Les acteurs de l'ombre

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Malemort, entretien avec le groupe

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Malemort a partagé l'affiche avec Denver, Towards End Rapture, Inside Project et Dreamcatcher à Paris à l’occasion de la première date des Estivales metal du Klub le dimanche 8 Juillet 2012. Le groupe joue un métal libre, puissant, aux sources du heavy, du hard-rock et du thrash. Nous avons profitez de leur passage au Klub afin d'en savoir un peu plus.



- Tout d’abord, bonjour et merci de répondre à mes quelques questions. Pouvez-vous revenir brièvement sur les débuts du groupe ?

Salut à toi, Vicomte ! C’est un plaisir de pouvoir dialoguer entre passionnés de musique. Mes acolytes étant occupés à siroter des mojitos en feuilletant Rockhard, je me permettrai de te répondre en leur nom (je suis Xavier, chanteur du groupe).  Tout d’abord, merci de nous avoir programmés au Klub pour une date vraiment agréable. Il faut que je te confesse un horrible secret : si Malemort existe sous forme de trio depuis deux ans, le line-up présenté aux estivales n’a effectué que quelques répétitions avant le baptême du feu. Mais pour être complètement honnêtes, les récents trentenaires que nous sommes ont déjà de la bouteille (hum ! expression bien choisie pour certains) ; et puis l’urgence et l’adrénaline qu’elle produit ne font-elles pas partie du rock’n’roll, pour peu qu’on sache garder la tête froide ?

- Quelle est l’origine du nom du groupe ? A-t-il une signification particulière ?

Nous attachons une grande importance au nom du groupe, Malemort. En effet, nous avons fait le choix peu évident de la langue française concernant les textes ; ce nom le suggère, tout en étant identifiable par le monde anglo-saxon. Nous le trouvons beau et triste. En ancien français, il signifie « la mauvaise mort ».
La langue française est celle de nos racines, elle nous permet la sincérité et l’authenticité, même si elle est plus exigeante et plus difficile à manier. De nombreux groupe d’europe du nord, folk metal ou extrêmes, commencent à faire ce choix de la langue natale, qui nous paraît ferment de diversité, de préservation des cultures, face à une mondialisation qui uniformise. Le metal est par essence rebelle face aux conventions .

- Pouvez-vous décrire votre musique avec vos propres mots ?

Nous jouons un alliage de heavy metal, de thrash, de hard-rock, parfois teinté de classic rock. On nous dit souvent que s’y mêle une énergie punk.

- Quelles sont vos sources d’inspiration, ces groupes qui vous ont motivé à la création de Malemort ?

Indéniablement, Metallica, Iron Maiden, Guns ‘n’roses, Judas Priest. Ces légendes, déjà auréolées d’une longue carrière lorsque nous étions adolescents, continuent de convertir des générations de jeunes fans, parce qu’ils ont créé des chansons intemporelles, qui leur survivront. Peu importe si certains grincheux trouvent cela trop mainstream.

- Comment se passe le travail de composition dans le groupe ?


Euh…A vrai dire, je me charge de tout cela, pendant que mes compères se la coulent douce !!!!!!!

- Quelles sont les thématiques abordées dans les textes ? Pouvez-vous nous en dire plus sur les paroles ?

Enfer, rites diaboliques, Valhalla, tourments éternels et mycoses aux pieds sont nos sujets de prédilection !
Non, en réalité, les émotions de la vie d’un homme, les voyages, les impressions fugitives ou les grandes colères nous intéressent davantage.

- Qui se charge de l’écriture des lyrics ?

Aïe, c’est encore moi ! D’ailleurs, tant que les syllabes sonnent correctement et que je ne parle pas de leurs relations extra-conjugales, les gars du groupe se foutent pas mal de ce que je peux raconter !

- Pouvez-vous dire trois qualificatifs qui symboliseraient le mieux la personnalité de Malemort ?

Sincère, sanguin et utopique.

- Comment voyez-vous l’avenir proche et/ou lointain du groupe ?

Peut-être dans 40 ans jouerons nous du rythm’n’blues vicieux, bien à l’aise dans nos jolies chaises roulantes, pour faire flipper les jolies aides-soignantes !

- Vous avez partagé l’affiche avec Denver, Dreamcatcher, Inside Project et Towards end Raptureà l’occasion de la première date des Estivales metal du Klub le dimanche 8 juillet 2012. Comment avez-vous appréhendé cette date ? Quels souvenirs en garderez-vous ?

Comment ne pas parler de la gentillesse de Marie, organisatrice « Actrice de l’Ombre »de la soirée, de l’attitude amicale des groupes , mais aussi de l’ouverture d’esprit et de la sympathie d’un public plus habitué au black metal, pour lequel nous étions la « minute-pop » de la soirée ?  Nous sommes de la même famille, au-delà des chapelles et cela s’est senti jusqu’après le concert.

- Que pensez-vous de la scène Heavy Metal actuelle ?Pouvez-vous citer des groupes que vous jugez dignes d’intérêt ?

Cet avis n’engage que moi, mais je suis triste pour cette scène qui m’a fait entrer dans le plus vaste monde du metal. Je la trouve paralysée par le démon de l’imitation, parfois gentiment appelé « revival ». Mêmes voix, mêmes gimmicks, mêmes compositions, mêmes pochettes… Cela me paraît mortifère pour le heavy : comme si Maiden s’était acharné à sonner comme  Sabbath.

- Mieux encore, avez-vous eu récemment un coup de cœur musical ?

Mastodon ne cesse de confirmer son statut de…mastodonte. Quant à Gojira, c’est le panthéon !D’ailleurs, ces deux groupes réunissent au-delà des sous-genres. Dans un registre classic rock, Rival Sons est une claque, notamment scénique.

- Appréciez-vous un autre courant métallique ?

Nous avons été sensibles au début de la vague Göteborg, qui semblait justement une  symbiose nouvelle du heavy et du death. A titre personnel, j’ai aimé la diversité du metal de la deuxième moitié des 90’, d’ Orphaned Land à Angra.

- Pour finir, je vous remercie de consacrer aux acteurs de l’ombre et à moi-même un bout de votre temps et je vous laisse l’honneur du dernier mot…


Merci à tous les acteurs de l’ombre, aux passionnés qui contribuent à faire vivre cette scène underground. J’espère que tu prendras plaisir à écouter notre album, « French Romances », qui paraîtra en septembre. Nous y avons mis le cœur et les tripes.
« See you on tour !», comme dirait mon guitariste solo, originaire de Boston…non, de Bourgogne !

 
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