C'est en ce weekend de veille du 8 mai que nos amis lyonnais de Base Productions nous proposèrent un concert de taille. Les anglais de Paradise Lost jouent en tête d'affiche des finlandais Swallow the sun. Même si un écart d'âge de presque 10 ans les sépare, les deux groupes opèrent dans le même style musical.
C'est vers 20h30 que Swallow the sun foulent les planches du Transclub, car, malgré la notoriété et le talent de la tête d'affiche, c'est la petite salle du Transbordeur qui a la dure tâche de proposer une soirée doom au public peu nombreux. Le groupe évolue dans un style où la lenteur et la mélancolie se mêlent à une ambiance tamisée et à une saturation sonore, car, quoi qu'il advienne et quoi qu'on en pense, le transclub n'est vraiment pas fait pour ce genre de musique. Le groupe jouera pendant un peu plus d'une heure, ce qui fatiguera une bonne partie du public, malgré l'engouement et l'énergie des musiciens. C'est à 21h30 qu'ils quittèrent la scène et laissèrent leur place à Paradise Lost.
Lorsque le groupe arrive sur scène, on sent déjà que l'ambiance sera plombée. Le chanteur n'a vraisemblablement pas l'air ravi d'être ici - et ça se sent dans sa façon de parler au public- ce qui n'est pas le cas de ses musiciens qui eux prennent un réel plaisir à partager leur énergie. On aurait pu attendre mieux pour un retour après 3 ans d'absence. Mais la qualité du son et la basse trop présente aura peut être eu raison de leur enthousiasme. Pour la set-list, les anglais nous ont servi quelques morceaux cultes - Forever Failure, Soul Courageous, Pity de Sadness ou encore As I die - mélangés à leur nouvel album Tragic Idol. Si je devais encore reprocher quelque chose au combo britannique - qui pour moi est impardonnable quand on est un groupe aussi important - ce serait le chant de Nick Holmes, qui était plus que faux. Mais malgré tout ces mauvais points le groupe proposa un rappel - One second, Fear of impering Hell, Faith devides us - Death unites us ou encore Say just words - qui enjoua le public.
Cette soirée n'était pas placée sous le signe de la qualité, mais on ne peut pas blâmé les groupes car leur condition de travail n'était pas des plus agréable.







