Les acteurs de l'ombre

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Enslaved, entretien avec Grutle et Catto

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Le 29 septembre dernier, les norvégiens d’Enslaved débarquaient fraichement sur le nouveau monde dans le cadre de leur « Circling Above and Within North American Tour ». Djinnkaya a profité de leur escale à Montréal pour aborder en profondeur le sujet de leur longue carrière. Il est bien sur aussi abordé le point des deux récentes sorties "The sleeping Gods" et "Thorn". Grutle et Catto se sont prêtés au jeu et il en découle un riche et longue interview dès plus intéressant et remplit de bonne humeur.

- Salut Enslaved !

Grutle & Catto : Salut!

- Il y aurait beaucoup à dire sur vos vingt ans de carrière. Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous faire une petite rétrospective sur le groupe, son histoire et sur la façon dont tout a commencé?

Grutle : Au début des années 90/91, Ivar (guitare) et moi-même jouions dans le même groupe. Essentiellement du death métal façon Carcass, Autopsy, Death, etc.… Au bout d'un moment on a commencé à se lasser de la scène. Lorsque l'on a décidé de s'en éloigne, c'était en un sens une volonté anti commerciale. On en avait juste marre de ces groupes en basket et bermuda? « Fuck this! » ce n’était vraiment pas notre truc. Nous avons donc commencé un projet qui nous convenait mieux sur le plan musical. Nous voulions faire quelque chose d'unique plutôt que d'être un autre clone, au travers de ce qui nous semblait être une scène mourante.

- je sais qu'on doit vous le demander souvent, mais pouvez-vous nous parler de cette période où tout a commencé? La plupart des groupes de cette période étaient à leur origine composés de jeunes adolescents créatifs. Même si ce n'était pas vraiment reconnu à l'époque, il devait y avoir une certaine maturité dans la scène. Comment expliquez-vous que des musiciens si jeunes aient pu créer des morceaux qui sont devenus les classiques d'aujourd'hui? Comment était l'atmosphère dans cette scène au début des années 90 tant au niveau musical qu'au niveau social? Étiez-vous proches des autres membres de cette scène?

Grutle : Et bien comme je te l'ai dit la plupart des groupes jouaient du death metal. La plupart ont splitté au début des années 91/92, pour commencer à créer quelque chose de nouveau. Des groupes comme Enslaved, Immortal, Darkthrone, Emperor ou Mayhem ont changé leur style à ce moment. Nous faisions parties de ceux qui ont créé cette nouvelle scène. On a tout simplement jeté nos anciens morceaux pour commencer à écrire de nouvelles choses plus inspirées par plein de groupes différents, de Led Zeppelin à Bathory, en passant par Celtic Frost, avec une base de thrash metal allemand comme Sodom, Destruction, Kreator?

Catto : Il y avait beaucoup d'enthousiasme et d'ouverture d'esprit à l'époque. Fenriz (Darkthrone) l'explique très bien dans une interview TV : tout est parti d'un même point et s'est étendu dans diverses directions. C'était une période très créative

Grutle : On était tous dans le même mouvement mais tout le monde était très différent On ne sonnait pas comme Darkthrone, Emperor, et eux ne sonnaient pas comme nous, Immortal avait leur propre son, etc…
C'est intéressant de constater que 20 ans plus tard la plupart de ceux qui étaient présents à l'origine sont toujours là. La plupart des formations « plagia de style » ne sont apparues que plus tard dans les années 90, et sont mortes il y a une dizaine d'années. On est toujours là et c'est quelque chose dont je suis assez fière.

- Enslaved a été un des principaux protagonistes dans la création du viking metal à tendance black metal. Qu'est-ce qui vous a donné cette idée-là à l'époque, sachant que le black metal abordait surtout des thèmes comme le satanisme, le chaos et la dégradation? D'où vous est venue l'envie de mêler l'histoire de votre peuple à votre musique? C'était quelque chose de plutôt audacieux pour de jeunes Norvégiens à cette époque.

