Les acteurs de l'ombre

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Europe (Joey Tempest & Ian Haugland)

Envoyer Imprimer PDF
Premièrement, pourriez vous présenter votre dernier album à nos lecteurs ?
Joey : Notre dernier album ,« Secret Society » est un album très percutant, probablement le meilleur que nous ayons jamais sorti. Nous avons évolué dans l’écriture des paroles et de la musique. Beaucoup de choses sont arrivées à notre entourage et nous avons essayé d’y retranscrire ce qu’il se passait autour de nous. C’est un album qui parle d’amour, de mort, de musique et de spiritualité.
Ian : d’une grande puissance.
Joey : Oui


Justement, pourquoi beaucoup de vos paroles parlent de sentiments, d’amour… ?
Joey : Eh bien, quelques unes en parlent oui mais nous n’en écrivons pas tant que ça. Sur cet album par exemple, il y a cette chanson intitulée «A Mother’s Son » que nous avons écrite après avoir appris un certain nombre de mauvaises nouvelles. En fait, le père de Mic est mort et… (en regardant Ian) ta mère aussi est morte ces dernières années, vivant avec mes parents pendant l’enregistrement j’ai beaucoup réfléchi à la mortalité… Mais je ne sais pas si il y a tant de paroles parlant d’amour sur « Secret Society », c’est plus une réflexion sur ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, par exemple les attentats à Londres et le 11 Septembre. Cela parle aussi de trouver la foi, de trouver quelqu’un en qui avoir confiance que cela soit de la famille ou des proches… mais je pense que cette recherche est continue.

Pourquoi avoir choisi le titre “Secret Society”?
Joey : C’est venu tout seul dans une conversation avec un autre artiste. C’est le sentiment que chaque musicien ou fan de musique a un objectif secret, une « Secret Society » que tu ne dois jamais abandonner. Cela te pousse de l’intérieur et cela te fait avancer… mais c’est quelque chose d’imperceptible.

Comment vous est venu la chanson « Let The Children Play » ?
Joey (à Ian) : Comment est elle venue ?
Ian : Je ne sais pas la chanson est arrivée en entier telle quelle.
Joey : Oui d’un coup en entier (rires) Non… Je pense que… C’était un riff venant de Mic non ?
Ian : Oui c’est ça !
Joey : Oui ! Donc Mic, notre claviériste, m’a envoyé un CD alors que j’étais en train d’écrire dans mon studio à Londres et l’idée m’a beaucoup plu. J’ai commencé à travaillé dessus puis me sont venues les paroles « let the children play » et un ami m’a présenté ces jeunes garçons qui chantent et qui ont donné en fait le titre à une chanson spirituelle et très particulière. C’est une de mes préférées, nous la jouons en live… un très bon titre.


Quand vous vous êtes reformés, vous avez du, en quelque sorte refaire vos preuves. Est-ce que vous pensez que cet album confirme qu’Europe est un groupe sur lequel on peut encore compter?
Joey (à Ian) : Qu’en penses tu ?
Ian : Je pense que le précédent album, « Start From The Dark » était un nouveau départ. Nous avons essayé un son plus brut mais… je pense que « Secret Society » contient de meilleurs chansons et de meilleures paroles. C’est comme si nous avions combiné le son d’aujourd’hui avec les mélodies des années 80. Donc évidemment vous pouvez encore compter sur Europe.
Joey : Quand nous nous sommes reformés, nous avons décidé de faire quelque chose de moderne et nouveau qui trouve sa place aujourd’hui. Quand nous sommes sur scène nous jouons toujours quelques uns de nos tubes et nous aimons ça, avec le public c’est génial. Mais en studio nous essayons de créer quelque chose d’autre afin de surprendre nos auditeurs. Donc ils attendront le prochain album en se disant « Qu’est-ce qu’ils vont faire cette fois-ci ? ». Sur « Secret Society » il y a des choses que nous n’avions jamais fait auparavant. Les titres sont vraiment différents : par exemple le dernier, « Devil Sings the Blues » et son superbe solo de guitare à la fin, John l’a fait en une prise, c’est époustouflant, ou encore « Let the Children Play » que tu as mentionné qui est très différent également. Il y a quelques surprises sur « Secret Society »… Même pour nous.


En avez vous raz le bol que beaucoup de gens ne vous voient que comme le groupe qui a joué « The Final Countdown »?
Ian: C’est dur de ne pas l’être… Cela a été un énorme tube international. Donc bien sûr les gens nous connectent à « The Final Countdown ». Mais en même temps cela nous laisse les portes ouvertes afin que les gens disent « Europe revient avec un nouvel album, allons voir ce que ça donne ». De toutes manières je pense que ceux qui écoutent Europe pour une seule chanson nous ont quitté il y a longtemps. Les gens qui sont ici aujourd’hui sont les vrais fans.
Joey : Effectivement, les vrais fans sont ici. Ils aiment « The Final Countdown » mais ils aiment aussi « Seven Doors Hotel », « Let The Children Play” ou encore “Start From the Dark” ou “Got to Have Faith” titres du précédent album. “The Final Countdown” est génial à jouer en live, elle a été écrite pour la scène et pour le public. C’est une partie de nous, mais comme je l’ai dit, quand nous sommes en studio nous cherchons autre chose.


