8. Morphium







