Les acteurs de l'ombre

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Ambryo - Dead End Street

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Formé au début du troisième millénaire, Ambryo (ou aMbryO pour faire plus joli), fort d’un premier album éponyme sortit en 2005 (autoproduit et bien accueilli par la critique), revient sur le devant de l’actualité metal nationale avec leur second opus « Dead End Street ». Notons que ce nouvel album a été mixé et masterisé au Split Second Sound Studio en Hollande par Jochem Jacobs, plus connu comme guitariste au sein de Textures. Mentionnons également le fait que l’album a été réalisé entre août et novembre 2006 mais qu’il n’est sortit que depuis octobre 2007, la faute à une signature de contrat tardif avec le label Great Dane Records en septembre 2007. Qu’importe, la bête est maintenant lâché, voyons ce qu’elle a dans les tripes ! Concrètement, Ambryo oriente sa cuisine vers une rec ette barbare que je prénommerais Neo Death Metalcore mélodique moderne. Alors oui, on retrouve dans « Dead End Street » à la fois du Neo, du Hardcore, du Death mélodique à la scandinave avec même des morceaux de Thrash, Ambryo arrive donc à concentrer tous ces styles dans une seule et même galette sans pour autant nous mener à l’indigestion. Au contraire, la production, très bonne, joue son rôle, le son est clair et puissant, chaque instrument trouve sa place adéquate. Personnellement, je ne discerne pas de morceau qui arrive à se détacher du lot. Dans l’ensemble ils sont tous assez bons, possédant une bonne patate, nous donnant une certaine envie de sauter partout. Les riffs sont bien saccadés et très efficaces (on retrouve le style Metalcore), le chant à la fois rauque et criard s’en sort bien, on apprécie les petits breaks mélodiques disséminés par ci par là, où Ambryo calme le jeu et nous laisse souffler un peu, le temps nécessaire pour nous de se préparer de nouveau à cette déferlante de guitares percutantes et rentre-dedans. Hormis la cover que je trouve passable, il n’y a pas grand-chose à reprocher à Ambryo niveau technicité ou composition. Toutefois, je ne suis séduit qu’à moitié par « Dead End Street ». Le skeud passe bien mais au bout d’un moment, on a envie de passer à autre chose. Je trouve l’ensemble assez linéaire en fin de compte, et ça reste un peu trop d’jeun’s, ce n’est pas de l’immaturité mais l’expérience n’est pas encore totalement acquise. C’est gentillet, bien foutu mais j’attends un peu plus d’âme, plus de profondeur dans les titres. Je ne suis peut être qu’un vieux rabat-joie jamais content, mais voilà quoi ! Ambryo a néanmoins toutes les cartes en main pour continuer dans sa lancée et qui sait, peut être que le prochain essaie sera cette fois-ci le nec plus ultra du genre. Pour l’instant, « Dead End Street » reste un bon album sans pour autant marqué les esprits. A voir par la suite…


Tracklist :
1. Belegen
2. Time To Separate
3. The Soothsayer
4. Passing By
5. Lightning Pass
6. My Shame In Silence
7. Salvation
8. Carpediem
9. Changing those Things
10. My Dead End Street
 

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