Le moins qu’on puisse dire, c’est que Memphis may fire a l’art de démarrer sur les chapeaux de roue, avec ce premier Ep éponyme mettant sur les rails de la reconnaissance une carrière certes encore naissante, mais qui devrait se lancer à pleine vitesse si ces jeunes texans arrivent à maintenir une cadence aussi effrénée que celle à laquelle ils mènent les cinq titres de ce vibrant effort inaugural.
C’est bien simple, en presque vingt minutes on a rarement le temps de reprendre son souffle à l’écoute de ces compositions furieusement effervescentes, et qui portent à ébullition un condensé bouillonnant où infusent pêle-mêles, émo, post hardcore, southern rock, metal, pop, punk, et que sais-je encore renvoyant à des formations telles que Every time I die, The used, Chiodos, Underoath ou enc
ore Taking back sunday, pour ne citer qu’elles.
Le mélange n’a rien d’étonnant mais se révèle pourtant détonnant. On saluera à ce titre l’efficacité redoutable de vocaux ultra-performants, et dont les différents nuances coincident harmonieusement avec l’extrême versatilité d’une musique d’un dynamisme que le quintet textan jugule néanmoins avec beaucoup de maîtrise. Reste à voir si Memphis may fire arrivera à se montrer aussi maître de la situation sur un effort longue durée, interrogation dont la qualité de cette première prestation ne peut nous faire attendre la réponse prochaine qu’avec impatience...
Tracklist :
1. Cowbell’s makin’ a comeback
2. Neutron camera vs. Smuggled nuclear bombs
3. Therapy caravan of the fair room
4. History of mercia
5. Conjunctions, conjunctions, everybody loves them







