Ils sont toujours là, les furieux d’Orange Goblin, débordants d’une énergie toujours plus créatrice et déterminée après 16 ans d’existence et 7 albums. Les londoniens ne changent pas d’un iota, droits dans leurs bottes, et continuent de nous abreuver d’un bon vieux stoner metal des familles. Leurs lettres de noblesse, ils les ont gagnées à force de morceaux flamboyants et remuants présentés aux quatre coins du monde devant des publics nombreux (Dynamo, Hellfest, Download,…) et dans des salles prestigieuses comme tête d’affiche (CBGB’s,…).
Pour bâtir une telle qualité de composition sur presque 2 décennies, Orange Goblin s’est nourri du meilleur du rock et du metal anglais avec comme pères spirituels, dans le désordre, Mötorhead, Led Zep, Deep Purple, Black Sabbath, et même Pink Floyd ! Que du très lourd, et ce n’est pas les surestimer que d’affirmer que l’aura de ces grands groupes anglais s’invite dans chacune des pistes écrites par Orange Goblin.Leur dernier opus, « A eulogy for the damned » nous le montre une fois encore, dans ce climax musical distillé par nos quatre tatoués. A titre de comparaison, le style et le son d’Orange Goblin cohabiteraient assez bien avec ceux de Fu Manchu, voire de QOTSA à un degré moindre. Ce qui les distingue toutefois de leurs congénères consiste en une approche bien plus mélodique du stoner avec une sonorité 70’s encore plus marquée. Orange Goblin assume parfaitement l’objet de leurs ambitions pour nous offrir une galette inventive et brillante au sein de laquelle ils maîtrisent superbement les différentes émotions et atmosphères vers lesquelles ils nous entraînent. Sous l’apparence de compos stoner aux sonorités souvent similaires, on tombe à chaque fois sur des pépites aux allures et aux formes distinctes avec des goûts prononcés de heavy, de blues,…Des œufs Kinder, le diabète en moins, en somme.
En dépit de cette diversité, « A eulogy for the damned » démarre très fort avec des titres bien heavy pour nous rappeler qu’ils ne font pas du hard FM : prenez bien du plaisir avec « Red tide rising » dont l’intro ressemble à la basse de Lemmy sur « Ace of spades », puis essayez « Acid trial », vous y reviendrez...Faisons un saut dans le temps (du disque seulement, voire) pour appréciez « The bishops wolf », une bombe bluesy explosive gratifiée de parties jouées à l’orgue sur le refrain. Toujours dans un registre blues, le dernier titre éponyme de l’album est un condensé de ce que Orange Goblin sait faire de mieux : une première partie digne de Pink Floyd pour passer sur des parties bluesy à souhait nous rappelant Led Zep et agrémentée de quelques saupoudrages prog ici et là.
Le code génétique ne ment jamais : Orange Goblin est un groupe anglais. Vous voulez d’autres preuves ? Elles sont toutes sur le disque. Alors, une seule chose à faire : écouter, et vite !
Tracklisting :
1 – Red Tide Rising
2 – Stand for Something
3 – Acid Trial
4 – The Filthy & The Few
5 – Save Me from Myself
6 – The Fog
7 – Return to Mars
8 – Death of Aquarius
9 – The Bishops Wolf
10 – A Eulogy for the Damned
Label : Candlelight records
Date de sortie : 13/02/2012







