Les acteurs de l'ombre

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Red Night, entretien avec Drago, Weewee et Quevouille

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Red Night est un groupe de heavy mélodique parisien formé en 2006. Avec des influences de heavy metal classique, le groupe réussit à se différencier d'autres groupes par un clavier et une ambiance qui leur est propre lors de leurs concerts. C'est à l'approche de la date du 31 Juillet au Klub organisé par la Korporation en partenariat avec Les Acteurs De L'Ombre que nous avons pu nous entretenir avec Stéphane dit Drago, Antoine dit Weewee et Pierre dit Quevouille.

- Pourriez-vous revenir sur les débuts du groupe pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore ?

Stéphane : Le groupe existe depuis 5 ans, le projet est parti doucement et on a commencé à faire des concerts un an après. Et ce n’est vraiment que depuis 3ans que l'on tourne pas mal. L'idée vient des deux guitaristes et co-fondateurs. Ils sont vraiment à la base du projet, bien qu'il ne reste que Zar comme membre fondateur.

Antoine : Moi je connais pas j'étais pas là. Je sais juste que j'ai remplacé un des membres fondateurs au poste de guitariste.

- Depuis quand peut-on dire que votre line-up est fixe ?

Stéphane : Il existe un espèce de noyau dur de 3 membres, présents depuis plus de 3 ans, moi le dernier des trois d'ailleurs. Le plus dur à trouver à toujours été le batteur, mais on en a enfin trouvé un fiable. C’est toujours compliqué dans un groupe de trouver un line-up vraiment fixe, l’important est que l’esprit et l’atmosphère qui définit un groupe perdure malgré la valse des membres.

- Le travail de composition se fait comment au sein du groupe ?

Stéphane : C'est Zar qui compose majoritairement tout. Il est en tout cas à la base de chaque compos. Il nous fait parvenir les schémas et chacun travaille cela de son côté. Moi aux claviers par exemple. Puis en répète on met tout ça en place avec les modifications sur les compos de base. Une synthèse des différentes idées, en quelque sorte. C’est comme ça que les compos actuelles ont vu le jour. Maintenant on les fait pas mal évoluer avec le temps, après écoute, et au fil des répètes. La bière aide beaucoup aussi !

Antoine : Zar y compose tout. Après on fait notre petite touche sur nos parties. On peut rajouter nos idées et comme le disait Stéphane on travaille tout ça en répète.

Pierre : Zar il fait tout ! Moi je n'aimais pas les parties de batteries déjà existantes. du début à la fin, je réécris toute la batterie des compos afin qu'elles collent à ce que je veux leur faire dire et la musique, et que je puisse y développer tout mon jeu atypique et ma technique de jazz-fusion

- Des inspirations particulières pour le groupe ? D'autres groupes en tête par exemple ?

Stéphane : A la base c'est le heavy des années 80 donc... C'est du Black Sabbath, Metallica, Iron Maiden. Même pas de clavier à la base ! Mais le groupe s'est modernisé sur du mélodique avec le temps. On ne souhaite simplement pas être catalogué, simplement faire ce qui nous plait. De ce fait, on essaie vraiment d'avoir une identité qui nous est propre. Cette identité s’explique majoritairement par le fait que chacun des membres apporte sa touche et possède ses propres influences. De là, on peut dire que dans chaque compo existe une touche principale Heavy (Zar), mais aussi Prog (Damien) Black/Death (moi), Deathcore/Hardcore (Weewee) et Jazz (Pierre) !

- L'intégration des nouveaux membres s'est déroulé comment vu la longue période que vous avez eu avec votre ancien batteur et que votre ancien guitariste était un fondateur du groupe ?

Stéphane : Non ça a été. Ils sont motivés et tout, c'est nickel ! Puis ils ont une bonne descente alors tout va bien !

Pierre : Moi c'est Jessica qui m'avait déjà contacté auparavant et dont j'avais décliné l'offre, étant déjà dans un groupe de jazz. Puis Zar m'a recontacté, ce mec m'a bien fait marrer et j'ai accepté un rendez-vous avec Stéphane et Jessica. J'ai beaucoup accroché avec eux et un peu à la keith moon des who, j'y ai fonçé tête baissée et suis allé à la 1ère répêt sans rien connaître des morceaux! j'ai adoré improviser librement sur une grosse partie des compos ce jour là, et on a senti avec les gars que musicalement, ça collait nickel! Je suis vraiment fier de ce 1er contact "maison" et d'avoir pu commencer dans RN à ma manière.

