Les acteurs de l'ombre

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Kissin’ Dynamite, entretien avec Jim Müller

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Jeans slims usées et santiags, tignasses des années 80’s à faire pâlir Bonnie Tyler. Le look des Kissin’ Dynamite nous renvoie direct à la grande époque du glam bon et malgré eux car ces nouveaux petits minets de la musique ont à peine vingt ans ! Pourtant, c’est bien de leur troisième album « Money, Sex & Power » sorti sur AFM record (s’il vous plaît) dont ils font la promo. Ils n’ont pas l’âge de boire une bière aux Etats Unis mais ils parlent déjà de leur nouvel opus comme celui de la maturité. Entretien avec le guitariste Jim Müller.


- Vous avez à peine vingt ans .Avez-vous des problèmes de crédibilité face aux autres groupes ou bien au management ?

Jim Müller : Définitivement avec les autres groupes. Il y en a pas mal qui se moquent de nous en demandant qui a laissé monter ces gamins sur scène. Mais généralement après le show, ils la ferment et viennent nous complimenter.

- Pensez-vous que votre association avec le parrain du métal allemand Udo Dirkscheineder pour l’album Addicted to Metal vous a permis d’obtenir plus de respect ?


Jim Müller : Je crois surtout qu’il nous a été de très bons conseils, c’est notre grand vizir, un gars en or qui nous a tout appris sur le monde du métal.

- « Sex, Money and Power » est déjà votre troisième album sorti sur AFM Records. Est-ce que tout cela ne va pas trop vite pour vous ?

Jim Müller : Pour notre premier album « Sweet of Swambia » en 2008, nous avions entre 15 et 16 ans et nous avions déjà des compositions d’avance. Nous les avons gardés bien au chaud, nous avons acquis pas mal d’expériences en quatre ans en particulier en festivals où nous nous sommes retrouvés dans des situations cocasses. A un festival de bikers où nous nous produisions, la police a débarqué en demandant à ce que tous les mineurs aient quittés les lieux avant minuit. On a dû les esquiver avec la complicité de nos parents venus nous chaperonner.

- C’est par ailleurs qui vous ont initiés au rock’n’roll.  Mais quel est l’album qui t’a donné envie d’en jouer ?


Jim Müller : Il n’y en a pas un mais deux. « Appetite for Destruction » des Guns et « Dr Feelgood » de Mötley Crüe. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune chanson à jeter dans ces albums.

- En parlant de Mötley Crüe, votre nouveau look est quand même quasi similaire. Comment fais-tu pour avoir les mêmes cheveux que Nikki Sixxx ?


Jim Müller : Là,  mes cheveux datent déjà d’hier mais une bonne dose de laque pour crêper et une poudre magique et ça peut tenir tout seul pendant des jours !

- Pourquoi avoir changé de look ?

Jim Müller : Je crois que c’est parce que nous avons gagné en maturité et nous avons aussi plus confiance en nous. Quand nous avions quinze ans, nous ne savions pas très bien qui nous étions. On avait le cul coincé entre deux chaises, on se cherchait trop dans nos origines métal. Mais aujourd’hui, nous savons qui nous sommes et ce que nous voulons faire. Jouer du rock’n’roll comme AC/DC tout en sonnant comme Judas Priest avec la fureur de Mötley Crüe. C’était difficile de concilier tout les métals en nous mais nous y sommes parvenus.

- Avec le background métal de l’Allemagne, était-il plus facile de se faire un nom dans votre pays ?

Jim Müller : Non, je crois que c’est difficile partout. Il y a tellement de groupes. Après, il est vrai que nous avons plus d’émissions tv et radio, de concerts qu’en France par exemple. Mais c’est aussi un handicap car on peut facilement passer inaperçu dans la masse.

- Alors pour votre promo. Êtes vous plutôt des tweetos  ou des facebookers ?

Jim Müller : Plutôt Facebook, nous y sommes scotchés plusieurs heures par jour. C’est génial pour rester en contact en tournée avec sa famille, ses amis et ses fans. Mais aussi pour promouvoir, nos dates, nos clips et nos news. Je crois que l’une des spécificités de Kissin’Dynamite c’est son vidéo blog. Nous réalisons des mini courts métrages entre le téléshopping et le talk show de Wayne’s World (Rires). Allez jeter un œil sur notre page Facebook !

- L’artwork de « Sex, Money and Power » rend hommage à la période de la prohibition non ?

Jim Müller : Quand nous avons réalisé le clip éponyme nous voulions recréer une atmosphère mafieuse comme au temps d’Al Capone. Nous nous sommes refaits tous les vieux films  de gangsters. Nous avons justes mixé ces deux types de vies épiques : un bandit et une rock star.

- Qui est la jolie dame en noir dans votre dernière vidéo de « I Will Be King » ?

Jim Müller : C’est une domina russe, une maîtresse SM professionnelle. J’aurais aimé beaucoup plus avec elle…(Rires) Au-delà de l’aspect sexy, c’est un titre assez personnel. Il parle d’un gars totalement psycho qui veut devenir roi. Dans un sens nous sommes aussi des psychopathes de la musique (Rires) et nous essayons d’avoir une place de calife mais il ne faut pas que nous tombions dans l’arrogance. Nous devons garder les pieds sur terre mais nous espérons quand même décrocher un titre !

- Ca doit être plus facile avec les filles maintenant quand même non ?

Jim Müller : oh oui, depuis que nous avons commencés à nous faire connaître, c’est fou le nombre de nanas que nous rencontrons  !

- Et les prochains concerts alors ? Une date en France peut être ?

Jim Müller : Nous serons en tournée en Allemagne jusqu’à la fin Mai. Puis nous allons enchaîner avec les festivals en Italie et la République Tchèque. En Automne, nous sommes encore en pour parler pour supporter un grand groupe en première partie pour une tournée européenne. Encore une nouvelle aventure !

- Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Jim Müller : Achetez notre album, faites passer le message, rejoignez nous sur Facebook et parlez de nous pour que l’on puisse venir au Hellfest ! Ca serait une tuerie, c’est un de mes rêves de jouer sur la Mainstage !

 
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