Les acteurs de l'ombre

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Vulcain, entretien au Hellfest 2010

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Surnommés les Motörhead dans les années 80’s, Vulcain revient sur scène pour la première fois devant un grand public au Hellfest. Ils brûleront les planches du Trabendo, le 13 novembre prochain. Lors de notre entretien au festival, Daniel Puzio revient sur le virage de Vulcain à 180 degrés, dix ans après leur séparation, un « Rock’n’Roll secours » en quelque sorte !


- Comment s’est passé votre concert au Hellfest ?

Daniel Puzio (guitare et chant) : Personnellement, je n’ai pas dormi de la nuit. Pourtant j’en ai fait des concerts mais là j’avais vraiment une boule au ventre. Arrivés sur scène au niveau technique, le vent nous a un peu fait chier mais en faite on s’en foutait car dès notre montée c’était tellement chaleureux en face qu’on a très vite oubliés tout ces inconvénients. On a joué, on a pris du plaisir, on a donné du plaisir et c’était tout. Nous étions très contents du concert. Il y avait des pères de famille qui sont venus avec leurs gamins, c’était super de voir ça !

- Comment avez-vous décidé de reformer Vulcain ?

Daniel Puzio : Quand il y a eu la séparation il y a dix ans, j’ai été aussi con que les autres je dois l’avouer. Mon frère Vincent, lui avait des gros problèmes de santé qui l’ont obligé à arrêter de jouer de la musique pendant quelques années. Et c’est Vincent, lui-même qui m’a appelé en me disant « Ecoutes Daniel, si on le fait c’est maintenant sinon on ne le refera pas », je lui ai dit chiche et voilà, on est reparti comme ça !

- Vous n’aviez pas peur qu’après une séparation aussi longue le public soit parti ?

Daniel Puzio : J’ai eu un peu d’appréhension. Mais de mon côté j’avais Mr Jack. Partout où on jouait à chaque fois on me demandait «  quand est ce que vous reformez Vulcain ? ». Marc a eu les mêmes retours avec les trois, quatre groupes qu’il a eu entre temps. Donc on n’avait pas de doute quant à notre public, il était temps de le faire.

- Le Hellfest 2010, c’était le grand retour des « papas du métal » au sens large du terme. Que penses-tu de toutes ces reformations ou « grands retours » ?

Daniel Puzio : Ce n’est que du positif. Personnellement je ne le fais pas pour l’argent mais je ne sais pas si les plus grands groupes le font. Nous on le fait pour prendre du plaisir avant tout.

- Tu es un grand fan des Rolling Stones et eux aussi sont entrés dans le ‘business’ si je puis dire.

Daniel Puzio : Je suis un enfant des Rolling Stones. J’ai même une de mes filles qui s’appelle Angie. Je vois ce que tu veux dire mais moi j’irais toujours voir les Stones, même si je trouve que le côté ‘business’ qu’ils ont maintenant est un peu décevant. Mais ce sont des légendes du rock. Je suis sur que si Jimi Hendrix était encore là il ferait de même. 
A chaque fois que je vois les Rolling Stones, j’ai des frissons, des souvenirs qui reviennent, je redeviens un ado en faite.

- Les Stones ont aussi remastérisé la grande majorité de leur album. Comptez-vous faire de même avec les premiers albums de Vulcain « Rock’n’Roll Secours », « La dame de fer » ?

Daniel Puzio : Je n’aime pas la compression. C’est bien pour la voiture mais quand tu veux l’écouter chez toi à fond c’est autre chose. Techniquement, je préfère garder les albums tels qu’ils sont avec leur son d’origine, ça sonne beaucoup mieux.

- Vous étiez surnommés les Motörhead français dans les années 1980, Lemmy et ses acolytes sont aussi de la partie sur le Hellfest. Avez-vous eu l’occasion de le croiser ?

Daniel Puzio : Non, je ne l’ai pas encore vu et il va être difficile de l’approcher je pense. En plus, aucun de nous trois ne parle vraiment anglais alors ça va être compliqué ! (Rires).

- La dernière fois que vous avez vus Motörhead, c’était quand ?

Daniel Puzio : C’était je crois, juste avant notre séparation en 1999, on avait fait deux dates avec eux, à Colmar et à Ris Orangis. Lemmy joue moins longtemps qu’avant aujourd’hui mais il se tient bien. J’ai toujours était un grand fan, j’allais les voir déjà gamin à l’époque de « Bomber » et d’ « Overkill », de très bon souvenirs.

- Prévoyez-vous d’écrire un nouvel album ?

Daniel Puzio : Pour le moment non. On joue à Paris, le 13 novembre au Trabendo et on se concentre sur cette date. J’espère qu’on sera tout le temps sur les routes à la rentrée.

- Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Daniel Puzio : On espère vous voir nombreux à Paris et n’oubliez pas « Rock’n’Roll Secours » !

 

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