Grutle : En fait? (rire) à part Enslaved, tous les groupes de cette période jouaient ce qu'ils appelaient « black metal » et comme on n’avait aucun intérêt pour le satanisme et aucun intérêt pour une quelconque forme de monothéisme, on a appelé notre style du Viking metal presque par accident. Le but était surtout de se mettre à part autres groupes...

Catto : Surtout de se mettre une distance entre nous et la mouvance sataniste.

Grutle : On a vraiment choisi le nom vraiment sans trop y réfléchir?

Catto : et à peine annoncer c'était devenu notre étiquette.

Grutle : Je pense vraiment que ça a pris des proportions exagérées. On n’a pas vraiment de choses en communs avec un groupe de Viking metal. On ne sonne pas comme Turisas ou comme tous ces groupes qui se mettent de la fourrure, des casques en plastique ou des trucs du genre… On n’en a rien à foutre de tout ça. On a arrêté de s'appeler nous-mêmes viking métal au bout d'un mois ou quelque chose comme ça (rire). On est juste une bande de gars qui aiment tous les styles de métal extrême, on peut aimer n'importe quel type de musique tant que ça reste de la musique de qualité. On n'est pas enfermé dans un genre en particulier, on tient à rester ouvert d'esprit. Nos racines sont dans le métal extrême et nous sommes toujours un groupe de métal extrême, mais on est aussi inspiré par beaucoup d'autres styles de musique.

- Quelle est votre vision du black metal actuel? Que, pensez-vous l'évolution du genre en général? Je sais que c'est souvent une question difficile.

Grutle : (rire) ça serait une question très difficile si je savais quoi que ce soit sur le black métal d'aujourd'hui mais je dois avouer que je n'en ai aucune idée.

Catto : Les nouveaux trucs que j'ai entendus, pour la plus part c'est ennuyeux, copiages de copies de recopiage de copies encore recopiées....

Grutle : Je n'écoute pas vraiment ce qui sort à l'heure actuelle. Si je veux écouter du black metal, je mets « Blaze in the Northern Sky » ou « De Mysteriis Dom Satanas »

Catto : À chaque album c'est « déjà entendus, déjà entendus! » Quelque chose de nouveau s'il vous plait!

Grutle : Tu sais, on n'écoute pas une musique parce que c'est du black métal. Je pense que la plupart des groupes de black sont chiants à mourir. Il y a vraiment quelque chose à faire avec cette scène.

Catto : Il y a quelques groupes qui essayent d'être originaux, mais beaucoup trop ont une vision trop étroite des choses. Le côté"« drrrrrllll (il fait un bruit de blast beat) le black métal c'est ça! »Très peu de groupes osent sortir du moule.

Grutle : la musique doit évoluer Et trop de groupes passent à côté de ce qui fait tout l'intérêt de faire de la musique. Quel est l'intérêt de sortir le même album dix fois? On ne ferait jamais ça on veut évoluer aller plus loin.

Catto : « A Blaze in the Northern Sky » a déjà été fait. Quel est l’intérêt de faire la m même chose encore et encore?

Grutle : Il y a quelques bons groupes malgré tout juste un exemple : le groupe norvégien Taake. Ils jouent toujours du black old school mais avec une touche très musicale. Putain de bon groupe.

- Il y a beaucoup de manières différentes pour décrire votre musique. Je pense qu'on peut la qualifier d'expérimentale, chaque album a une approche et une atmosphère différentes. Comment la caractériseriez-vous, vous-même?

Grutle : définir notre musique? Hum… métal extrême avec de l'ouverture d'esprit peut-être… Nous n'avons pas de limites ou de restrictions. Si l'envie nous prend d'utiliser un tuba sur un morceau, on le fera si ça convient. On n’est pas effrayé par la critique ou par ce genre de chose.

Catto : On fait notre truc, sans se préoccuper de ce les autres peuvent en dire.

Grutle : on pourrait dire qu'on fait… du métal extrême courageux (rire). Je veux dire qu'on ne se préoccupe pas des étiquettes, on joue juste du métal extrême avec un certain sens du groove...

