Les acteurs de l'ombre

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Chroniques

Sahg - Memento Mori

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Beaucoup viennent de cette magnifique ville qu'est Bergen. Jugez en plutôt : Immortal, Abbath, Gorgoroth, Borknagar, Aeternus, Taake, Hades Almighty, Obtained Enslavement, Enslaved, Malignant Eternal...
La scène black metal y est donc très importante. Toutefois, ici il n'est nullement question de métal noir.
Sahg nous vient de la deuxième plus grande ville norvégienne et joue un doom/stoner très heavy metal dans l'esprit. Il a débuté en 2004 et a sorti quatre albums. Les riffs s'avèrent être bien sombres et les mélodies bien heavy : voilà pour la présentation sommaire on va dire.
L'excellent "Delusions Of Grandeur" était paru en octobre 2013. Trois années après en septembre de l'année dernier "Memento Mori" sortait une nouvelle fois chez Indie Recordings.
A l'origine Sahg c'était Olav Iversen, Thomas Tofthagen, Kvitrafn et King.

Aujourd'hui seul encore en poste Olav possède un très bon groupe. Son heavy toujours aussi proche de Black Sabbath a gagné en maturité. Progressif dans l'âme le nouveau répertoire ne saura vous laisser de marbre. Le doom et le sludge se conjuguent tellement bien au présent. «Take me to the grave» nous est livré comme un morceau très vivant et subtil en même temps. Le combo tente de vendre un rêve stoner agrémenté de référence au psychédélisme. Ce disque se déroule de façon naturelle avec quelques clins d'oeil au passé (LP I, II, III). Cela encourage tout bonnement leurs anciens fans à les suivre sur ses nouvelles pistes. Toutefois, les norvégiens savent maintenir une certaine distance avec le rétroviseur. C'est typé plus brutal que leur précédent opus «Delusions of grandeur». «Devilspeed» porte bien son nom. Il retranscrit une certaine urgence. La base stoner se trouve renforcé sur «Memento Mori». Les tempi sont bien marqués
Les riffs ont cette touche heavy pachydermique et cela reste leur marque de fabrique. «Travelers of space and light» et «(Praise the) Electric Sun» sont deux bombes tout simplement.

En définitive ce nouvel album est un témoignage en termes de très bon stoner crû 2016. Les compositions apportent toutes quelque chose à la construction de ce nouveau monument. On peut presque parler. de chef d'oeuvre. Le collectif doit donc bien saisir l'opportunité que représente ce nouvel album car la pression monte petit à petit pour assurer la promotion de l'album. Carburer aux concerts pourrait être une éventualité pour eux.

Trackslist
Black Unicorn
Devilspeed
Take it to the grave
Silence the machines
Sanctimony
(Praise the) electric sun
Travellers of space and light
Blood of oceans

Label : Indie recordings

 

El Caco - 7

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Engagés ? Le mot est faible. El Caco aurait pû être littéralement traqué par ses fans car quatre longues années se sont écoulées depuis la sortie de leur sixième opus intitulé "Hatred Love And Diagrams". Le septième missile est paru le 15 janvier 2016 sur le label norvégien Indie Recordings et il va faire taire toutes les critiques éventuelles sur leur dévouement et leur qualité de composition bien présente actuellement. Pour rappel, le combo oeuvre dans un stoner metal de bon aloi depuis 1998.
Le trio nous vient de Lillestrom. Son tout premier LP remonte à 2001 et constituait pour l'époque une belle démonstration en terme de stoner accrocheur.

