Les acteurs de l'ombre

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Flown, entretien avec Jack

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« Child in a box », le premier album de Flown est une vraie réussite. Ce groupe de région parisienne a du talent et un gros potentiel. Leur bassiste, Jack, a bien voulu répondre à quelques questions.

 

 

Tout D'abord bonjour et merci de répondre à mes quelques questions.
- Pouvez-vous présenter Flown aux personnes qui ne vous connaissent pas encore?

Bonjour à tous, je suis Jack, le bassiste de Flown. Ce groupe est né d’un duo que je forme avec Flo. Nous avons composé et enregistré notre premier album nommé « Child in a box ».

- Comment vous êtes vous rencontrés ?

Flo et moi sommes collègues depuis bientôt 4 ans. On s’est très vite branchés sur la musique, en suivant ce que chacun faisait ou écoutait de son côté. Et puis un beau jour de Mai, on s’est dit oui LOL !

- Vous n’êtes pas des inconnus de la scène française, Flo jouant dans Dornfall ou Chugga Chugga et Jack dans Lea-Khena. Comment conciliez-vous vos diverses formations ?


A vrai dire, FLOWN a été possible parce que nos différentes formations nous ont laissé plus de temps. Lea Khena et Chugga Chugga se sont éteints et c’est tout naturellement que Flo et moi avons décidés de partir sur quelque chose de neuf, quelque chose qui nous appartienne. On avait besoin de se lâcher.

- Quelle est l’origine du nom du groupe ? A-t-il une signification particulière ?

Le mot FLOWN représente exactement l’état d’esprit dans lequel nous avons abordé ce projet. Nous voulions voler de nos propres ailes, sans étiquettes, sans jugement.

- Vous semblez fortement influencés par la scène rock américaine type Nickelback ou Creed et le metal moderne genre Incubus. Pouvez-vous nous décrire votre musique avec vos propres mots ?

Flo et moi avons une discographie assez proche. Nous avons tous les deux succombés à la musique au début des années 90 avec l’émergence de nouveaux styles portés par RATM, Alice in Chains, Deftones… Nous avons aussi nos divergences, la ou je suis plus pop (Muse, U2, Starsailor), Flo est plus marqué par le néo métal (Korn, Linkin Park, Incubus). Le côté Rock US est lié principalement à des groupes comme Alter Bridge ou Foo Fighters que nous avons beaucoup écouté ces dernières années.
A travers « Child in a box », nous voulions retrouver la flamme qui nous a fait aimer la musique, faire ressortir nos racines musicales.

- Votre premier album « Child in a box », sorti le 15 Décembre 2009 chez Underclass records, est vraiment très bien reçu par les critiques. Comment vivez-vous cet accueil? Avez-vous des retours du public ?

L’album a été très bien reçu, tant au niveau critique qu’au niveau du public. Nous nous sommes vraiment enfermés dans cet album et les premiers avis ont été une belle surprise. Child in a box semble toucher des personnes aux goûts musicaux très différents.

- Quel est la thématique de l’album?

Child in a box est un concept. Nos textes sont assez sombres, ils retracent les difficultés d’un enfant à prendre sa place dans la vie, avec tous les obstacles que l’on rencontre dans nos sociétés, nos familles, nos éducations. Le message reste positif avant tout, c’est un combat du cœur !

- Où et comment trouvez vous l'inspiration pour vos chansons ?

A vrai dire, nous avons volontairement laissé la plupart des titres inachevés avant l’enregistrement de façon à laisser la place à l’imprévu et à la spontanéité. Le concept est réellement né au milieu de l’enregistrement de façon très naturelle. Je ne suis pas très bon psy, mais j’ai l’impression que le sujet des troubles d’enfance est arrivé parallèlement au fait que nous avions retrouvé le plaisir innocent de deux adolescents qui redécouvrent leur passion, la musique.

- Comment se déroule le processus de composition dans le groupe?

La composition est un régal avec Flo. Tout est facile et prolifique. Ses idées sont un moteur à ma créativité. J’ai très vite été à l’aise sur les morceaux qu’il avait déjà de côté, et la plupart des parties que nous avons composées ensemble ont été spontanées, à l’image de l’intro de notre album.

- Comment se sont passés pour vous les enregistrements ? Y a-t-il eu des difficultés particulières ?

La principale difficulté a été d’avancer sans avoir le moindre recul, car nous n’avons fait que suivre notre intuition. Dans un sens c’est peut être ce qui nous a permis d’éviter le doute et de perdre énormément de temps.