Catto : On essaye de faire des albums qu'on aurait nous-mêmes achetés. On est clairement un groupe de métal mais pour le reste… il y a tellement de sous-genres qu'on finit par s'y perdre. On laisse ça pour ceux qui aiment bien tout mettre dans des petites cases. Du genre « trop de temps derrière l'écran d'ordinateur, pas assez dans la salle de repet » (rire)

Grutle : notre principal objectif a toujours été de faire la musique qui nous plaisait le plus à un moment donné. Ça se résume uniquement à ça.

- Décrivez-nous dans quelle condition vous composez ? Qu'est-ce qui vous inspire et vous donne des idées ?

Grutle : Ca peut être vraiment tout et n'importe quoi. Certaines choses que l'on voit… on peut voir un film, lire un livre ou tout simplement voir quelque chose dans la rue… on marche dans la nature et on voit un aigle, un renard… ça peut être n'importe quoi. Il suffit d'une étincelle et le train de la pensée se met en route. Puis ensuite, ça demande à macérer comme un bon vin. Par exemple pour le morceau « Ethica Odini », j'ai commencé à avoir l'idée de départ en 93, mais je n'ai écrit les paroles qu'en 2009. J'y pensais depuis un moment. Et parfois, tu sens qu'une idée comme celle-là convient bien à un morceau.

- Pouvez-vous nous expliquer en détail le concept général de Enslaved et son approche autant sur le plan des paroles que de la musique? Il semble que même si la mythologie nordique reste un de vos thèmes principaux, vous l'exploriez maintenant de manière plus moderne et plus personnelle. Avez-vous un message à faire passer?

Grutle : Et bien le message serait probablement… essayer de ne pas voir la société sous un seul angle. Le reste du monde ainsi qu’une bonne partie de l’Asie ont été créés sur le principe strict du monothéisme, exigeant que l'on suive et que l'on obéisse à certaines règles, certaines lois, certains dieux ou dictateurs. L'idée ici serait plutôt… d'inciter les gens à se plonger dans leur propre héritage, d'essayer d'apprendre d'où ils viennent et qui ils sont.

Catto : Et s'élever en tant qu'esprit libre.

Grutle : Voilà exactement! On trouve énormément de bon sens dans beaucoup de mythologies qui ont pu être perdues pendant dans centaines voire des milliers d'années. Et beaucoup de ces choses sont transposables ou adaptables à nos sociétés modernes. La philosophie principale est souvent centrée sur une évolution individuelle plutôt que de suivre la même voie que tout le monde.

- Il y a quelques années, quelques changements ont eu lieu dans le line-up du groupe. Aujourd’hui les deux seuls membres originaux sont Ivar et toi-même (Grutle). Dans le même temps, votre style a lui aussi évolué. Pouvez-vous nous parler de l'implication de chacun des membres dans le groupe et de ce qu'ils ont apporté?

Grutle : En fait on est une belle bande de trous du cul (rire de Catto) et c'est donc compliqué de trouver de bons membres d'équipage (rire). Ice Dale a été le premier. Il a commencé en tant que guitariste de session après que nous ayons viré notre précédent guitariste qui abusait légèrement de diverses substances. Quelqu'un nous a recommandé Ice Dale. À l'époque il devait jouer dans trois douzaines de groupes différents! C'est un des meilleurs guitaristes de Norvège. Très pro et avec une bonne présence scénique. On a été flatté quand il a laissé tomber les autres groupes pour rejoindre Enslaved à plein temps. Pour ce qui est de la batterie… (Rire) On péchait déjà ensemble et on avait fait un pacte : ne pas jouer ensemble et ne pas aller dans le même lieu de repet.

Catto : tout ça pour un pacte

Grutle : Mais Ivar désespérait de ne pas trouver un batteur… il m'a demandé « tu ne pourrais pas demander à ton pote de pêche de venir jouer la batterie? Il est plutôt bon ». Je lui ai demandé, ci il voulait vraiment risquer de nous avoir moi et lui dans le même groupe « oui carrément! ça ne peut pas être si mauvais ». Donc j'ai demandé à Catto de venir essayer… la première fois ça a été une catastrophe (rire de Catto qui ajoute « comme toujours! »). On a réessayé et au bout d'un moment ça a très bien marché. Il a rejoint le groupe de façon permanente après le premier concert.