 

Ce septième CD simplement intitulé "7" propose un stoner metal unique. Son énergie brute est palpable tout du long des huit pistes. Le premier single "Ambivalent" est une pépite. Le riff principal fait mouche dès le départ, la basse se veut saccadée et les vocaux entraînants. La production est carrée et pertinente. "The Silver Light" s'avère très efficace et possède un côté rock'n'roll très plaisant.
Le titre d'ouverture "Curious" est bien représentatif du style des norvégiens. Il est à noter une surprise à savoir un morceau instrumental de trois minutes trente intitulé "In Space All Huge Beasts Just Seem Tiny". Il fait office ici d'OVNI mais s'avère bien rafraichissant.
La force majeure de cet opus réside bien souvent dans ses refrains ultra percutants. Cette nouvelle galette ne bouleversera peut-être pas la donne stratégique du stoner metal mais elle a le grand mérite d'apporter un engagement et une force et de ce fait accélère le retour des norvégiens sur le devant de la scène. Le groupe aborde cette année ces dix-neuf années d'activités au compteur dans une position de très grande solidité.
Ce nouvel LP devrait à n'en point douter entraîner de belles performances scéniques à venir. La véritable réussite se situe au niveau de l'inspiration. Chaque piste va droit au but. Le trio n'a pas comparativement avec leurs précédents albums changé de nature ni d'intensité. Une bien belle prestation qui découle d'un combo respectueux envers son public et son répertoire. Il est souvent impératif pour la carrière d'un groupe de suivre une ligne directrice et pour cela El Caco s'y tient complètement. Il s'y engage à la mettre en place même s'il existe quelques petites faiblesses sur cet LP comme "Reach Out". Et c'est bien tout car on approche de l'excellent.

 

En définitive, El Caco pourra compter sur le soutien de ses fans pour cette nouvelle livraison. Cette septième aventure est un bon crû en faveur d'un stoner flagrant et réjouissant. "7" réaffirme tout le bien que je pensais du groupe auparavant et parvient même à se distinguer très légèrement de ce qu'il a produit avant celui-ci.

TRACKSLIST :

Curious

Sickness

Ambivalent

Reach Out

The Silver Light

In Limbo

In Space All Huge Beasts Just Seem Tiny

Those Possessed

 

Label : Indie Recordings
 

Vredehammer - Violator

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Il est peu fréquent de tomber sur des groupes qui débutent avec un style
aussi personnel. Ca demeure tout de même insolite. Vredehammer débute en
2009. Per Valla le créateur du combo quitta ses anciens groupes Elite et
Allfader et décida de lancer Vredehammer comme un projet solo. Début 2013 l'entité est
devenu un vrai groupe avec un line up concret. Fort de trois EP sortis
intitulés respectivement "4 September", "Pans Skygge" et "Mintaka". Un
premier album voit le jour en 2013 et se nomme "Vinteroffer". Trois
années plus tard le 23 mars 2016 leur second album intitulé «Violator» débarque sur le label norvégien Indie Recordings, le label de Kampfar,1349, Godseed, Red Harvest et Hacride entre autres.
Per Valla était tout dernièrement guitariste pour Abbath pour la petite
histoire

La fusée Vredehammer était déjà bien lancée depuis la sortie de
leur premier album, mais l'ampleur de leur reconnaissance naissante se
concrétise actuellement avec «Violator», le deuxième album qui est
une belle surprise.
Le combo arrive en tête des meilleures sorties black moderne de cette
année 2016 pour ma part. Nul doute que ce second opus va susciter un
forte adhésion de la part de leurs fans et en conquérir de nouveaux. Il devance très nettement en qualité et en termes d'inspiration le premier CD même s'il s'avère en être très proche musicalement parlant.
Il en résulte à la première écoute d'une plus grande simplification de
sa musique, cette dernière se veut plus directe en somme.
La puissance est le maitre mot de cette galette, elle est enclenchée
dès le départ avec le morceau d'ouverture intitulé «Like the fucking
sky». Le collectif assume très bien ce mélange de black metal mélodique
à la scandinave conjugué à un Metal plus moderne lorgnant du côté
de Lamb Of God. Le groupe continue cette mixture tout du long du LP. Les
vocaux évoquent en vérité ceux de Randy Blythe des américains
cités au dessus. «Ursus» engendrera un mouvement de grande sympathie de la
part des fans d'Amon Amarth car c'est crédible au niveau de leurs inspirations et concrètement cela passe très bien. Les mélodies représentent le boomerang du style black metal, celui qui vous revient en  pleine face sans crier gare.
Avec pour simples moteurs l'envie est de se placer sur l'échiquier du
metal norvégien avec honneur et la nécessité de tenir cette ligne
directrice qui est la sienne. Elle lui est propre et personnelle. Solide sur son
assise rythmique et porté sur les blast beats ils n'oublient pas d'ajouter un cote pagan sur "Blodhevn".
Le blast espéré parvient aisément son tour de force : ne jamais relâcher le rythme de croisière. La vague m'a transporté tout particulièrement sur «Spawn tyrant» aux accents bien thrash. Une bonne pincée de death est à noter de plus sur cette piste. Il en résulte
de ce titre une vraie dynamique. Ca martèle a tout va. Stamos Koliousis s'est chargé de la production. La précision et la puissance se retrouvent sur «Cyclone». Les accélérations en font un album foudroyant et rapide comme un éclair. Vous allez être écrasés par ce nouveau poids lourd du black metal mélodique de la Norvège du Nord
et en ressortir convaincus. Le groove reste un point important. Les alternances entre partiesblastées et mid-tempi sont vraiment bien construites. Le travail au niveau des guitares est tout simplement bluffant.