- L’album a été mixé par Randy Wallson au Sound Mistery Studio de Los Angeles. Pouvez-vous nous en dire plus à son sujet ? Pourquoi avoir fait le choix d’une production californienne ?

La production californienne est un peu un rêve de gamins. Tous nos albums favoris sortent de studios américains et je crois que nos chers amis ont un sens du spectacle  et du rock qui nous fait défaut ici en France. C’était aussi un moyen d’apporter le recul nécessaire à la finalisation de cet album. On peut facilement se perdre dans un mix, et je crois que nous pourrions encore y être si nous avions décidé de le faire nous même.
Flo et Randy sont rentrés en contact il y a bientôt deux ans via internet. Randy est ingé son et arrangeur à Los Angeles. Il est à l’origine de productions qui nous ont beaucoup plu et a déjà eu l’occasion de travailler avec certains de nos idoles tels les Deftones.

- Êtes-vous satisfaits du travail et surtout du résultat ?

Devant un tel CV nous n’avons pas hésité longtemps avant de lui demander son aide. Un premier morceau a servi de test. Après la première écoute, on lui a dit « Banco ! en voilà 14 autres !!»

- Comment s'est faite la rencontre avec Underclass Records? Qu'attendez-vous de leur travail?

Flo était en contrat chez Underclass avec le groupe Dornfall. Lorsque nous avons terminé l’album il était important pour nous de pouvoir le jauger auprès de professionnels de la musique. Leur retour a été au delà de nos espérances. La collaboration avec ce label est amicale et quasi quotidienne. Underclass est constitué de passionnés qui mettent beaucoup de cœur à l’ouvrage.

- Pensez-vous que l'artwork illustre bien la musique de l'album? Que représente-il? Qui l'a conçu?

L’artwork de l’album est signé Cameron Gray, un graphiste australien dont l’univers nous a plu à 800%. La pochette représente le personnage de « Child in a box »  en pleine méditation, portant son cœur et sa vie en devenir. Cette pochette porte le côté sombre de notre musique, et est teintée d’espérance.

- La formation est composée uniquement de deux musiciens. Comment envisagez-vous la restitution en concert ? Des musiciens de session live sont-ils déjà recrutés ?

Pour le live nous avons fait appel à deux amis, Alex et Loïs. Nous souhaitons vraiment restituer l’énergie de l’album avec ses nuances. Le baptême électrique est attendu, et nous souhaitons vraiment apporter un plus par rapport aux versions enregistrées…

- Vous avez récemment assurés un showcase acoustique le 1er Mars dernier au Katabar. Comment s’est passée la date ? Les retours du public sont-ils bons ?

Nous avons déjà fait plusieurs showcases acoustiques avec Flo. Cette formule semble plaire, d’autant que les morceaux s’y prêtent plutôt bien, même les plus métal.

- Avez-vous d’autres concerts de prévus ?


Nous nous concentrons avant tout sur le live électrique à présent. Le travail de groupe est assez conséquent sur 15 titres. Nous souhaitons être opérationnels d’ici 1 mois. Nous sommes d’ores et déjà programmés pour la fête de la musique à Mennecy (91), dans l’énorme Parc de Villeroy. L’équipe sur place est fabuleuse, et c’est un des plus gros rendez vous musicaux en Essonne.

- Y a-t-il un endroit où vous voudriez jouer particulièrement?

J’avoue avoir une préférence pour le Zenith lol. Plus sérieusement notre but premier est de faire vivre notre musique, quelque soit le lieu. Contactez nous et on viendra jouer dans votre salon ;)

- Avez-vous déjà commencé à réfléchir, voire composer pour un prochain album ?

Le deuxième album est quasiment composé. A première vue il devrait compter 11-12 titres. Le squelette de chaque morceau est plus ou moins défini à l’heure qu’il est.

- Comment voyez-vous le futur proche ou lointain de Flown?

Je crois que la route est bien tracée pour le moment, entre live et enregistrements, on a pas mal de boulot. On espère pouvoir concrétiser un clip et pourquoi pas dénicher une belle première partie dans l’année…

Pour finir, je vous remercie de consacrer aux acteurs de l’ombre et à moi-même un bout de votre temps et je vous laisse l’honneur du dernier mot…

J’aimerai surtout vous remercier vous, les acteurs de l’ombre, pour tout ce que vous faites dans la scène métal de ce pays. Merci de nous accorder une place dans votre paysage et de nous présenter à votre communauté. FLOWN est fier de pouvoir rencontrer des gens qui mettent du cœur à ce qu’ils font. MERCI, MERCI, MERCI !

 
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