Les acteurs de l'ombre

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Gobz – Metaphysique

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Un extraterrestre, certainement l’image même de ce que nos musiciens de ce jeunes groupes parisiens se considérent sur cette planète, avachi sur un canapé dans une piole digne de la mienne (Faites gaffe les mecs, je vais vous demander des droits à l’image) et de suite la vague neo punk surgit à nos yeux avant d’écouter ce premier maxi de Gobz.


Mais à l’écoute, c’est bien différent ! Après une intro fort sympathique et de très haut calibre, c’est un rock calme et engagé que nous délivre Gobz. Niveau chant, c’est très bon et Figaro O’Bedlam nous montre un joli brin de voix. Musicalement, rien à redire. On ressent un réel travail d’écriture, de composition, que ce soit dans chaque partie des morceaux comme dans la structure de chaque morceau. Le son de l’autoproduction est très pro, très soigné ! Le style n’est pas sans me faire rappeler Yves Jamait. Mais comme le groupe le fait remarquer lui-même sur le titre 5, « Personne n’est parfait » et n’est pas Yves Jamais qui veut !

Le reproche que je ferai à Gobz après l’écoute de « Metaphysique », c’est d’enfoncer à grand coup d’épaule des portes déjà largement ouvertes et de nous servir la même soupe que dans le restaurant d’en face ! Les textes sont d’un conventionnel rébarbatif, contrastant totalement avec la qualité de la musique, et l’on retrouve sans grand plaisir tous les thèmes chers à la musique pour post adolescents en manque affectif. Ici, on nous parle de politique (Voter Sarkozy, c’est mal ! Mais alors très très mal !) , de la société capitalistique où il fait bien chier de travailler (J’aime pas bosser, j’aime pas me lever, mais heureusement, je peux me bourrer la gueule tous les soirs), des questions existencielles sur l’homme dans l’univers, sur les gens, sur la vie (Mais qui suis, ou j’ère ?) On entendrait presque les Vielles Salopes, le côté drôle en moins !

Petite mention spéciale tout de même au dernier morceau du maxi, un morceau caché se situant sur la même piste que « Amor », ou tout du moins à la truie qui braille constament sur l’ensemble du morceau et qui fait la part belle à un chant totalement poivroté. Irrésistible ! Je sui sataniste, j’égorge des poulets, nos amis de Gobz,on peut le dire, ce feront des tas d’amis dans le milieu du black metal, si nos chers blackeux arrivent à avoir un poil d’humour (C’est pas gagné…).

 

Je vous laisse leur myspace : www.myspace.fr/gobzrock afin que vous puissiez encourager ce groupe qui ne manque à mon sens qu’un poil de maturité et de personnalité dans ses textes !

 

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