Le nouveau défi pour nos hommes du Nordland sera de sortir un troisième album décisif.
Etes vous prêts pour un nouveau voyage au coeur du "Violator" ? Ce dernier agit comme une drogue ni plus ni moins.
>>
>> Tracklist :
>> Light the fucking sky
>> Spawn tyrant
>> Violator
>> Deadfall
>> Ursus
>> Cyclone
>> Blodhevn

 

Alice in Neverland - L'Ile aux Trésors

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L'un des aspects que j'aime dans le fait de faire des chroniques d'albums, c'est d'avoir un suivi des groupes, des projets au fil du temps. Or, je suis ravie de retrouver le projet de Vincent Fauche : "Alice in Neverland". Il y a cinq ans environ, j'avais chroniqué le premier album... souvenez-vous, faites une petite recherche sur notre site par le biais de notre moteur...j'avais été agréablement surprise par le côté délicat, sombre et mystérieux de cette musique... et aussi son aspect incontestablement narratif. Vincent s'occupe donc des guitares de la voix et de la programmation, cependant comme sur le précédent opus, il est entouré d'autres musiciens, dont Laura Nicogossian que nous retrouvons, elle était déjà sur le précédent album... elle est au piano et claviers. Et notons la présence de Céline Mace et Mathieu Tamisier, pour des voix sur certains titres...
Ce nouvel opus va-t-il lui aussi nous offrir une balade onirique ? Suivons la carte en direction de cette Ile aux trésors et voyons cela.

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Elastik - Opak

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EP 6 titres

 

Elastik est un projet solo français, mené par Thomas Prigent, qui se définit par un style electro/dark-ambient. Je le découvre seulement récemment, mais il a déjà une discographie remontant à 2009, avec des albums de 10 titres, des EP et un vinyle… je pense que j’aurai la curiosité de me pencher sur ces précédents travaux, car celui que j’écoute présentement, un EP de 6 titres, m’intrigue et me plaît. Parcourons-le un peu ensemble, afin que je tâche de vous donner, à votre tour, l’envie d’explorer l’univers ambient et étrange d’Elastik…

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Onirism - Cosmic dream

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OnirismDécidé à poursuivre son cheminement artistique en parallèle des voies tracées par Hentgarm, Kerifern voire Belenos, les combos qu’il fréquente, Vrath s‘est mis en tête de créer sa propre mouture tout seul dans son coin. L’hyperactif du black tricolore n’a, vraisemblablement, pas eu pour ambition de s’éloigner de son style de production, mais quitte à aller seul faire un tour dans la forêt, autant se mettre à l’épreuve. La valeur ajoutée d’Onirism, aventure débutée en 2014, réside dans les vertus du symphonic black metal, genre plutôt casse-gueule, mais rien ne peut faire peur à un type originaire de Nantes.

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