Catto : en 2003… il y a 8 ans et demi.

Grutle : Sur la même tournée, Herbrand (claviers) nous a rejoints. Il était membre de session depuis environ 7 mois et après le concert de Londres en janvier 2004…

Catto : « Herbant, veux-tu nous épouser? » et il a dit oui! (rire)

Grutle : « on des trous du cul amis, tu es un parfait crétin. Ça t'intéresse de nous rejoindre? » et il a répondu oui. (Rire). Nous sommes des individus très… très individuels, amis on forme une unité très forte. On se tient ensemble depuis presque 10 ans et c'est de loin le meilleur line-up qu'Enslaved n’a jamais eu.

Catto : et le plus stable… enfin pas mentalement (rire)

- Pour revenir à vos influences, quel genre de musique écoutez-vous au quotidien?


Catto : J'écoute de tout et n'importe quoi. La plupart du temps quand je conduis, j'allume la radio et je vois ce qui vient… pop, rock, de tout. Certains morceaux attirent mon attention, peu importe le genre, d'autres sont vraiment merdiques. Parfois il y a de nouveaux trucs sympas et parfois c'est vraiment insupportable. Dans ce cas-là je mets des albums des 70' ou des 80'… si on revient toujours à ça c'est probablement parce qu'on a grandi avec. On a tellement de souvenirs liés à ces albums… Kiss, Rainbow, Dio…

Grutle : Et après ça, Maiden, Metallica, Anthrax, certains groupes allemands… et puis Bathory, Celtic Frost… parfois certaines années m’incite a d'autre chose, on va chercher dans les 70' les 60', etc.

Catto : Il y a un genre de cycle dans le métal. On voit parfois des gars de 18, 19 ans qui jouent comme Destruction jouait au milieu des 80' et qui disent « désolé on est née 20 ans trop tard ». Ils sont nés après que « Infernal Overkill » soit sorti.

Grutle : Pour résumer on écoute de tout : jazz, pop, classique, musique de l'est, d'Asie...

Catto : Si tu veux te relaxer tu mets quelque chose de relaxant. Si tu es d'humeur tu peux mettre un truc plus brutal. Ça va de soi. Ce n'est pas comme si tous les albums que j'avais étaient des trucs avec des logos impossibles à lire, des pochettes en noir et blanc avec des mecs, avec des maquillages de panda. Tu vois ce que je veux dire. On est vraiment ouvert d'esprit tant que c'est de la bonne musique. Parfois ça peut être pas mal de ne rien écouter du tout, juste pour se reposer les oreilles.

- Quand on regarde votre discographie on voit que vous avez une productivité plutôt régulière. Comment organisez-vous ces productions, combien de temps cela vous prend-il?

Catto : Ivar fait quelques brouillons avec des rifts de guitare et des beats simplifiés. J'ajoute à ça mes propres idées; Ivar a aussi souvent des idées pour les claviers.

Grutle : Il a souvent des idées pour à peu près tout sauf les voix. Une fois la structure plus ou moins en place, on arrange les morceaux tous ensemble.

Catto : Il donne le squelette, et on ajoute la chaire et la peau.

Grutle : Ça nous prend en moyenne entre 6 mois et un an pour faire un album.

- Vous avez récemment sortit deux EP "The sleeping Gods" et "Thorn". Pourquoi deux EP au lieu d'un LP? Comptez-vous sortir un album prochainement?

Grutle : « Thorn » est quelque chose qu'on avait de prévu depuis des années. On avait déjà signé le contrat avec Soulseller Records pour la sortie d'un EP. On a simplement fini par trouver le temps de réaliser le projet l'été dernier en 2010. On est retourné dans le chalet de mes parents en forêt, on y a apporté tout le matériel, installé un petit studio portable.

Catto : On a fait ça en un weekend. Barbecue, bière, enregistrements de 4 morceaux, juste comme ça. Un peu comme une fête mais avec des enregistrements en fait.

Grutle : « Sleeping Gods » était une idée de Scion Magazine. De temps en temps ils sponsorisent un enregistrement de groupe de métal. Ils payent le studio, font la promotion, etc. Ca sort en téléchargement gratuit et il y a aussi quelques vinyles promo et quelques CD promo. On trouvait que le concept était intéressant.