Antoine : Moi j'ai prit très cher pour mon intégration ! Je me suis taguez la gueule le premier jour où je les ai rencontré ! Drago est témoin ! Sinon c'était niquel.

- L'ambiance au sein du groupe se déroule donc bien dans l'ensemble ?

Stéphane : Une bonne camaraderie comme tu le constate ! Les nouveaux membres s'entendent à merveille, donc c'est nickel. Après, il y a toujours nos divergences d'opinions sur la musique mais c'est propre à tout le monde.

- Vous êtes l'un des rares groupes parisiens à avoir un manager avant la sortie de leur premier album. Pourriez-vous nous expliquer comment avez-vous rencontré Jessica ? Et si vous avez eu des problèmes particuliers par rapport à elle ? Vu que des fois les femmes sont carrément considérées comme des clichés... à leurs détriments.

Stéphane : Carrément ouais ! Mais à la base c'est ma copine donc euh... Quand j'ai rejoins le groupe elle s'y est fatalement intéressée et peu de temps après elle a prit une place assez importante dans le groupe. Elle a commencé le plus naturellement au monde à nous aider en cherchant des dates, puis tout cela est devenu plus officiel quand on a vu son efficacité ! Les mauvaises langues diront que c’est une gonzesse, elle est bien foutue, alors il lui suffit de claquer des doigts pour obtenir des dates auprès de la gente masculine. Mais quand on se penche vraiment sur sa façon de travailler, le fait qu’elle soit vachement pro dans ce qu’elle fait efface cette image de merde qu’on peut lui coller. Et au sein du groupe y’a pas de problème vu que c’est ma gonzesse. Elle impose même le respect.

Antoine : Ouais, comme ça quand on se fait chier on la matte ! Nah je déconne. Elle fait un travaille monstre, qu'importe qu'elle soit une femme. Avant que j'arrive elle bossait déjà pas mal. Puis pour nous trouver une date en Suisse, ça prouve son niveau je pense.

Pierre : Avoir Jessica est un avantage je trouve, comme ça en cas d'embrouille elle sait où frapper. Mais j'ai fais de grosses soirées, dont une récente avec six potes et une nana, peu importe qu'elle soit une nana, tant qu'elle Rock's

- Vous allez prochainement enregistrer votre premier album. Avez-vous fait appel à un studio particulier ou un label pour le diffuser ? Comment voyez-vous cet album ?

Stéphane : Alors pour l'instant c'est encore en projet, nos finances ont mal. Mais on se fixe fin 2011. Il sera autoproduit. Pour ce qui est du studio d'enregistrement, on a la chance d’en avoir un la où on répète donc on va faire un essai, sinon on fait appel à un studio pro.

Pierre : Alors de mon point de vue c'est assez tangent. Débarquant depuis peu dans le groupe je rejoins une idéologie qui m'a l'air bien écrite, bien pensée. J'en découvre le bois et j'y ajoute ma pomme. En autre le fait que je trouve que notre bassiste Damien ressemble beaucoup à Jésus et que j'ai décrété que désormais notre shaman ça sera lui ! Si mon idée est adoptée, c'est de moi ! Non plus sérieusement je le vois surtout comme une concrétisation car il fallu du temps pour trouver le bon instrumentaliste pour tous les instruments. Moi je le vois un peu comme un Iron Maiden avec un clavier qui aère le tout. Niveau batterie, un peu jazz.

Stéphane : Son p’tit nom sera « The Unspeakable Mythology ». L’ensemble de l’idéologie autour de l’album a déjà été plus ou moins défini. Je ne peux pas en dire plus, mais l’album contiendra beaucoup de surprises pour ceux qui s’y pencheront suffisamment, au-delà même de ce que l’on pourrait penser.

- Concernant votre EP, vous avez eu des retours ?

Stéphane : On l'a que très peu diffusé donc pas vraiment. Puis on l'a enregistré dans des conditions un peu moyennes. On fait plus attention aux live-reports que le peu de chronique qu'on en a.

Antoine : On a beaucoup de chose à travailler dessus. Je suis très dubitatif sur celui-ci.