Est-ce que vous regrettez quelque chose de cette période?
Joey : Seulement les épaulettes! (rires) … Non mais non avons eu de très bons moments. Imagine, on avait à peine vingt ans et on voyageait à travers le monde entier en vendant des millions et des millions d’albums, nous nous sommes vraiment amusés. Mais nous sommes revenus maintenant là où nous en étions avant « The Final Countdown ». Il ne faut pas oublier que nous avons sorti deux albums avant ,alors que nous n’étions encore qu’un groupe de rock progressif. Nous sommes revenus à ce niveau et c’est agréable. Être aussi célèbre relevait plus du cirque. Cela…
Ian : … T”éloigne tellement de la musique. Il faut traiter sans arrêt avec les médias cela prend beaucoup de temps et d’énergie que tu ne passes pas à faire du bon Rock.
Joey : Et à approfondir la connaissance de ton instrument.
Ian : Je pense que nous préférons avoir plus les pieds sur Terre.
Joey : Nous sommes un groupe de Rock… qui tourne et fait des albums. On a vraiment de la chance de pouvoir le faire, on a sorti des albums dans le monde entier, on peut tourner et venir à Paris où beaucoup de personnes seront là pour nous voir. C’est tout simplement génial. Nous n’étions pas censés venir à Paris, mais le groupe et moi avons dit « Attends deux secondes, je ne vois pas Paris sur la liste », nous avons appelé notre manager qui nous a répondu « eh bien allons-y ». Nous sommes donc de retour et c’est fantastique pour nous.


Qu’est-ce que vous pensez de Paris, de la France?
Joey : Oh ! nous sommes venus si souvent à Paris dans les années 80 et en privé aussi. La Provence est un endroit magnifique, il y a tellement de choses, J’adore le vin, le vin rouge… ici, même la bière est bonne (rires) et j’aime la cuisine française.
Ian : L’atmosphère ici est chargée d’histoire, il y a plein de monuments magnifiques. Je pense qu’en tant que touriste il faut au moins deux semaines pour voir les beaux endroit de Paris. Malheureusement, je n’ai jamais eu le temps. Et toi ?
Joey : Je suis venu très souvent mais jamais si longtemps, ou peut être deux semaines il y a longtemps. Malheureusement nous ne jouons pas à Lyon cette fois-ci, j’aime cette ville, il y a de vrais fans de Rock là-bas, peut-être la prochaine fois. Nous sommes également en train de regarder quels festivals nous pourrions faire cet été. En tous cas aujourd’hui nous sommes de retour à Paris et nous sommes très heureux d’être là.


Tu as déclaré qu’il y avait trois places difficiles à conquérir, musicalement parlant, qui sont les Etats-Unis, l’Angleterre et la France. Peux tu nous en dire plus ?
Joey : Oui effectivement il y a trois pays : la France, le Royaume-Uni et les USA. On revient juste d’Angleterre et c’est la première que nous y avons de bonnes chroniques. « Secret Society » a obtenu 4 sur 5 dans beaucoup de magazines musicaux. Quand je les ai lues j’ai vite envoyé un email aux autres disant « regardez, des bonnes chroniques ! ». Je vis à London donc pour moi c’est vraiment cool. Finalement ils commencent à penser que nous ne sommes pas qu’un groupe des années 80. Et je pense que c’est peut-être ce qui est en train de se passer ici aussi. Nous avons joué ici il y a deux ans et il devait y avoir peut-être cinq, six ou sept cents personnes et ce soir nous attendons mille ou mille cinq cent personnes. Notre public s’agrandit à Paris et c’est vraiment fantastique.

Savez-vous que ce soir le ticket coûte 40 euros, ne pensez-vous pas que c’est trop cher?
Joey : Cela arrive parfois. Malheureusement on ne peut pas le contrôler, il y a trop de gens dans la chaîne. En tant qu’artistes on adorerait que le prix soit plus bas. Mais je me souviens que c’était la même chose la dernière fois. Les prix semblent un peu plus élevés que dans les autres grandes villes. Il faudra qu’on voit ça.

Pouvez vous citer la chanson qui décrit le mieux votre vie?
Joey : Une chanson? Une des nôtres ou n’importe laquelle?

N’importe laquelle
Joey : oula…n’importe laquelle… Ian : Peut-être “Travelin’ band” de Creed (rires). Joey : Ou « Life On Mars » de David Bowie (rires).

Pour conclure, quel est le sens de la vie?
Joey : Le sens de la vie est d’être dans un groupe de Rock qui tourne. Nous avons beaucoup de chance car nous avions tous les cinq le même rêve, quand on était jeunes on allait aux mêmes concerts, aux mêmes soirées et nous sommes toujours ensemble, comme une famille. Donc… voilà le sens de la vie. Commence un groupe de Rock ! On s’en fout de l’âge que t’as, que tu aies cinq ou cinquante ans, ou même… quatre-vingt neuf !... Joue dans un groupe de Rock et tourne !

 

Voir les autres articles de cet auteur

Bannière

Recherche

Twitter Image
Facebook Image



Partenariat

Petites annonces du forum