Catto : Ci, il y a deux EP et non un album, c'est sans doute parce que tous ces morceaux ne représentent pas forcement la direction dans laquelle on va. C'était plus deux projets pour sortir un peu de la marque de fabrique Enslaved. Ça nous a permis une grande liberté pour expérimenter mais ça ne représente pas un changement de direction. Le prochain album sera plus dans la veine naturelle d’Enslaved, pur métal.

Grutle : Ça sera plus du Enslaved contemporain même si on n’a pas vraiment de direction (rire). Les EP étaient des expérimentations.

- Avez-vous en tête une nouvelle approche artistique, quelque chose de nouveau que vous voudriez explorer? Ou êtes-vous satisfait de votre son actuel et comptez-vous aller encore plus dans la même direction?

Grutle : On essaye toujours de faire évoluer et d'améliorer notre son. À tous les niveaux : musicalement, au niveau des paroles, des arrangements, etc.

Catto : Tu ne peux jamais te reposer sur tes acquis et dire « yeah, c'e,st bon on a trouvé la formule qui marche, maintenant on va se faire du fric! »

- Enslaved a une longue expérience du live et ce n'est d'ailleurs pas votre première tournée en Amérique du Nord. Aimez-vous y tourner? Pouvez-vous nous donner vos impressions sur la tournée, sur la scène en général et ses différences à travers le monde?

Catto : Ouai on aime bien tourner aux US et au Canada. Beaucoup même. On essaye de le faire, à chaque fois que c'est possible.

Grutle : C'est un bon endroit pour nous. Je pense qu'il y a plus de tournées maintenant qu'il y a 5 ou 10 ans. Et la scène metal a l'air vraiment populaire ici. En plus le « big four » vient d'ici… ce n'est peut-être pas aussi gros que durant les 80' mais c'est plus important que durant les 90' d'un point de vue commercial. Donc oui c'est vraiment quelque chose de bien.

Catto : On commence à voir un nouveau genre de public. Sans cheveux longs, avec des lunettes… pas vraiment le public metal typique du début/milieu des 90'.

Grutle : tu crois que ça nous manque ?

Catto : Non pas vraiment! (rire) on ouvre nos horizons, on touche un plus large public et c'est une bonne chose.

Grutle : Tant que c'est pour la musique, ça m'est égal à quoi ils ressemblent.

Catto : Ils peuvent avoir 4 têtes et 7 jambes, je m'en fous tant qu'ils aiment ce qu'on fait!

- Quels sont vos projets futurs? Avez-vous d'autres projets que Enslaved? Pouvez-vous nous en parler et nous expliquer comment vous organisez tout ça?

Catto : Hummm… (Réfléchi) Ivar a quelques autres projets ici et là mais rien n’affecte le fonctionnement de Enslaved. Des projets futurs? On va sortir un album l'année prochaine, on va faire quelques festivals ainsi qu'un concert anniversaire pour les 20 ans du groupe Bergen vers la fin Novembre On va faire deux festivals en Espagne et au Portugal fin Décembre Si tout se passe bien on devrait aller en Afrique du Sud et une tournée européenne début 2012. Et durant le printemps on se concentrera sur le prochain album. Ça nous fait au moins une demi-année de perspectives futures.

- Merci pour l'interview! Je vous laisse le mot de la fin si vous avez quelque chose à dire aux lecteurs du webzine Les Acteurs de l'Ombre et aux auditeurs de mon émission de radio Culture Metal Extrême sur Wolfhound métal radio.org.

Catto : Portez-vous bien, gardez l'esprit ouvert, continuez à profiter de la vie!

Grutle : Continuez à écouter de la musique que vous appréciez. Pour les groupes : n'ayez pas peur d'être original quoique les gens vous diront Personne ne va vous tuer si vous essayez quelque chose que vous n'êtes pas supposé faire.

 

Interview par Djinnkaya The Weathertimelord.
Avec l'aide de Zlh Anh pour la retranscription et la traduction.

 

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