Pierre : Moi j'y étais pas donc je n'y prête pas attention. Je n'ai pas envie de recevoir les critiques sur un projet auquel je n'y étais pas.

Stéphane : Ton corps n’y étais pas, mais ton esprit était déjà présent. C’était ecrit !!... ou pas.

- Vous allez prochainement faire une date en Suisse, pourriez-vous m'en dire un peu plus ?

Stéphane : Cette date est fixée à la fin de l'année à Montreux. On fera la première partie de Van Canto. On est assez impatient faut dire. Premier concert à l'étranger tout de même ! On se donne pas de pression particulière, dans le sens ou chaque date, « importante » ou non, se doit d’être un minimum réussie. La seule certitude qu’on a, c’est qu’on va bander a mort.

Antoine : Personnellement je le faire avec une transfusion de Smecta ! C'est mon troisième concert à l'étranger donc je vais bien me chier dessus. Non sérieusement ça devrait être sympa.

Pierre : Moi j'ai pensé à deux choses quand j'ai appris ça. Soit la grosse supercherie, soit la grosse connerie. Puis quand j'ai appris que l'on jouait avec des Allemands en Suisse, j'ai trouvé ça génial. Je vois ça comme une excellente manière de progresser, bien dans les règles.

- Donc dans l'immédiat vous allez participer à la date du 31 Juillet au Klub en partenariat avec les Acteurs De L'Ombre avec Surtr, Fallen Joy et Polaris. Une appréhension particulière pour cette date ?

Stéphane : Merci à toi pour la date (sourire). Pour une fois qu'on a une date où l’on n’a pas besoin de faire de prévente… On est assez serein à l'approche du concert. Après, Fallen Joy on les connait déjà, on a joué 2-3 fois avec eux et on recroise de temps en temps quelques membres autour d’une bonne mousse, donc ça va être bien sympa. En ce-moment on est plus sur la composition et le travail, ça faisait un moment que l’on n’avait pas fait de concert. Ca va nous faire du bien et ça nous permettra de nous évaluer après cette pause, savoir si elle a été bénéfique ou non. Puis c'est notre première date au Klub, ça fait toujours plaisir !

- Que pensez-vous de la scène metal française actuellement ?

Stéphane : On a des grosses perles en France ! Gojira, L'Esprit Du Clan, Adagio, Anaal Nathrakh et j’en passe... On a rien à envier aux autres pays, mais on vraiment du mal à exporter notre art, ce qui est fort dommage. Il suffit de voir le peu de groupes français dans les gros festoches européens pour s’en rendre compte, alors qu’on pourrait se dire en voyant certains groupes étrangers représentés à ces occasions que putain, ils ont carrément leur place, quoi.

Antoine : Attend, je bois ma bière d'abord ! Pour la scène metal, il y a les anciens et les nouveaux qui font du core, du néo, etc.  Pour moi il y a plus de scène française. A part les gros groupes français comme Gojira et compagnie, on n’a pas de nouveaux venus qui percent vraiment au niveau national et relancent la scène du pays.

- Comment voyez-vous l'avenir de Red Night ?

Stéphane : J’ai horreur de ce genre de question ! (rire) On va déjà tout faire pour que ça dure le plus longtemps. Je sais pas si ça marchera, si on grandira, on verra, mais a la limite on s’en tape, tant qu'on s'éclatera on continuera, c'est tout. Pour le moment on est sur la scène régionale, après pourquoi pas passer sur la nationale, je sais pas vraiment et je m’en cogne. On bosse, et advienne que pourra.

Antoine : Moi j'en ai aucune idée. Il va falloir beaucoup de travail ! J'ai pas trop envie de me projeter plus loin.

Pierre : Soit comme un truc qui restera niveau garage et qui s'écroulera par l'énorme espoir que l'on peut mettre dedans. Soit un truc qui décollera et qui restera atypique comme les débuts d'Iron Maiden ou les débuts de Red Hot Chilli Pepers. Bien qu'on ne sera jamais aussi gros qu'eux ! Enfin un truc qui démarrera mais pas d'une manière normale.

- Je vous remercie tous les trois pour cette interview très marrante. Donc merci de la part Des Acteurs De L'Ombre, au plaisir de vous voir le 31 Juillet au Klub. Je vous laisse le mot de la fin.

Stéphane : LUNETTE !

Antoine : BITE !

Pierre : ROCKS !

 

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